Etats généraux de la recherche, seconde édition

Après une première rencontre en 2012. ACIDUL a décidé d’organiser

une seconde édition des États généraux de la recherche, le 24 avril 2015 à l’UNIL

Les constats que nous dressions il y a plus de deux ans se sont aggravés, et la nécessité d’une réponse coordonnée se fait toujours plus urgente. Une liste de revendications tirée de la première rencontre, ainsi que les institutions auprès desquelles il faudra les porter, y seront discutés.

Vous recevrez bientôt des informations complémentaires, mais les personnes intéressées peuvent déjà réserver la date. Les discussions auront lieu pendant toute la journée.

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> > > lien vers vers les revendications qui ont fait suite aux derniers Etats généraux

Taxation des subsides FNS

Un arrêt du Tribunal fédéral daté du 26 mai 2014 a donné raison au Service des contributions du canton de Neuchâtel, lequel souhaitait taxer le subside FNS alloué à un chercheur débutant pour un séjour à l’étranger. L’argument décisif a été «l’absence de gratuité» des subsides délivrés par le FNS. Comme l’arrêt du Tribunal fédéral se fonde à la fois sur des lois fédérales et sur le règlement des subsides du FNS, il pourrait par analogie s’appliquer à d’autres cantons. Certains procèdent d’ailleurs déjà de la sorte, ce qui a poussé le FNS à verser ses subsides par tranches annuelles à partir du 1er janvier 2015. Rappelons que les subsides du FNS sont également exonérés des cotisations sociales, notamment à l’assurance-chômage et au 2e pilier (caisses de retraite).

> > > Lien vers l’arrêt du Tribunal fédéral

Un Vade-mecum de l’assistanat d’enseignement à l’Institut des sciences sociales

Depuis la dernière Assemblée Générale de l’Institut des Sciences Sociales (ISS) de la Faculté des Sciences Sociales et Politiques (SSP), fin octobre 2014, les assistant·e·s de l’ISS ont pris connaissance du nouvel outil mis à leur disposition leur permettant de mieux connaître leurs conditions de travail au sein de l’institution.

En effet, après de longues années de « coction » et grâce à l’initiative des assistant·e·s organisé·e·s au sein du CASSIS (Corps des Assistant·e·s de l’ISS) depuis septembre 2011, ce Vade-Mecum compte 24 points concernant 1) les conditions de recrutement ; 2) le cahier des charges ; 3) les conditions de travail ; 4) la diffusion de celui-ci.

Ce document clarifie nos conditions de travail au moment même où il y a eu des changements importants au sein de l’ISS. Du fait de la mutualisation des enseignements, les assistant·e·s ne sont plus « rattaché·e·s » à leurs directeurs ou directrices de thèse mais bien à la direction de l’institut.

Voté et approuvé par le Conseil de l’ISS en février 2014, le Vade-Mecum a longuement été discuté et négocié au sein du Bureau de l’ISS, et nous avons aujourd’hui ce document de compromis entre toutes les instances de l’institut, un pas en avant très important dans la clarification des conditions de travail des assistant·e·s. On y trouve, entre autres, la possibilité d’un semestre allégé en tâches administratives et d’enseignement durant les 5 ans (1+2+2) de contrat d’assistanat et la mention sur les entretiens « comment ça va ? », initiative également ancienne du Cassis. Ces entretiens se déroulent au début de la 2e année et de la 4e année de contrat avec des membres de l’ISS, pour vérifier la conformité des activités réelles avec le cahier des charges et pouvoir identifier et résoudre les éventuelles difficultés rencontrées. La question du certificat de travail et de la progressivité des charges d’enseignement durant les 5 ans d’engagement y figurent aussi.

Ce document sera donné systématiquement lors de chaque nouvel engagement par la direction de l’ISS, et le Cassis s‘est également engagé à en faire la diffusion. ACIDUL célèbre sa mise en place après ces longues années de préparation. Nous considérons que des outils tel ce Vade-Mecum peuvent être très utiles pour tous les membres de la communauté universitaire, et spécialement face à des situations d’abus de pouvoir tout particulièrement comme, par exemple, le harcèlement psychologique qui se développe notamment dans des environnements où les normes ne sont pas claires.

Nous pensons que ce projet constitue un exemple de bonne pratique qui pourrait être répété dans d’autres instituts afin de stimuler la réflexion collective sur les conditions de travail des assistant·e·s.

Une nouvelle tête pour l’UNIL 

En août 2016, une nouvelle rectrice ou un nouveau recteur prendra ses fonctions. Un événement aux conséquences potentiellement importantes pour les doctorant.e.s et le corps intermédiaire. La Commission qui s’occupe de sa nomination a reçu ACIDUL.

En novembre dernier, l’actuel Recteur Dominique Arlettaz a annoncé au Conseil de l’UNIL (CU) qu’il ne se représenterait pas pour un troisième mandat. En fonction depuis le mois de septembre 2006, son poste devrait être remis au concours ce mois-ci. Les cinq membres de la « Commission de nomination du recteur » ont rapidement été élus par le CU. Présidée par Boris Vejdovsky (MER Lettres), font également partie de la Commission Laura Bernardi (Prof. SSP), Isabelle Décosterd (Prof. FBM), Alessandro Villa (Prof. HEC) et Thierry Schiffmann (étudiant Lettres). Leurs travaux se finaliseront au plus tard début juin pour permettre le vote du CU lors de la séance du 11 juin 2015.

Devant la Commission de la future rectrice ou du futur recteur, ACIDUL a recommandé un.e candidat.e aux valeurs humaines, et a formulé une préférence pour une candidate, en signe de changement et de dynamisme. Durant une heure, trois axes imbriqués les uns aux autres ont été développés : les conditions de travail, la politique universitaire et la recherche scientifique.

Le dossier très sensible du harcèlement et du mobbing au travail devra être pris au sérieux par la ou le candidat.e. L’université est un environnement où le harcèlement et le mobbing peuvent facilement s’installer. Mais ce n’est pas une fatalité. En tant qu’employeur responsable, l’UNIL devrait informer et sensibiliser ses employé.e.s à ces questions.

Un cadre de travail satisfaisant s’accompagne aussi de contrats de travail de longue durée. ACIDUL persiste dans sa demande de réduction des contrats de travail de courte durée, ou encore, souhaite stopper la prolifération abusive des chargé.e.s de cours. Pour ce faire, la ou le candidat.e doit être capable d’un regard critique sur les sources de financement de la recherche scientifique, ACIDUL poussant à toujours plus de financements pérennes.

Les enjeux liés à la recherche scientifique sont actuellement nombreux. La future rectrice ou le futur recteur devra être particulièrement intéressé.e à la recherche scientifique notamment au sort de la relève académique. L’université doit respecter la diversité des pratiques de la recherche, et s’assurer que la multiplicité des sources et des durées de financement n’affecte pas le bon déroulement et l’accomplissement de thèses de doctorat de qualité. La ou le candidat.e doit défendre les intérêts de la recherche à l’université et, donc, avoir un point de vue clair sur le premier travail de recherche d’envergure situé à l’articulation de la fin des études et de l’entrée dans monde du travail. Les rankings et autres classements internationaux ne doivent pas remplacer les valeurs de l’université.

Les dossiers clivants tels que l’ouverture de l’UNIL ou le nombre d’étudiant.e.s doivent absolument être abordés avec les candidat.e.s lors de leur audition. La culture démocratique et participative de l’UNIL, chère à ACIDUL, exige que la ou le candidat.e, par son parcours académique, soit à même de la cultiver. ACIDUL s’oppose à toute entrave à la liberté d’expression et d’information, et souhaite une meilleure représentation de tous les corps dans les instances décisionnelles de l’université.

La procédure de nomination se terminera par l’aval du Conseil d’Etat vaudois. Celui-ci ratifiera la décision du CU prise le 11 juin, ou lui demandera de désigner un·e autre candidat·e.