Droit au congé maternité à l’Unil

La Commission femmes du SSP Vaud (Syndicat suisse des services publics) est sollicitée de manière récurrente et depuis plusieurs années par des assistantes, doctorantes et chercheuses de l’UNIL qui rencontrent des problèmes d’accès au congé maternité. Elle a donc pris contact avec la Conseillère d’Etat Anne-Catherine Lyon afin de mettre en place des mesures.

Les difficultés surviennent dans le cas où les femmes concernées ne remplissent pas les conditions posées par les lois et règlements : avoir été soumise à l’AVS pendant les 9 mois de grossesse, avoir exercé une activité lucrative pendant 5 mois durant la grossesse, être sous contrat de travail au moment de l’accouchement.

Or, il n’est pas rare que des chercheuses de l’UNIL se trouvent en porte à faux avec ces condition, notamment en raison de contrats de courte durée ou de séjours à l’étranger.

Le SSP demande que l’UNIL garantisse à toutes le droit au congé maternité prévu par la Lpers, indépendamment du type de contrat et de la date d’entrée en fonction, ainsi que la prolongation du droit à un tel congé tant qu’elles sont engagées dans une carrière académique. ACIDUL soutient évidemment ces demandes, la situation actuelle entravant les carrières féminines en empêchant une seine articulation entre vie familiale et vie professionnelle. Nous resterons attentifs et attentifs aux suites données à cette requête et vous en tiendrons informé·e·s.

Forum sur les fonctions liées à l’enseignement et à la recherche et réflexions en vue de la prochaine révision de la Loi sur l’Université de Lausanne

Le vendredi 17 septembre dernier, ACIDUL a convié le personnel de l’UNIL à un forum sur les fonctions liées à l’enseignement et à la recherche à l’UNIL. Cet événement fait suite à la présentation d’un rapport sur cette question lors de notre dernière Assemblée générale, les membres ayant souhaité que le débat soit élargi à l’ensemble des enseignant-e-s et chercheur-e-s, notamment dans le but de prendre position pour une révision éclairée de la Loi sur l’Université de Lausanne dans ce domaine.

Ce rapport montrait que la situation actuelle est problématique à plusieurs égards : les fonctions sont définies dans des documents hétéroclites (qui vont de la Loi à de simples notes internes de la Direction), leur appartenance aux divers corps ne correspond que partiellement aux intérêts communs, et de nombreuses fonctions similaires sont soumises à des conditions de traitement très différentes.

Le Comité d’ACIDUL a dans un premier temps souhaité présenter ce rapport au Conseil de l’Université, « organe délibératif » de l’institution. Ce dernier n’a cependant pas donné suite à cette proposition, pas plus que sa Commission législative, vers qui le Comité d’ACIDUL a été redirigé, et qui travaillait alors à une enquête sur la Loi sur l’Université de Lausanne. Le rapport de cette enquête n’a par la suite donné lieu à aucune prise de positon du Conseil, à la déception de plusieurs de ses membres.

Le Comité d’ACIDUL a donc décidé d’organiser un forum pour informer directement le personnel de l’UNIL et discuter avec lui sur la question des fonctons liées à l’enseignement et à la recherche. Vous pouvez maintenant consulter le procès verbal détaillé de ce forum, qui a consisté en une présentation du rapport d’ACIDUL, suivi d’une intervention du Bureau de l’égalité des chances et d’une discussion animée par Steve Binggeli, actuel président de PhDnet.

Le Comité d’ACIDUL remercie tou-te-s les participant-e-s, qui représentaient notamment la CoPers, le Service des ressources humaines, le Centre de soutien à l’enseignement et le Décanat des Lettres, pour une discussion très constructive et qui ouvre des pistes très intéressantes pour l’avenir. On retiendra notamment :

  • la volonté de plusieurs instances de mieux coordonner leur action pour informer les chercheur-e-s et enseignant-e-s de leurs droits ;
  • la proposition de demander au Conseil de l’Université (nouvellement élu) la mise sur pied d’un groupe de travail en vue de la prochaine révision de la Loi sur l’Université ;
  • le projet de discuter dès que possible avec les instances qui devront être consultées pour la révision de la Loi, pour que ces instances harmonisent leurs réponses autour des questions évoquées.

Le Comité d’ACIDUL va bien entendu travailler à ce que ces propositions ne restent pas à l’état de projets. Il entend également faire de ces questions un sujet de discussion lors de la prochaine Assemblée générale.