Augmentations salariales pour doctorant.e.s et post-docortant.e.s FNS

Le FNS vient de publier un nouveau barème des salaires qui va augmenter significativement le revenu des doctorant.e.s, et possiblement celui des post-doctorant.e.s, qui dépendent des subsides du Fonds national de la recherche.

Pour les post-docorant.e.s, il s’agit d’une augmentation générale de la fourchette salariale au sein de laquelle les institutions peuvent fixer les salaires de leurs collaborateurs.trices. Une augmentation des salaires de tou.te.s les post.doctorant.e.s de l’UNIL n’est donc pas garantie, hormis pour ceux.celles qui sont en dessous du barème minimal nouvellement fixé. ACIDUL va rester attentive aux implications de ces changements pour les chercheurs.euses de l’UNIL, et vous tiendra informé.e.s.

Pour les doctorant.e.s, les choses sont beaucoup plus simples. L’augmentation entrera en vigueur en janvier prochain pour des montants connus et substantiels: 420.- d’augmentation mensuelle en première année, 295.- en deuxième année et 170.- en troisième année (montants bruts). ACIDUL se réjouit de cette nouvelle. Il était temps que les salaires de nos collègues doctorant.e.s FNS soient enfin revus à la hausse.

Le détail de ces modifications salariales est à lire ici

Article: « L’argent d’UBS pèse sur l’indépendance universitaire »

Article de Simon Bradley paru sur swissinfo.ch le 18 décembre 2013.

« Un contrat de sponsoring entre l’Université de Zurich et la grande banque UBS a attiré les projecteurs sur le financement privé des universités publiques, que d’aucuns estiment crucial pour rivaliser avec la concurrence mondiale. Mais des voix critiques craignent pour l’indépendance académique.

«C’est un pacte faustien. Après avoir vu sa réputation gravement ternie pendant des années, UBS use d’un marketing sophistiqué pour redorer son image», s’emporte Ursula Jauch, professeure de philosophie à l’Université de Zurich (UZH) (…) » –> lire la suite sur swissinfo.ch

 

Mobilisation pour la défense des bourses d’étudiants

Vous avez sans doute pu voir les banderoles appelant à la manifestation dans différentes cafétérias du campus. Demain (18 décembre) dès 17 h 30, au départ de la place Saint-François, aura lieu une manifestation contre la modification de la Loi cantonale sur les bourses d’études, modification annoncée par le Conseil d’Etat en novembre dernier. L’appel à manifester émane du Syndicat étudiant «SUD étudiants et précaires» et est suivi par plusieurs organisations syndicales et partis politiques de gauche (le programme détaillé est disponible: ici). Cette révision de la loi fait suite à l’acceptation par le Canton en 2012 d’un accord intercantonal fixant de nouveaux critères d’octroi au sein de plusieurs cantons suisse.

Pour bien comprendre les enjeux, il faut distinguer deux éléments distincts : l’accord intercantonal et la modification de la loi vaudoise qui en découle. Même si les critères de l’accord intercantonal ne modifient pas radicalement les conditions d’accès aux bourses pour les étudiant.e.s vaudois.e.s, et si le Canton de Vaud reste bon élève en comparaison intercantonal, ACIDUL voit dans cette manifestation une occasion de rappeler la nécessité pour la Suisse de se doter d’un système de bourses permettant à tou.te.s les citoyen.ne.s qui le désirent de suivre une formation supérieure. À ce titre, s’il est en effet primordial d’harmoniser les systèmes dans tous les cantons et de gommer les immenses disparités qui résident entre eux aujourd’hui – comme le propose l’accord intercantonal – il est essentiel de le faire sur des bases véritablement égalitaires. De ce point de vue, l’accord intercantonal ne fixe pas des bases suffisantes pour garantir une réelle égalité de l’accès à la formation. En ce sens, nous soutenons la manifestation de ce mercredi parce qu’elle met en lumière l’importance d’un tel enjeu et le manque de volonté politique en Suisse en matière de soutien à la formation. La Suisse est en effet le pays de l’OCDE le moins généreux dans le montant qu’elle attribue pour les bourses d’études.

À notre sens, seule l’initiative fédérale proposée par de l’Union des étudiant.e.s de Suisse (UNES), et sur laquelle la population sera appelée à se prononcer, permettra à la Suisse de réaliser un premier pas dans la direction d’un système de formation plus accessible et où la population formée ne sera plus divisée en fonction du montant financier qu’elle a à sa disposition.

Nous sommes à votre disposition si vous avez des questions ou souhaitez des éclaircissements concernant cette thématique. Nous y répondrons volontiers.

Accord intercantonal sur l’harmonisation des régimes de bourses d’études (2009)

Projet de loi sur l’aide aux études et à la formation professionnelle (LAEF) (2013)

ACIDUL réponse à l’accord intercantonal sur l’harmonisation des régimes de bourses d’études (2009)

ACIDUL réponse à la consultation sur la LAEF (2013)

L’IDHEAP rejoint l’Unil

Dès le premier janvier 2014, l’Institut de Hautes Etudes en Administration Publique fera officiellement partie de la Faculté de Droit et Sciences criminelles, laquelle s’appellera dorénavant FDSCAP, soit Faculté de Droit, de Sciences criminelles et d’administration publique.

Pour l’université, les changements ne seront pas énormes. Une cinquantaine de collaborateurs.trices rejoignent l’institution, plus les étudiant.e.s. Pour cette raison,  la FDSC a dû organiser de secondes élections cette fin d’année, afin d’ouvrir le corps électoral aux nouveaux arrivants, tant pour le Conseil de Faculté que pour le Conseil de l’Université.

Si l’université ne devrait pas être énormément impactée, pour l’IDHEAP, en revanche, les changements seront de taille. Actuellement, le fonction de l’institut est archaïque. Chaque professeur.e est responsable de sa chaire et de son budget, distribue des bonus aux assistant.e.s, est responsable des engagements, gère ses mandats externes comme il l’entend, etc. Seule instance vaguement représentative : le Conseil de Direction, composé de tou.te.s les profs et d’un seul membre du Corps Intermédiaire. En bref, la Direction a tout pouvoir. Petit exemple des conditions de travail : les doctorant.e.s FNS ne bénéficient pas systématiquement du complément de salaire de 750.- CHF, obligatoire à l’Unil. Un collègue a donc débuté son doctorat avec un salaire net de 2’900.- CHF. L’IDHEAP, c’est la version moyenâgeuse et mandarinale de la recherche.

Le passage à l’université va changer la donne, en provoquant notamment la création d’un Conseil d’Institut, avec une représentation de tous les corps dans des proportions ôtant la majorité aux professeur.e.s, les quatre corps seront représentés au Conseil de Faculté, l’institut sera responsable des embauches, etc. Bref, l’institut va devoir adopter des pratiques démocratiques et, bien naturellement, plusieur.e.s professeur.e.s voient d’un mauvais œil la perte d’indépendance, surtout budgétaire, que cela entraîne. Pour le CI, l’entrée à l’Université est une avancée majeure qui réjouit. À une exception près : le taux de cotisation du deuxième pilier.

Pour rappel, celui-ci est composé d’un pourcentage de salaire prélevé chaque mois, auquel l’employeur.euse ajoute un montant au moins identique, plus élevé s’il est respectueux de ses employé.e.s. C’est l’intégralité de ce montant qui va constituer le deuxième pilier du.de la travailleur.euse. Actuellement, tout le personnel de l’Etat de Vaud a un taux de cotisation de 9% employé.e et 15% employeur.euse. À part 3 catégories de personnes : les médecins-assistant.e.s, les assistant.e.s de l’unil et les… bûcheron.ne.s-tâcheron.ne.s. Bien évidemment, seules des raisons budgétaires ont poussé le Grand Conseil à exclure ces catégories de personnes de la CPEV.

Le CI de l’IDHEAP s’est investi dans cette lutte. En effet, seul avantage de l’IDHEAP, son taux de cotisation est de 9/15, le même qu’à l’Etat de Vaud. Il aurait dû passer à 8/8 au premier janvier. Or, grâce à sa mobilisation, le CI de l’IDHEAP a réussi à le maintenir à 9/15 jusqu’à la fin de leurs contrats.

ACIDUL espère que cette victoire donnera des idées à d’autres collègues. Elle prouve dans tous les cas qu’une action collective peut réussir à changer la situation et, dans ce cas précis, compenser une injustice flagrante à laquelle il faudra mettre un terme une fois pour toute.