Le mémoire

Déroulement et conseils

Directives de la faculté sur le mémoire ici.

Quelques conseils de notre part:

  1. Un mémoire de 50 pages représente bien davantage que 5 rapports de séminaire de 10 pages ! Cela nécessite temps (au moins 6 mois, voire une année ou plus), réflexion, investigation, méthode, rédaction et relecture
  2. Sur le site de la BCU (et non dans RERO, où figurent seulement les mémoires en Théologie et certains en Histoire), il est possible de consulter en ligne la base de données propre aux mémoires de licence en SSP. Il est possible de faire une recherche par auteur-e, sujets, mots du titre, etc, mais aussi par directeur-trice de mémoire.
    Muni-e de la cote de gestion que tu trouveras dans l’affichage détaillé de la notice de mémoire, tu te présentes au Département des manuscrits de la BCU/Dorigny, niveau 4 (niveau de l’entrée), au fond sur la droite (juste après les escaliers du fond descendant au niveau 3, celui des périodiques). Ensuite tu attends qu’un employé aille chercher le mémoire qui t’intéresse et tu peux le consulter sur place (pas de photocopie possible).
  3. La relecture par des ami-e-s, même s’ils ne sont pas spécialisés dans le domaine du travail, peut se révéler une aide précieuse. Note : une relecture par autrui ne constitue pas un plagiat, mais ce ne sont pas les relecteurs-trices qui « font le boulot » à la place de l’étudiant ! par contre ça peut être l’occasion de discussions et d’approfondissements et de discussions critiques.
  4. Réfléchis à la discipline à l’intérieur de ta filière, à la thématique générale, à un sujet précis et à un début de problématique à l’avance, au minimum 6 mois avant de démarrer ton mémoire, un an étant mieux pour que ton projet mûrisse avant même que tu mettes sérieusement l’ouvrage sur le métier.
  5. Renseigne-toi parmi tes camarades une année et plus au-dessus sur les « styles de direction » des professeurEs qui t’intéressent : les voit-on seulement 3 fois (« minimum vital » pour la signature de la feuille orange, la validation du plan puis la signature de la feuille bleue), ou au contraire sont-ils facilement atteignables et disponibles, encadrent-ils bien/trop, as-tu des échos de bonnes/mauvaises expériences avec eux, combien en moyenne/en ce moment dirigent-ils de mémoires en parallèle (jusqu’à 8-10, OK ; davantage devient problématique en plus de leurs cours/recherche/direction de thèse).
  6. Réfléchis en toi-même sur ce que tu attends d’unE directeur/trice de mémoire.
  7. Contacte la/le professeurE. de ton choix en venant avec une idée un peu élaborée (mais là aussi, chaque professeurE est libre de ses exigences de départ, tout comme de ses exigences en cours de route et de ses exigences finales).
  8. Ne te laisse pas abattre si par hasard elle/il refuse de diriger ton mémoire, mais demande-lui simplement et poliment pourquoi : ton sujet est-il « mal ficelé », mal délimité (trop vaste/trop étroit), hors du champ d’étude de ta/ton professeurE. ; ou tout simplement ta/ton professeurE a-t-elle/il trop à faire et a-t-elle/il l’honnêté de le dire, car elle/il pense ne pas pouvoir assurer un encadrement de qualité ? Si cela t’arrive, remets le début de ton ouvrage sur le métier et va contacter unE autre professeurE.
  9. Lis au début, puis reviens en cours de route, aux ouvrages de méthodologie étudiés en 1er et 2e cycle (Quivy & Van Campenhoudt, etc.), ainsi que l’ouvrage de Fragnière « Comment faire un mémoire ? ».
  10. Avec ta/ton professeurE., « passez un contrat moral » : sois au clair sur ses attentes et ses exigences, mais aussi sur ce qu’elle/il peut t’apporter (connaissance du sujet/du terrain, méthodologie, contacts, relecture de difféentes ébauches/seulement du texte quais-final, délais pour le contacter et pour avoir un retour de relecture, etc.).
  11. Garde le contact avec la/le professeurE tout au long de ton mémoire, après avoir déterminé avec elle/lui la fréquence et les modalités de vos contacts.
  12. Si tu en as l’occasion, participe à un « groupe-mémoires » informel, p.ex. une fois par mois avec un souper convivial à la clé. C’est une bonne formule en parallèle à l’encadrement que ton/ta professeurE te fournit (ou est censéE te fournir) : c’est un bon lieu d’échange et un soutien mutuel quel que soit le nom de la/du directrice/teur du mémoire, quel que soit ton sujet et quel que soit l’état d’avancement de ton travail.
  13. Un conseil de méthode du grand psychologue Jean Piaget qui affirmait que, contrairement à ce que l’on pourrait croire, il vaut mieux terminer sa journée de rédaction sur un chapitre en cours sur lequel on est bien en train qu’à la fin d’un chapitre : le lendemain matin, on démarrera bien la journée en terminant une partie « apprivoisée », et non en séchant sur du nouveau
  14. Profite d’aller assister à la défense de mémoire d’étudiantEsplus avancéEs que tu connais et observe la manière dont elle se déroule.
  15. N’oublie pas que la soutenance est aussi un « jeu social », et qu’il est normal non pas d’être attaquéE, mais de devoir défendre son travail en l’argumentant et en justifiant ses choix thématiques et méthodologiques.
  16. Prends ces 6 mois ou cette année comme un temps de réflexion et d’accomplissement intellectuelEs, où les hauts et les bas sont normaux et où tu accomplis pour la première fois sans doute un travail intellectuel vraiment personnel.