Conclusion

En conclusion, cette journée a permis à différents acteurs de se rencontrer, que ce soit l’industrie, les autorités, les chercheurs, les dermatologues et les professionnels des cosmétiques. Les discussions ont été riches. A l’issue de ce deuxième atelier, il paraît clair que le processus entamé par ces ateliers doit se poursuivre avec des plateformes d’échanges et conférences qui réunissent les acteurs concernés par cette problématique.

Du point de vue des consommateurs, le travail de communication des autorités doit être renforcé, notamment pour les guider dans leur choix. D’après les discussions, il ressort que les consommateurs sont attentifs aux problèmes de la santé et de l’environnement que les cosmétiques peuvent engendrer. Il est donc difficile d’expliquer le manque d’enthousiasme des politiques pour cette thématique, et la retenue de la part des autorités fédérales, sanitaires et environnementales, pour légiférer sur ces substances.

Du point de vue de l’éco-cosmétovigilance, il manque des données quant aux effets à long terme et aux effets des mélanges des substances chimiques. Avec REACH une première étape vers une meilleure compréhension du risque sera possible.

Un réseau de surveillance, tel que celui de l’éco-pharmacovigilance, qui étudie l’impact environnemental des résidus médicamenteux dans les eaux, devrait également être mis en place pour les cosmétiques, qui sont rejetés dans les écosystèmes aquatiques, en grande quantité, chaque jour.

La recherche doit se poursuivre sur le plan de l’effet des mélanges, l’effet multi-générationnels et le phénomène de bioamplification, en regard de l’accumulation des micropolluants dans les eaux de surface et les sédiments.

Par le passé, plusieurs exemples ont été médiatisés (exemple du Parabène ou des sels d’Aluminium) et font penser que tous les cosmétiques sont problématiques. Cependant, ce n’est pas forcément le cas. Mais les chercheurs doivent maintenant se pencher sur la question.

S’il est important de tenir compte des mélanges, il est aussi fondamental de réfléchir au management du risque dans ce cas-là puisque différentes parties prenantes sont concernées (agroalimentaire, cosmétique, pharma, etc. …).

Encore une fois en ce qui concerne les micropolluants on est face à plus d’inconnus que de réponses. Tout en chacun devrait donc faire l’effort de réfléchir à son utilisation quotidienne de substances chimiques. En diminuant sa consommation et l’utilisation de produits trop variés, cela pourra apporter un changement notable pour l’Homme et l’environnement.