Liberté Académique

Il est habituel à l’UNIL d’entendre parler de la liberté académique, comme du droit d’absence aux cours. Il serait préjudiciable de permettre son détournement de sens, faute de quoi, ce droit n’est plus connu, et encore moins reconnu, respecté et défendu.

Proposition au conseil de l’Université

de promotion du concept de « Liberté Académique »

 

Céline Rozenblat

J’entends souvent parler à l’UNIL de la liberté d’absentéisme évoquée sous le nom de « liberté académique ». Ce terme a même été utilisé dans ce sens, à la séance du 24 Mai 2012 au Conseil de l’Université, lorsque Mr. Vila a présenté le rapport de gestion, il a souligné à la fin quelques points dont : « la liberté académique qui n’a pas seulement pour but d’éviter des contrôles de présence aux enseignements, mais aussi d’éviter que le seul facteur d’évaluation des enseignements soit lié à la présence aux cours ».

Je me suis donc demandé si, venant d’un autre pays francophone, le terme pouvait ne pas exister ici dans le sens où je l’ai connu.

En cherchant rapidement sur le site de l’UNIL le terme « liberté académique », j’y ai trouvé en premier sur la liste, un document émanant de la FAE de 2010-2011 proposant dans un document intitulé Prise de position pour une liberté académique du point de vue de l’étudiant :

« La liberté académique concerne traditionnellement le domaine de la recherche (art.15 LUL). Celle-ci se doit d’être libre de tout conditionnement ou influence de son financement de la part de l’Etat. Le/la chercheur/euse peut ainsi exercer son activité de façon libre et indépendante. Cependant, pour la FAE, la liberté académique est un concept qui doit être redessiné du point de vue des étudiant-e-s, au vu des obstacles auxquels ceux-ci sont confrontés quotidiennement. Ces obstacles sont amplifiés par les listes de présence et par les conséquences entraînées par celles-ci. La FAE insiste sur l’importance de laisser aux étudiant-e-s le libre choix d’assister à un enseignement ou non et de leur reconnaître l’entière responsabilité dans ce choix. (…) La FAE estime donc que la liberté académique, du point de vue des étudiant-e-s doit être aussi solidement instaurée que l’est celle, citée plus haut, du point de vue du/de la chercheur/euse. »

Revenons sur le sens de la « liberté académique ». Celle-ci est définie par la LUL de 2004 :

« Art. 15.- Liberté académique

La liberté de l’enseignement et de la recherche est garantie.

Le libre choix des études est garanti.

L’indépendance des activités d’enseignement, de recherche et de publication est garantie dans les limites des devoirs inhérents aux différentes fonctions. Elle doit être explicitement sauvegardée en cas d’engagements contractuels.”

La « liberté académique »  est également précisée dans la charte de l’Université de Lausanne:

« L’UNIL vise à produire et à transmettre des savoirs validés par des mécanismes collectifs de vérification, qui impliquent à la fois honnêteté, indépendance, interdisciplinarité, débat et transparence. L’UNIL stimule la capacité à critiquer et à mettre en question les savoirs qu’elle transmet et qu’elle développe.La construction des savoirs est en perpétuel mouvement; leur transmission prend acte de leur développement historique, de leur état actuel, des questions émergentes, et des voies de recherche futures. L’enseignement universitaire est inséparable de la recherche.
 
L’UNIL revendique au service de sa mission une autonomie garante de la dimension universitaire de son enseignement et de sa recherche. L’autonomie revendiquée par l’UNIL exige une forte responsabilité de ses organes et de ses membres dans l’usage des ressources. L’UNIL garantit à ses membres une liberté académique qui s’articule avec les programmes d’enseignement et de recherche de la communauté universitaire.
L’UNIL considère les savoirs comme un bien public; elle entend les mettre à disposition de la société pour aborder dans toute leur complexité les grands enjeux de notre temps.L’UNIL attend de ses chercheuses et de ses chercheurs qu’ils procèdent à une évaluation constante de leurs responsabilités face aux conséquences potentielles de leurs travaux.L’UNIL contribue à la formation de citoyennes et de citoyens humanistes, critiques et responsables, autonomes et solidaires, désireux de développer constamment leurs compétences et animés par la volonté du dépassement des acquis, tout au long de la vie. »

Dans son discours du Dies Acadamicus du 4 Juin 2010, Mr. Le recteur Dominique Arlettaz rappelait les principes fondamentaux de la Magna Charta Universitatum élaborés en 1988 à l’occasion du 900ème anniversaire de l’Université de Bologne et signée par 660 recteurs d’universités européennes :

« Pour s’ouvrir aux nécessités du monde contemporain, l’université doit être indépendante de tout pouvoir politique, économique et idéologique.

La liberté de la recherche, d’enseignement et de formation étant le principe fondamental de la vie des universités, les pouvoirs publics et les universités, chacun dans leur domaine de compétence, doivent garantir et promouvoir le respect de cette exigence fondamentale.

Dans le refus de l’intolérance et dans le dialogue permanent, l’Université est donc un lieu de rencontre privilégiée entre professeurs, ayant la capacité de transmettre le savoir et les moyens de le développer par la recherche et l’innovation, et étudiants, ayant le droit, la volonté et la capacité de s’en enrichir »

Le droit à la liberté académique, tel qu’il vient d’être défini concerne tout autant les enseignants que les étudiants. Si l’on souhaite promouvoir ce droit, il me semble donc préjudiciable de permettre son détournement de sens, faute de quoi, ce droit n’est plus connu, et encore moins reconnu, respecté et défendu. Il s’agit donc là plus qu’une action de principe : j’appelle au soutien d’un droit fondamental concernant toute la communauté universitaire, les enseignants comme les étudiants eux-mêmes. Il est de notre responsabilité d’universitaires de rappeler à tous les étudiants et membres de l’université que la liberté académique est une garantie d’indépendance précieuse et qu’elle est là pour être utilisée et usée par notre créativité et notre travail à tous. A côté de cela, ils ont un droit d’absentéisme (que n’ont d’ailleurs pas les enseignants, bien évidement).

Ne pourrait-on appeler simplement un chat : un chat et le droit d’absentéisme : le « droit d’absentéisme » (Que je soutiens sans le remettre en cause, bien entendu) ? Ceci préserverait l’expression « liberté académique » dans son sens fondamental.

Je propose donc de demander à la direction les actions suivantes (que je demande au conseil de discuter) :

1-             À chaque fois que les étudiants, enseignants ou diverses associations, parlent de la « liberté académique » dans le sens du « droit d’aller ou non aux cours », leur demander d’employer le terme de « droit d’absentéisme » ou « droit d’absence ».

2-             Parallèlement, je propose que soit soulignée la définition de la « liberté académique » dans tous les endroits visibles susceptibles de le promouvoir en contribuer à son rappel quotidien à la communauté universitaire (étudiants comme enseignants) : page d’accueil de l’Université, distribution d’un fascicule en début d’étude incluant la Charte avec en particulier ce principe clairement énoncé.

 

 

 

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24 réponses à Liberté Académique

  1. Marc-Olivier Busslinger dit :

    De mon point de vue, le rectorat se trompe de combat, en effet, la liberté académique doit être comprise comme l’indépendance nécessaire au fonctionnement d’une université.
    Cette indépendance concerne non seulement la direction de l’université face à l’état (qui est, comme tout le monde le reconnait, primordiale), indépendance qui n’est d’ailleurs pas attaquée.
    Indépendance des professeurs face à la direction, liberté d’enseigner librement leur matière, sans se voir imposer de lignes doctrinales, tout en respectant un cadre minimal, jusqu’ici aucun problème.
    Mais aussi Indépendance des étudiants face à l’ensemble de l’université, indépendance dans le choix des cours, indépendance quand à la façon de travailler, indépendance dans l’organisation de la semaine de travail.
    Cette indépendance là est primordiale, elle permet d’avoir des étudiants motivés par leurs études, qui une fois sortis du cocon universitaires sont capables de se prendre en main, de travailler sur le long terme, d’organiser leurs journées et de trier les priorités.
    Pourquoi parler d’un droit d’absentéisme, alors même qu’un tel droit n’existe pas, en effet pourquoi un étudiant qui ne paie presque rien pour ses études aurait il le droit de décider quel cours suivre. Comment expliquer que la formation universitaire qui coute si cher à l’état ne soit pas entièrement utile ou intéressante, au point que l’on doive permettre aux étudiants d’être absents.

    Si le rectorat fait l’erreur d’oublier un des sens de la liberté académique, il niera dans le même mouvement une des essence de l’université, qui n’est pas qu’un endroit dans lequel les étudiants apprennent des choses de manière factuelle, mais bien un endroit ou on pense, ou on réfléchit, dans lequel on est libre de faire des choix, et suffisamment adulte pour les assumer.

    Il faut que l’université sache préserver l’indépendance de ses étudiants, qu’elle en fasse sa première priorité parce que le monde de demain à plus besoin de libertés que d’interdits, de personne indépendantes et responsables que de robots auxquels on aurait donné un droit d’être absent de temps en temps.

  2. Croisier Jean dit :

    Je suis conscient que je monopolise pas mal ce blogue, mais comme on me donne l’occasion de m’exprimer, j’en profite. Cette fois-ci, j’aimerais émettre une réflexion qui ne porte pas sur la nécessité ou non d’inclure le droit de venir ou non aux cours dans la définition de la liberté académique, mais sur un aspect qui est, selon moi, directement lié à ce débat. Comme l’a dit François Badaud dans son intervention, les étudiants préfèrent dans leur grande majorité suivre les cours en présentiel. Cependant, comme il le remarque très justement, pour toutes une série de raisons, comme par exemple un emploi, mais aussi, dans mon cas, le fait d’avoir des enfants, une femme elle-aussi étudiante et en plus, de vivre loin de l’université, cet idéal de venir aux cours n’est souvent pas facile à atteindre. Ainsi, je me disais qu’une solution à ce problème pourrait être de rendre les enseignements accessibles en ligne par les étudiants qui les suivent. Ceci pourrait aussi permettre aux étudiants qui n’ont pas pu venir à une séance de séminaire de participer à la séance par vidéo conférence. Tout le monde y gagnerait: malgré l’absence physique des étudiants, ceux-ci peuvent participer à la séance d’enseignement, ce qui rendrait forcément l’enseignement plus interactif tout en permettant aux étudiants qui n’ont pas pu se rendre physiquement au cours de ne tout de même pas trop avoir de matière à rattraper par la suite. Evidemment, une telle évolution du système d’enseignement aurait un coût qu’il conviendrait d’évaluer, mais quel progrès pour les étudiants et aussi pour les professeurs!!!

    • Croisier Jean dit :

      On pourrait même pousser l’idée un peu plus loin et imaginer de véritables plateformes interactives, où, durant toute la semaine, en dehors du cours, ils pourraient échanger des réflexions en relation à l’enseignement, accéder à de nombreux médias en rapport avec l’enseignement ou en ajouter eux-mêmes, des experts sur un sujet d’une séance de cours pourraient être invités à intervenir ou à faire une vidéo conférence si ils ne peuvent pas venir physiquement. Les possibilités offertes par internet sont multiples et je pense qu’à l’heure actuelle on utilise seulement une infime partie de ce que pourrait nous offrir un tel outil…

  3. Berset Sarah dit :

    Je suis étudiante et je vais donc définir ce qu’est pour moi, en tant qu’étudiante uniquement, la liberté académique.
    Tout d’abord la liberté académique est la liberté de faire un programme qui est pour moi cohérent et qui me permet de toucher à des domaines variés. De cette façon, je suis des cours dans trois facultés différentes, en Lettres, en SSP et en Théologie et Sciences des religions. Ensuite, la liberté académique est aussi la liberté de suivre mes cours selon mes possibilités. Mère de deux enfants, si je n’avais pas cette liberté, j’aurais été mise en échec pour des cours alors que j’avais remplis les critères de validation et que j’avais participé activement durant l’année.
    Donc pour moi la liberté académique touche ses deux domaines, le premier dans la liberté de faire un programme selon mes attentes et mes intérêts; le second dans le fait de poursuivre mes études dans une liberté qui me permet ainsi de les réussir.
    Différencier liberté académique et liberté d’absence est à mon avis préjudiciable car les deux ne sont pas détachables. Une liberté académique qui ne contient pas une liberté d’absence n’est pas complète et même vide, et une liberté d’absence hors de la liberté académique n’est pas crédible. Pour moi les deux sont liés car ces deux notions s’adresse au même sujet, l’étudiant libre et responsable.
    Une liberté académique qui serait définie distinctement d’une liberté d’absence en reviendrait à infantiliser les étudiants, à réduire leur marge d’action et à vider d’une de ses parties essentielles le concept de liberté académique.

    • Croisier Jean dit :

      Tout à fait d’accord avec toi. Il faudrait plus d’interventions de ce genre, car même si ce n’est pas exprimé aussi clairement, il me semble que certaines interventions de ce blogue sous-entendent que les personnes qui ne peuvent pas venir en cours sont considérées comme des glandeurs qui ne viennent pas aux cours parce qu’ils ne sont pas sérieux. J’en profite donc pour dire ceci: pour un étudiant qui n’a pas pu venir aux cours et qui doit rattrapper la séance de cours, la charge de travail est souvent plus grande que pour ceux qui peuvent suivre la séance. Cela demande un grand travail de documentation pour comprendre certaines notions qui ne sont peut-être pas suffisamment claires pour l’étudiant qui n’a pas pu venir au cours. Cependant, si celui-ci travaille suffisament à la maison, il peut tout-à-fait acquérir les connaissances nécessaires à la réussite de l’enseignement et être de ce fait tout autant qualifié que ses collègues étudiants en ce qui concerne la matière du cours. Disqualifier un étudiant parce qu’il n’a pas pu se rendre aux cours est donc, à mon avis, totalement arbitraire. D’autre part, il serait peut-être bien que les gens qui s’imaginent que les étudiants qui ne peuvent pas venir aux cours sont des glandeurs se rendent compte que c’est un préjugé et que la réalité est généralement beaucoup plus compliquée que ça.

  4. Croisier Jean dit :

    On dit que la liberté académique dévie de son sens quand on fait allusion au fait de se rendre ou non au cours. Cependant, quand mon père ou ses amis, qui ont fait leurs études au début des anées 1970 évoquent la liberté académique, c’est bien le fait de se rendre ou non au cours qu’ils ont à l’esprit. Il est donc intéressant de remarquer que, du côté des étudiants, depuis les débuts de l’apparition de l’expression « liberté académique », ceux-ci ont à l’esprit la liberté de se rendre ou non aux cours. Maintenant, on constate que cette vision, qui était claire pour eux ne s’est pas matérialisée dans le règlement des universités de la même manière. Ma question est donc celle-là: les étudiants de l’époque ne se seraient-ils pas fait avoir par les directions des différentes universités européennes? D’autre part, on a pas arrêté d’écrire dans ce blogue que la motivation de ce conseil n’est pas les fiches de présence. Pourtant, ce n’est pas parce que le sujet n’est pas évoqué en tant que tel que certaines personnes à l’origine de ce blogue ne sont pas susceptible d’être précisément motivées par cet aspect-là. Donc, je terminerai par cette question qu’est-ce qui est le plus important: que les étudiants puissent faire leurs études dans les meilleures conditions possibles en les organisant commme ils l’entendent, ou est-ce l’ego de nos chers professeurs?

    • Croisier Jean dit :

      En fait, en lisant l’article sur Wikipaedia, je me rends compte que la liberté académique date d’avant les luttes de mai 1968. Cependant, il est intéressant de remarquer que pour les étudiants de cette génération, la liberté académique signifiait déjà la liberté de se rendre ou non aux cours.

    • Croisier Jean dit :

      Pour alimenter le débat, voici un article qui montre bien que pour des générations d’étudiants, la liberté académique signifie le droit de se rendre ou non aux cours: http://www.etudiants.ch/cms/etumag/021/liberte_academique
      Que cela ne soit pas rélayé dans la définition de la liberté académique du règlement de l’Unil n’y change rien. Pour la plupart des gens c’est bien ce sens qui est retenu. Donc, comme je le disais dans une précédente intervention, le terme de « liberté académique », tel qu’il est énoncé dans le réglement de l’Unil ne recouvre pas toutes les dimensions que ce terme recouvre dans la réalité, en tout cas en ce qui concerne les représentations sociales de ce qu’est la liberté académique. Donc, la notion de liberté académique, telle qu’elle figure dans le réglement de l’Unil est obsolète et il faudrait donc soit l’abandonner, soit la redéfinir pour qu’elle recouvre toutes les dimensions qu’elle contient dans la réalité des représentations sociales. Je remarque au passage que depuis des décennies la liberté académique signifie pour les étudiants la liberté de se rendre ou non aux cours. Cependant, il me semble que ce n’est que très récemment que l’Unil s’en inquiète et souhaite restreindre la signification de cette notion à celle qui figure dans le règlement. Donc, pourquoi cette inquiétude soudaine alors qu’on a laissé croire à des générations d’étudiants que la liberté académique c’est la liberté de se rendre aux cours? J’ai comme l’impression que la réponse est simple: de plus en plus de professeurs doivent être gênés que leur auditoire se vide au fur et à mesure que le semestre avance. Donc je réitère ma question: qu’est-ce qui est le plus important: la possibilité pour l’étudiant d’organiser ses études comme il l’entend et d’accroître de cette manière ses chances de réussites ou est-ce l’ego de nos chers professeurs?

    • Croisier Jean dit :

      Personnellement, je rejoins le point de vue de la FAE sur cette question:

      http://www3.unil.ch/wpmu/fae/files/2010/09/PP-libert%C3%A9-acad%C3%A9mique-final-2.pdf

  5. King dit :

    Pardonner moi de faire hors sujet parce que le fonctionnement de l’Unil me convient .
    Cependant c’est le volet pluridisciplinarité qui me semble,sauf erreur de ma part , un peu inexistant pour l’informatique.
    Je veux dire que tous les étudiants de la Faculté des lettres devraient trouver au sein de l’Unil des cours d’informatique sérieux comme on le fait si bien pour les cours de langue quitte à les rendre payants. Les cours de langue sont certifiés du Cadre Européen Commun de Référence des Langues , pourquoi ne fait-on pas la même chose pour l’informatique.Il y a certes des cours dispensés par le centre informatique mais ….
    Je souhaiterais pour la Faculté des Lettres des cours d’informatique sérieux. Ceux qui sont en linguistique ont parfois besoin d’utiliser certains logiciels. Les basiques on les connait , ou on se débrouille. Mais il n’y a pas une vraie formation pardon ! je ne suis pas informé d’une vraie formation accessible aux étudiants. Les études réalisées précédemment sur la formation et les débouchés pour les étudiants en Lettres montrent que la plupart sont obligés de faire un complément de formation en informatique s’il ne veulent pas se cantonner à l’enseignement.
    Si l’Unil peut délivrer des attestations de langue qualitatives reconnu par le CECRL alors pourquoi ne pas dispenser aussi des cours sérieux d’informatique avec des certifications Microsoft, Apple Oracle, IBM, Adobe …etc financièrement abordables, mieux qu’attendons nous pour développer un projet de collaboration avec une grande structure informatique comme Microsoft, Oracle, Adobe,IBM…etc. Franchement des certifications de ce genre rehausseraient grandement le prestige de l’Unil et la placerait à l’avant-garde des universités de la Confédération.
    Pour ce genre de cours là on peut exiger une présence parce que dans mon cas personnel je dois suivre un complément d’informatique pour les études de sciences du langage et de la communication qui va me coûter 5000 chf hormis frais de déplacement. Tout étudiant de l’Unil sortirait de l’université avec une formation complète. Un master d’informatique, de Hec peut avoir des certifications en allemand , en russe en chinois etc….en langues alors qu’un étudiant de lettres est condamné à une peine de lettres littéraires, littérature littérale, il est littéralement obligé de suivre une autre formation en dehors de l’Unil et de dépenser encore pour la financer.
    J’ai bien vu qu’il y a des cours d’informatique en ligne sur vodeclic mais il y a aussi les salles multimédia pour les langues et pourtant on dispense quand même des cours en présentiel alors je crois qu’il faut faire la même chose pour l’informatique avec des Certifications Microsoft. Si la mesure est coûteuse je veux bien payer 1000chf que de dépenser jusqu’à 5000 chf pour une formation que je peux recevoir dans mon université. Vu la réputation de l’Unil c’est chose possible à moins que la question ait été déjà traitée; le fait est que Les Etudiants en Lettres ne peuvent pas avoir de certifications qualitatives en informatiques alors que Les autres peuvent avoir gratuitement des Certifications hautement qualitatives en langues et cela depuis le niveau A1 jusqu’au niveau C2 sans être obligés de faire un bachelor ou un master en langues.
    Quel étudiant tournerait le dos à une Certification Microsoft ? ça booste un CV.

    Voici le lien de la Heig Vaud :http://www.heig-vd.ch/dfc
    On peut juste demander à ceux qui font ces cours de les dispenser aussi pour les étudiants de l’Unil aux memes conditions que les cours du centre de langues. L’affluence surprendra et on ne parlera peut-être de problème de salles disponibles ou trop bondées

    Je m’excuse d’avoir fait long mais c’est une question qui me taraudait depuis un certain temps et comme vous donnez l’occasion alors je l’exprime.

    • François Bavaud dit :

      Etes vous étudiant en Lettres, King?

      Dans ce cas vous devriez savoir qu’IL EXISTE en Lettresm justement, plusieurs cours d’informatique (Javascript, Php, Perl, Python, R, et plein d’autres); tout un plan d’études BA http://www.unil.ch/lettres/page29805.html et MA http://www.unil.ch/lettres/page69094.html leur sont consacrés (entre autres), dispensés par la Section d’Informatique et Méthodes Mathématiques de la Faculté des lettres http://www.unil.ch/imm .

      Nonobstant le contenu carrément hors-sujet de votre post, il n’est jamais trop tard pour vous inscrire aux enseignements offerts – bienvenue !

  6. Céline Rozenblat dit :

    Pour alimenter le débat, en regardant le fameux article Wikipedia sur la liberté académique en anglais (au passage, merci à tous pour vos réflexions et suggestions et en effet l’article de Amaury Daele est très clair), je tombe par hasard sur un article du « Courrier » Suisse daté du MERCREDI 25 NOVEMBRE 2009 intitulé «Défendre la liberté académique» de Géraldine Viredaz.

     » UNIVERSITÉS Les étudiants de Suisse poursuivent leur mobilisation contre le processus de Bologne. «La liberté académique n’est pas négociable», clament-ils…. »
    http://www.lecourrier.ch/defendre_la_liberte_academique
    Si vous lisez ce court article relatant des manifestations à l’UNIL, on ne sait absolument pas quelle est la « liberté académique » que la FAE revendique et quel est l’enjeu… Un langage plus précis comme il est suggéré « Liberté de présence » ou « Liberté de cours » ne serait-il pas plus approprié?

    • Croisier Jean dit :

      Bonjour, je souhaiterais citer à nouveau un passage du discours Mme Arletaz lors des dies academicus du 4 juin 2010:  » La liberté de la recherche, d’enseignement et de formation étant le principe fondamental de la vie des universités, les pouvoirs publics et les universités, chacun dans leur domaine de compétence, doivent garantir et promouvoir le respect de cette exigence fondamentale ». Personnellement, je considère que le droit de se rendre ou non aux cours est incluse dans ce qui est nommé ici la liberté de formation.

  7. andrea superti-furga dit :

    Le terme de « liberté academique » n’a, a priori, rien à voire avec la liberte de participer (ou pas) au leçons et autres enseignements. Pour une fois, même Wikipedia est assez clair à ce sujet – l’article http://en.wikipedia.org/wiki/Academic_freedom
    est très instructif (mais il y a beaucoup d’autres discussions sur le Web).

    La liberte des étudiants de frequenter ou pas est incontestable, si on assume que les tests et examens vont « contrôler » l’apprentissage (voilà, ça aussi est discutable).

    Par contre, justifier des absences avec la « liberté academique » est faux; on melange deux choses, la responsabilité individuelle et l’autodetermination des étudiants d’une coté, et la liberte académique (de recherche et d’enseignement) de l’autre.

    Seulement, faire des absences est plus rigolo si on se sent en « liberté academique »…. ;-) – c’est ça qui fais mal utiliser ce terme.

  8. Villars dit :

    Je suis très heureux qu’une mise au point se fasse sur cette importante question. En effet, je suis entièrement d’accord avec le danger que constitue le glissement du terme de liberté académique dans les discours des étudiants.

    Je suis également tout à fait heureux de constater que le fait de dénoncer ce glissement n’était pas, comme j’ai pu le craindre en lisant l’incipit, uniquement motiver par la volonté de défendre les listes de présence. Je suis convaincu que ces listes sont une chose horrible, qui sert strictement à rien. Si la participation doit être un critère de validation d’un séminaire, ce qui, en soi est discutable, la liste de présence ne permet en rien d’assurer cette participation. Passer deux heures sur facebook et signer une liste de présence pour avoir ses crédits, ou ne pas recevoir ses crédits pour avoir eu 4 absences sur le semestre, mais avoir participé activement aux autres séances, ces deux situations sont autant inacceptables l’une que l’autre. D’autre part, il me semble que les séances en comité réduit sont souvent les plus participatives et les plus intéressantes. Mais je conçois que ces quelques considérations soient un peu hors de propos.

    Concernant la liberté académique, je suis tout à fait favorable aux propositions faites, savoir que le terme soit précisé à chaque utilisation. Il pourrait même être envisagé une mise au point aux journées de bienvenue aux nouveaux étudiants, par exemple, etc. Cependant, il faut se rappeler qu’il ne peut pas exister de définition canonique et intangible de la liberté académique, attendu que cette définition est en elle-même un enjeu politique. Le seul fait de soulever un tel débat (sur la notion de liberté et la question de l’absentéisme), montre bien que cette question n’est pas tranchée a priori et qu’une notion de ce type peut être amenée à évoluer, par la simple évolution des usages qui en sont faits. Ce qui n’exclut pas qu’il faille bien se garder de mélanger les notions. Il me semble en effet important de soulever ce débat et les réponses qui se dessinent me paraissent aller dans le bon sens. Il est évident que le concept de liberté académique doit s’entendre comme s’appliquant aux étudiants également, lorsqu’il s’agit des plans d’étude, des cursus, des directions de mémoire, ou du sujet de celui-ci. Je pense que de ce point de vue, la seule consultation des étudiants peut parfois mener, paradoxalement, à des restrictions de la liberté académique (tout comme la démocratie a cet étrange pouvoir de se détruire par elle-même), notamment en terme de spécialisation et de soumission des études universitaires au marché du travail et aux critères d’employabilité, ce qui me pose de très graves problèmes. Aussi la défense de la liberté académique du point de vue des étudiants doit à mon avis ne pas être mécaniquement associé à un simple élargissement des mécanismes de consultation des étudiants. Cette liberté doit absolument être défendue et protégée, aussi pour les étudiants (même si cela peut devoir dire contre les étudiants, comme je le disais). Mais il est clair que la question de la présence aux cours ne doit pas être confondue avec cette liberté académique.

    Concernant les absences, donc, il me semble que les propositions formulées dans les commentaires sont très bonnes. En effet, parler de « droit d’absence » me paraît problématique, pour les raisons fort justement mentionnées, je n’y reviens donc pas, et mon suffrage irait plutôt à la dénomination : « liberté de présence ». À ce sujet, je dois admettre n’être pas très au fait des détails et n’avoir pas le temps présentement de faire les recherches nécessaires. Mais il me semble que cette « liberté de présence » est une chose importante, mais qu’il s’agirait d’instituer avant que de la défendre. Il me semble que dans certaines facultés, elle soit d’une certaine façon passée dans les mœurs, et que les tentatives d’introduire des listes de présences y soient plutôt récentes. Mais il ne me semble pas que cette liberté ait réellement de reconnaissance officielle, bien que l’université ait fait un pas dans ce sens en interdisant de telles listes dans son règlement (sauf justifications motivées par des impératifs pédagogiques majeurs, si mes informations sont bonnes). D’autre part, je crois savoir, mais de nouveau, je devrais vérifier, que la loi sur l’université de Lausanne prévoit l’obligation pour les étudiants d’assister aux cours. Je pense qu’il serait sain de mener un également un combat en vue de l’institutionnalisation de cette « liberté de présence ». Je ne suis pas convaincu d’être entièrement hors sujet, par ces développements.

    J’espère que cette discussion trouvera les échos qu’elle mérite, car elle me semble éminemment importante.

    François Villars,
    Étudiant en Faculté des SSP, deuxième année de MA en Science politique.

  9. Françoise Schenk dit :

    Il fut un temps où les séminaires étaient malheureusement inexistants durant les deux premières années de la filière de psychologie, faute d’un encadrement suffisant. Il fut un temps plus ancien où, dans la même filière, il était traditionnel de venir à 2-3 séances uniquement (s’inscrire, assister à au moins une présentation, avant de passer soi-même). Le problème de l’encadrement ne se posait donc pas, celui de la valeur de l’enseignement reçu, oui. La remise de séminaires dans les programmes a été jugée indispensable pour permettre un enseignement participatif et animé par les étudiants également. Si l’on peut compter sur une participation « régulière », avec intermittences, c’est bien. Si une telle demande, aussi vague que respectueuse de la « liberté » des étudiants – mais pas de l’enseignant – peut être comprise, pas besoin de liste de présence. Comment le faire savoir hors d’un règlement, c’est le problème.

  10. Jean Croisier dit :

    On nous dit que le terme « liberté académique » concerne avant tout la liberté en termes de liberté portant sur le choix des objets/sujets de recherche. Cependant pour la grande majorité des étudiants, ce terme fait aussi allusion à la liberté de se rendre ou non au cours. Je pense donc que c’est ce dernier sens qui est à retenir, simplement parce que c’est à celui-ci que les étudiants sont attachés. En tant que père de deux enfants en bas âges et mari d’une femme qui est elle aussi étudiante, je remarque au passage que si je n’avais pas bénéficié de la liberté de me rendre ou non au cours, je n’aurai certainement pas pu mener à bien mes études. En conclusion, je pense que si le but de l’Unil est de promouvoir l’égalité des chances, elle doit inclure la liberté de se rendre ou non aux cours dans la définition de ce qu’elle considère être la liberté académique. Il ne s’agit pas de remettre en question la dimension de la liberté de la recherche mais seulement d’élargir le sens de ce que l’Unil entend par « liberté académique », afin d’y inclure la liberté de se rendre ou non aux cours. Il me semble que ceci ne remettrait pas en cause la signification première de la liberté académique, mais reviendrait tout simplement à en élargir le sens pour que ce concept corresponde à la représentation qu’en ont la quasi totalité des étudiants. Lorsqu’un concept est obsolète, je pense qu’il faut soit l’abandonner, soit en repréciser le sens. Personnellement, je serais favorable à cette deuxième option.

  11. Jean Hernandez dit :

    Amaury Daele (de l’université de Lausanne) a édité sur son blog – Pédagogie universitaire – Enseigner et Apprendre en Enseignement Supérieur – un excellent article à propos de la liberté académique. Il en examine les différentes applications dans la communauté européenne et les limites.
    http://pedagogieuniversitaire.wordpress.com/?s=libert%C3%A9+acad%C3%A9mique
    Il a aussi consacré au sujet de l’absentéisme quelques chroniques tout à fait pertinentes, montrant qu’il ne faut pas confondre (ou mélanger) les deux choses.
    http://pedagogieuniversitaire.wordpress.com/2011/11/27/labsenteisme-des-etudiant-e-s/
    Quant à la notion de « droit à l’absentéisme » cela me semble une aberration intellectuelle. Je reconnais à tout étudiant la liberté de ne pas venir à un cours, j’en ai largement usé dans mon jeune temps, préférant parfois apprendre tout seul plutôt qu’écouter un discours insipide ; au professeur de mettre en place une « pédagogie », qui retienne l’étudiant, de développer un intérêt…mais un droit ? Pour moi cela ne veut tout simplement rien dire.
    Enfin, autonomie et liberté académique sont deux notions différentes qui peuvent avoir des recoupements mais ne mélangeons pas un concept de gestion et d’administration avec un principe démocratique.

  12. François Bavaud dit :

    La liberté académique est généralement associée à la conception humboldtienne de l’université, avec son double idéal: liberté, pour l’enseignant, du choix et de l’organisation des contenus; liberté, pour l’étudiant, du choix et de l’organisation de son cursus. Des encyclopédies ont été écrites sur le sujet – un peu lourd pour un blog.

    La question ici est “l’enseignant peut-il, au moyen de sanctions ou récompenses, obliger les étudiants à assister à son cours?” Etrange conception, triste idée – évidemment non! Ou bien alors seulement en dernière extrémité, en de rarissimes et évidentes occasions: contrôle continu annoncé bien à l’avance, séminaire donné par l’étudiant.

    L’expérience montre que les étudiants préfèrent, de loin, suivre les enseignements en présentiel plutôt qu’à distance. S’ils ne viennent pas, c’est par collusion horaire (avec un job d’étudiant ou un autre cours), par indisponibilité temporaire (maladie ou nécessité de se concentrer dans une autre partie du cursus), décrochage généralisé (dommage…). Rarement, l’absentéisme est lié à la perception que l’enseignement apporte peu – mais alors, la circulation de listes de présences est, bien évidemment, la pire des réponses imaginables…

    • Croisier Jean dit :

      Heureux de l’entendre dire: la liberté académique c’est aussi la liberté de l’étudiant quant à l’organisation de ses études. Ainsi, il me semble bien que cela inclut le droit de se rendre ou non aux cours!!!

  13. Paola Rattu dit :

    C’est selon moi très positif de souligner la signification de l’expression « liberté académique ». Je suis convaincue que des actions visant à encourager son utilisation à bon escient (brochure, site internet, rappels à l’ordre) ne pourraient qu’être bienvenues.

    Je suis aussi tout à fait d’accord avec le fait qu’il faudrait implémenter un code de langage permettant d’appeler un chat un chat.

    Je ne suis en revanche pas très convaincue de l’expression « droit d’absence ». En effet je crois que l’Unil et en particulier les enseignant.e.s devraient reconnaitre la non-obligation de présence (de toute manière, on ne peut malheureusement pas faire autrement!), tout en encourageant les étudiant.e.s à être présent.e.s en cours et en rappelant la valeur formative fondamentale et non substituable des activités en présentiel.

    Je suis donc convaincue, comme Benjamin, qu’à la place de parler d’un « droit » d’absence (ce qui mettrait l’accent sur la faculté de jouir d’un avantage, celui de ne pas venir en cours) on utilise un vocabulaire soulignant la responsabilité individuelle des étudiant.e.s et le fait que s’absenter n’est pas anodin.
    A mon avis, il faudrait axer la communication sur le fait qu’il s’agit d’une possibilité parmi d’autres, que l’étudiant.e est libre de choisir en toute connaissance de cause. De plus, je crois qu’il faudrait construire un message centré sur l’aspect positif et qu’on veut promouvoir (venir en cours) plutôt que sur l’aspect négatif (l’absence).
    Je propose donc les deux formulations suivantes à la place du « droit d’absence »: la « liberté de présence », impliquant une « possibilité d’absence ».

    • Croisier Jean dit :

      Cependant, parler d’un droit d’absence et le séparer de la liberté académique est dangereux pour les étudiants. En effet, une fois admis le fait que la liberté académique n’inclut pas le droit de se rendre ou non aux cours et avoir institué un droit d’absence, ce droit d’absence sera dans les faits très fragile et il sera d’autant plus facile de le remettre en question plus tard, car il est peu probable que l’université de Lausanne remette en cause la notion de liberté académique dans son ensemble. Ainsi, en faisant cela, on réunirait toutes les conditions qui permettraient plus tard de remettre en question et de suprimer ce droit d’absence. Donc, ne nous laissons pas avoir. Encore une fois, depuis plus de 50 ans les étudiants se représentent la liberté académique comme la liberté de se rendre ou non aux cours. Cette représentation est solidement ancrée dans la société et pendant des décennies, l’Unil n’a pas songé à remettre en cause cette représentation. Donc, dans les faits, pour la grande majorité des étudiants (et aussi des futurs et anciens étudiants), la liberté académique signifie le droit de se rendre ou non aux cours. Il s’agit donc à mon sens d’en prendre acte et de l’inscrire dans le réglement de l’Unil.

  14. Benjamin Rudaz dit :

    Je trouve que c’est effectivement une bonne chose de rappeler d’où vient le terme et son sens original dans les textes fondamentaux de l’Université. Toutefois, comme souvent dans la langue française (et encore plus souvent en Suisse francophone), certains mots ou certaines locutions évoluent ou sont évoqués avec un sens différent du Larousse ou même de texte légaux locaux. La LUL et les autres textes attenants ont été écrits avec une emphase principale sur l’autonomie de l’Université, à une époque ou celle-ci était nouvellement accrue par rapport au canton. Depuis, cette autonomie étant acquise et respectée par les institutions supérieures, le terme de liberté académique a été principalement utilisé par les étudiants, pour contrer les tentatives d’instauration de contrôles de présence et autres mesures scolaires à l’université. Je crois qu’il serait dommageable de parler de droit d’absentéisme, car contrairement au terme de liberté qui implique de facto une responsabilité (l’étudiant est responsable de son propre apprentissage, quelle que soit sa présence), le droit d’absence n’y fait pas appel.

  15. Parfaitement d’accord avec vous que réduire la liberté académique au droit de l’étudiant de ne pas assister aux enseignements est fortement réducteur et risque de faire oublier le concept et tout ce qu’il couvre (ce qui expliqué dans votre texte). En outre ce droit d’absentéisme est un poison pour les cours fortement participatifs où les exercices sont fait en groupe. Le droit de l’un(e) s’oppose alors à la qualité d’apprentissage de tous.

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