Archives de catégorie : Raymond Meyer

Les Cahiers du lac

La collection Cahiers du lac, publiée à l’enseigne des Editions Traces, à Genève, regroupe des livres d’un format identique (31 cm) réalisés à la pointe sèche et au crayon de couleur, imprimés par Raymond Meyer à Pully sur un papier spécifique teinté d’azur par l’artiste. Chaque cahier (le premier et le dernier exceptés) convoque un auteur à partir du texte duquel Catherine Bolle conçoit l’ensemble, dans un souci de cohérence et d’amicale complicité.
1 Catherine Bolle, Phosphène, 2008 (12 f. sous chemise)
– 5 ex. num. de 1/5 à 5/5
2 Olivier Thomann, Cohérence, 2008 (6 f. doubles sous chemise gravée)
– 5 ex. num. de 1/5 à 5/5 ; – 1 ex. marqué EA 1/1
3 Salah Stétié, L’air pur, 2009 (7 f. sous chemise teintée)
– 8 ex. justifiés et signés de I à VIII
4 Matthieu Messagier, L’autre lac, 2009 (4 f. doubles sous chemise de papier fort beige)
– 8 ex. num. de 1/8 à 8/8
5 Sylviane Dupuis, Ascèse de l’éclair, 2009 (10 f. non reliées dans un coffret)
– 6 ex. num. de 1 à 6
6 Olivier Thomann, Seconde main, [2010] (12 f. dans un coffret)
Le texte d’Olivier Thomann recouvre, à la manière d’un palimpseste,
un texte de   Catherine Bolle intitulé La chaîne humaine
Présenté comme le 5ème, ce cahier est en fait le 6ème, produit début 2010
– 7 ex. num. de 1/7 à 5/7
7 Catherine Bolle, Rompre le ciel comme s’il était de verre, 2010 (8 f. dans un coffret décoré)
– 5 ex. num. de 1/5 à 5/5

Le Temps cerné, suivi de Le Silence (2011)

Le Temps cerné, suivi de Le Silence
Deux poèmes inédits de Salah Stétié, pointe sèche, dessin et pigments de Catherine Bolle
Genève : Editions Traces, 2011 « Cahier des itinéraires »
Impression: Raymond Meyer, Pully
1 vol. dépliant dans un coffret rehaussé par l’artiste ; 31 cm
Coffret réalisé par Daniel Boulenaz, Vevey
– 7 ex. num. de 1/7 à 7/7, tous différents les uns des autres
Ex n° 2/7

Ta main aveugle (2002)

Ta main aveugle
Cinq poèmes de Jean Mambrino, estampes de Catherine Bolle
Pully : Editions Raymond Meyer, 2002
Typo : Presses centrales, Lausanne
Lithos : Nik Hausmann, Séprais
8 doubles p. + 1 pl. dans un coffret ; 34 cm
4 lithographies et pointes sèches plus une pointe sèche hors texte sur Chine, le tout sous jaquette gravée.
– 2 ex. de tête lettrés A et B accompagnés de la 1ère version de l’ouvrage réalisée en 2000 en taille-douce
– 10 ex. justifiés de I à X enrichis d’un des poèmes manuscrit et signé par l’auteur
– 37 ex. num. de 1 à 37
Ex. de tête « A », enrichi d’un ensemble de 8 dessins originaux de Catherine Bolle sur papier calque (graphite, mine de plomb, crayon blanc) ; ces dessins se répartissent de la sorte: 5 dessins de format 295×210 mm constituant la 1ère version de ce travail, réalisés en octobre 2001 à Paris-Norvins (dont 2 écartés par Jean Mambrino, les 3 restant ayant servi de base à l’illustration publiée), 3 dessins utilisés pour les planches du livre, de format 305 x 255 mm

Jean Mambrino (1923-2008) est une voie originale dans la poésie française contemporaine.
« Soutenu par Jules Supervielle, son premier recueil, Le Veilleur aveugle, paraît au Mercure de France en 1965 suivi de Clairière en 1974, lequel inaugure un temps de grande abondance poétique et éditoriale. Jean Mambrino vit à Paris depuis 1968, où il assure la critique littéraire de la revue Etudes jusqu’en 2008. Auteur de vingt-et-un recueils de poésie, cet orfèvre du langage a aussi publié quatre ouvrages de critique littéraire qui se présentent comme de magnifiques exercices d’admiration servis par un style d’une exceptionnelle musicalité. Il a édité aussi chez Seghers une Anthologie de la poésie mystique française (1973) ; en 1981, l’un de ses recueils les plus significatifs, L’oiseau-coeur, obtient le prix Guillaume Apollinaire, et il a reçu en 2005 le Prix de Littérature Francophone Jean Arp pour l’ensemble de son oeuvre. » (Claude Tuduri, La poésie de Jean Mambrino)

C’est Raymond Meyer qui a fait découvrir cette voix originale de la poésie contemporaine à Catherine Bolle. Devenus amis, Catherine Bolle, Raymond Meyer et Jean Mambrino ont effectué, après la publication de « Ta main aveugle », un pèlerinage sur les traces des plus grands auteurs ayant vécu en Suisse, par exemple Rilke.

« La poésie est un langage silencieux qui efface ses propres traces, pour qu’on entende ce que les mots ne disent pas. » (Jean Mambrino)


Douze haïku (1998)

Douze haïku
Texte de Silvio Corsini, gravures de Catherine Bolle
Pully : Raymond Meyer, 1998
Deux éditions distinctes, l’une sous forme de livre (leporello, 18 cm, en noir et blanc), l’autre sous forme de planche (100 cm, avec des à-plats en couleurs)
– 12 leporellos, num. de 1/12 à 12/12
Ex. n° 4/12
– 12 planches, num. de 1 à 12
Ex. n° 4

Comme de nombreux génies méconnus, Silvio Corsini a noirci plusieurs carnets et feuillets à l’aide de crayons de fortune. De ce fatras impubliable demeurent quelques instantanés écrits sans autre prétention que celle d’essayer de coucher sur le papier, comme le photographe fixe une image, les (trop) rares instants de grâce offerts par la vie à un homme ordinaire. Moments ténus, où l’émotion vient à la rencontre de l’âme, euphorie fugace, que l’art subtil du haiku permet si bien de traduire.
La relation professionnelle entretenue avec Catherine Bolle dès 1987 s’est transformée petit à petit en une amitié complice dont ce recueil est une manifestation tangible.
Dans sa version sous forme d’une planche de grand format, cet ouvrage constitue une première tentative d’exorciser – ou plutôt apprivoiser! – la gravure en couleur, un champ resté jusqu’ici inexploré.


Enclaves envisagées (1997)

Enclaves envisagées
Texte original de Jean-Louis Giovannoni, 9 photo­gravures de collages originaux de Catherine Bolle
[Lausanne] : chez P[ierre] M[agnenat] ; [Pully] : Ed. Raymond Meyer, 1997
Typo : François Roubin, Genève
9 pl. et 3 f. de texte sous chemise gravée, sous étui ; 29 cm
Etui réalisé par Jacques Menétrey à Lausanne
– 20 ex. numérotés de 1 à 20 comprenant une suite de neuf collages gravés, un collage original de Catherine Bolle et les trois pages du texte de Jean-Louis Giovannoni manuscrit reporté dans le cuivre
– 6 ex. lettrés de A à F enrichis de 3 états signés
– un exemplaire marqué « PM » comprenant les collages originaux
– 4 ex. hors commerce, marqués EA I à IV
Ex. « B », avec dédicace manuscrite de l’artiste à la BCU

C’est à l’initiative de Pierre Magnenat que s’est produite la rencontre entre Catherine Bolle et Jean-Louis Giovannoni qui, en parallèle à son travail d’assistant social dans un hôpital psychiatrique de la région parisienne, s’adonne à une intense activité d’écriture. Il a fondé en 1977 la revue Les Cahiers du double avec Raphaële George et fait partie depuis 2005 du comité de rédaction de la revue Le Nouveau Recueil. Enclaves envisagées a été écrit en écho aux collages (fragments d’aquatinte, photographies) réalisés par Catherine Bolle pour Pierre Magnenat. Pour animer la convalescence de ce dernier après une opération assez lourde, Catherine Bolle lui a proposé de lui tenir compagnie en dessinant et gravant son portrait. Les collages reproduits en photogravure au grain dans ce livre par Raymond Meyer intègrent à des paysages personnels (la rue des Deux-Ponts, à Pully, l’Ecole d’architecture à Genève, etc.) des portraits réalisés lors de ces séances de pause avec Pierre Magnenat, dont le regard « habite » littéralement le livre.
Le titre Enclaves envisagées a été préféré à celui donné par l’artiste à son travail : Anatomie-paysage

Poèmes de Catherine Pozzi (2005)

Catherine Pozzi, Poèmes
Six dessins sur papier calque de Catherine Bolle, avant-propos de José-Flore Tappy
Lausanne : La Délie (Bibliothèque cantonale et cantonale de Lausanne), 2005
Impression : Jean Genoud S.A., Le Mont-sur-Lausanne
Tirage de la gravure: Raymond Meyer, Pully
1 vol. en feuilles, dans un coffret ; 31 cm
– 1 ex. unique avec les six dessins originaux de Catherine Bolle marqué « 0 »
– 3 ex. enrichis chacun d’un dessin original écarté, marqués « A », « B » et « C »
– 15 ex. enrichis d’une pointe sèche originale de Catherine Bolle, dont trois réservés à l’artiste, num. de I/XII à XII/XII et EA I/III à EA III/III
– 80 ex. dont 10 réservés à l’artiste, num. de 1 à 70, EA 1 à EA 10
Ex. « 0 », comprenant les 6 dessins originaux de Catherine Bolle sur papier calque

Livre de bibliophilie publié à l’initiative de la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne dans le cadre de la mise en valeur de la correspondance échangée par Annemarie Schwarzenbach et Claude Bourdet, dans laquelle la poétesse, mère ce dernier, est très présente. Les dessins de Catherine Bolle sont inspirés des six poèmes qui constituent l’essentiel de l’oeuvre conservée de Catherine Pozzi. Cette dernière entretint avec Paul Valéry une relation tumultueuse durant plus de huit ans et fut l’amie de nombreuses figures littéraires de l’entre-deux-guerres, comme Jean Paulhan, Rainer Maria Rilke, Anna de Noailles, Colette, Henri de Régnier ou encore Pierre Jean Jouve.
Cette édition reprend le texte paru dans la collection Métamorphoses chez Gallimard en 1959, établie d’après l’originale de 1935 publiée par Jean Paulhan aux éditions de la revue Mesures.

Sagittaire (1994)

Sagittaire
Poème de Clara Blatter écrit en avril 1991 imprimé sur une gravure de Catherine Bolle pliée en quatre, plus une planche détachée
[Genève] : Editions Traces, [1994]
Impression des gravures : Raymond Meyer, Pully
Typo : Thierry Bouchard, Losne
1 f. double + 1 pl. ; 23 cm
– 5 ex. num. de 1/5 à 5/5
Ex. n° 5/5

Première collaboration avec un des typographes français les plus réputés, dont la rencontre a marqué Catherine Bolle. Son atelier était situé au coeur d’un grand jardin, dans l’une des dépendances de la maison familiale, située entre Dijon, Arc-et-Senans et Dôle. Homme de très grande culture, dans la tradition humaniste, il a disparu prématurément, en 2008.

« Thierry, qui aimait pratiquer le grec ancien, avait fait des études de philosophie, rédigé un mémoire de maîtrise à propos de la tragédie chez Hegel et Nietzche. [...] Pour cause d’un point et demi de retard, il ne fut pas admis au concours d’entrée de l’Ecole Normale Supérieure. Son destin était ailleurs : en 1974 -il avait 20 ans- il fit l’achat de sa première presse à imprimer. Les vrais spécialistes, les meilleurs témoins et connaisseurs que j’ai pu rencontrer estiment qu’il fut le plus grand typographe de sa génération.»
Alain Paire

Le Dernier été de Klingsor : l’autoportrait (1991)

Le Dernier été de Klingsor : l’autoportrait
Pully : Editions des ateliers Catherine Bolle et Raymond Meyer, 1991
Typo : François Roubin, Genève
8 doubles f. dans un emboîtage ; 34 cm
Suite de 6 eaux-fortes originales de Catherine Bolle inspirées du texte tiré de la nouvelle Le dernier été de Klingsor de Hermann Hesse, traduit par Edmond Beaujon
– 15 suites sur vélin d’Arches num. de 1/15 à 15/15
– un ex. de dépôt légal marqué 0
– 5 ex. rehaussés, comprenant en hors-texte une suite complète imprimée sur japon à marges perdues, justifiés de I/IV à IV/IV
Ex. n° 5, enrichi d’une suite sur Japon signée et d’une lettre manuscrite de l’artiste à l’imprimeur.

A l’instar du recueil Quatre planches de ta mère, réalisé en 1988, ce travail propose une réflexion sur l’autoportrait, la figure de l’artiste se superposant à celle de l’auteur.
Une gravure de grand format créée en parallèle, Les vergers marins, revisite le thème de Klingsor ; cette figure inquiétante située à la frontière du monde des ténèbres, entre ombre et lumière pouvait-elle ne pas interpeler Catherine Bolle, qui a exploité pour restituer l’univers mental de Hermann Hesse une technique d’eau-forte particulière, qui permet de faire apparaître des traits de lumière sur un fond sombre. Une dimension « magique » que l’alchimie de la gravure traduit à merveille.

Trois fragments (1989)

Trois fragments
de François Cheng, G. Pauthier, Salah Stétié
Pully : Raymond Meyer, 1989
Typo : François Roubin, Genève
2 double f., 7 pl., 4 f. sous coffret ; 41 cm
Sept tachygraphies (aquatintes) de Catherine Bolle
– 10 ex. num. de 1 à 10 ; – 2 ex. HC I et HC II
Ex. n° 2

Littéralement, le mot « tachygraphie » décrit une écriture en forme de taches. Le terme renvoie aussi à la mesure des pulsions du coeur, inscrivant l’écriture au centre de la passion. Cadence, rythme, contrôle des pulsations… boîte noire? Le recours à l’aquatinte transcrit admirablement ce travail de recherche sur la tache et le noir, suscité et rythmé par des extraits d’auteurs dans la lecture desquels l’artiste était alors immergée.

L’eau et les pierres . . . (1988)

L’eau et les pierres, leur langage, leur rôle dans la genèse de l’écriture
Pully, Editions des ateliers Catherine Bolle – Raymond Meyer, 1988
Typo : François Roubin Genève
18 f. dans un cartable : ill. ; 59 cm
Suite de 13 gravures originales de Catherine Bolle Bolle (aquatinte, pointe sèche et lavis d’acide), sur des extraits de Gaston Bachelard, Roger Caillois, G. Pauthier et Salah Stétié
– 10 ex. num. de 1 à 10
– 15 planches libres justifiées de I à XV tirées sur japon teinté main
– 2 EA (épreuves d’artiste)
Ex. n° 9

Une des premières collaborations de Catherine Bolle avec Raymond Meyer, qui marque aussi le début d’une aventure de vie. Raymond Meyer a joué un rôle moteur dans l’appropriation par l’artiste du champ littéraire, l’incitant notamment à découvrir un certain nombre d’auteurs contemporains et la sensibilisant à la richesse des textes et aux enjeux dont ils sont porteurs.

Dés et osselets (1994)

Dés et osselets
Pully : Editions Raymond Meyer, 1994
Typo: Thierry Bouchard, Losne
1 f., 6 f. de pl., dans un portefeuille ; 53 cm
Six gravures originales et un texte de Catherine Bolle
Portefeuille réalisé par Jacques Menétrey à Lausanne
– 6 ex. d’artiste dessinés num. de I à VI
– 11 ex. num. de 1 à 11
– 3 ex. hors commerce, HC I à HC III
Ex. HC I

Dés et osselets évoquent à la fois le jeu et le cube. La ville, comme jeu de cubes, enchevêtrement d’hexaèdres réguliers, constitue une thématique privilégiée du travail créatif de Catherine Bolle. On la trouve exprimée ici sous forme d’une suite de planches gravées ; elle sera également centrale dans d’autres livres, ainsi que dans « La Ville Verre », sculpture constituée d’un ensemble interchangeable de stèles cubiques en verre acrylique gravées et teintées.

Le Pré foulé (1993)

Le Pré foulé
Pully : Editions Raymond Meyer, 1993
Typo : François Roubin, Genève
84, [9] p. (p. 53 sautée), en feuilles, sous couverture gravée et étui ; 31 cm
Texte et gravures originales (techniques diverses) de Catherine Bolle
– 20 ex. num. de 1 à 20
– 8 ex. enrichis d’une esquisse à la mine de plomb signée par l’artiste, marqués EA I à EA VIII
Ex. « EA I »Le Pré foulé constitue une étape importante dans sa production de livres de Catherine Bolle. Un livre « à complications », pour emprunter une image chère aux horlogers, pensé un peu à la manière d’un « chef-d’oeuvre », dans lequel l’artiste a voulu montrer toute la richesse et la complexité des différentes techniques d’impression : bois gravé, taille-douce, photographie, à-plats colorés, etc.
Le texte, qui évoque, par son flux, une certaine idée de l’enfance et de l’adolescence (référence probable à son fils), joue à cache-cache avec le vert de la chlorophylle, appelée à se substituer au sang dans les veines. Le monde végétal est omniprésent, comme souvent dans le travail de l’artiste : les photographies représentent les prairies de son enfance.

Demi-mot (1991)

Demi-mot
Pully: Editions Raymond Meyer, 1991
Typo : Handsatz Fässler, Zurich
4 f. doubles et 9 pl. sous couverture gravée ; 4 cm
Etui réalisé par Jacques Menétrey, Lausanne
9 pointes sèches originales et un texte de Catherine Bolle sous couverture gravée
– 30 ex. num. 1 à 30
– 5 ex. justifiés EA I à EA V
– 5 ex. marqués de A à E, enrichis d’une gravure rehaussée en couleur par l’artiste
Ex. n° 2/30, enrichi pour la BCU de Lausanne d’une gravure rehaussée en couleur et de divers documents préparatoires (épreuves, correspondance avec l’imprimeur, etc.)

Quatre planches de ta mère (1988)

Quatre planches de ta mère
Genève : Editions Traces, 1988
Impression des gravures : Raymond Meyer, Pully
4 pl. et 2 f. dans un cartable ; 28 cm
4 pointes sèches originales de Catherine Bolle
– 26 ex. lettrés A à Z plus un lettré « zéro », les ex. O et « zéro » réservés à Olivier-Vincent Thomann
Ex. « A »

Réflexion sur le thème de l’autoportrait, dédiée par l’artiste à son fils, Olivier, né en 1985.
Le cartable est recouvert d’un papier de chine estampé par l’artiste dans le jardin des mûriers, à Bex, où elle a grandi, en appuyant directement les feuilles de papier sur les pierres recouvertes d’encre.