Le 4e Congrès International a eu le souci de mettre en perspective les dimensions de la Clinique des Auteurs de Violences Sexuelles avec les grands enjeux contemporains, sociologiques, juridiques, thérapeutiques, éducatifs et sécuritaires engagés dans les pratiques de soins, les pratiques évaluatives, les recherches et les formations.

Palais des Congrès, Paris (France)

Ces pratiques professionnelles s’inscrivent dans un contexte anthropologique autour des politiques et de l’éthique, dans l’espace de la Santé Publique.

Les organisateurs du Congrès ont souhaité faire entendre les interrogations et les travaux actuels engagés dans les études cliniques dans cet espace au croisement des différentes politiques organisant le Lien Social. Ces études cliniques recouvrent les aspects Criminologiques et Victimologiques, qui traversent de toute part la problématique générale des Violences sexuelles, de leurs auteurs et de leurs environnements.

Ce 4e Congrès a souhaité approcher les fonds théoriques et praxéologiques (études cliniques et analyse des pratiques) sur lesquels les offres de soins, les études exploratoires, les recherches et formations prennent sens. Les modifications instaurées par les transformations de la loi en lien avec des sensibilités collectives renouvelées en sont des illustrations.

On ne peut pas plus ignorer les Victimes, dans la réalité psychique et environnementale qui est la leur, que de s’abstraire d’un regard renouvelé sur les dimensions organisatrices psychiques, sociales et biologiques internes aux auteurs de violences. Deux orientations clés dessinent des contours d’interrogations manifestes dans l’ensemble des congrès : dangerosités, études des facteurs de risques, vulnérabilités personnelles et situationnelles. De même que nous ne pouvons résorber l’auteur des violences sexuelles à la seule approche médicalisante, nous ne pouvons réduire les positions victimales au simple regard juridique. L’exigence à prendre soin de soi et des autres rencontre sur le plan de la responsabilité une autre exigence. Celle-ci s’éprouve dans les modifications et les renouvellements de traitements, que ceux-ci soient sociaux, médicaux, juridiques. Les discours sécuritaires paraissent être essentiellement centrés sur la répression. Paradoxalement ces mêmes discours énoncent l’attente idéalisée d’effets d’une justice renouvelée, instauratrice de pratiques modifiées. La complexité s’oppose de plus en plus au simplisme des définitions antérieures sur la maladie, le soin, le trouble et les défaillances.

 

Les trois journées de travail se sont organisées autour de six thèmes directeurs :
 

1-Trauma et résilience.
2-Dangerosité criminologique, répétitions et seuil de vigilance.
3-Perspective Ethique et Témoignage, Le secret, Usage et Mésusage de la Parole de l’Enfant et plus généralement de la victime, le statut de la preuve et son usage.
4-L’environnement et Les Violences sexuelles, pratiques d’évaluations et d’enquêtes.
5-Les infracteurs émergents, Enfants, Adolescent, Femmes.
6-La Formation et la Transmission de la Clinique Médico-Légale des Experts et Thérapeutes.

 

Cahier des résumés