L’IDHEAP habite la Mouline

Interview de Jacques-André Vulliet, secrétaire général de l’IDHEAP, par Patrice Fumasoli, rédacteur en chef

L’IDHEAP vient d’emménager sur le campus de Dorigny dans un bâtiment tout neuf. L’occasion de s’arrêter sur la portée de l’événement et sur le rôle que le Ci a joué dans cette « migration ».


© photo P. Fumasoli

Tout d’abord pourriez-vous présenter l’IDHEAP en quelques mots ?
L’IDHEAP (Institut de hautes études en administration publique), a été créé sur une idée claire : servir d’interface entre théorie et pratiques de l’administration publique pour une amélioration continuelle de l’action publique. C’est « l’université pour le service public ». Son activité va de la recherche à l’enseignement, en passant par l’exécution de mandats (expertise). Il s’agit d’une fondation de droit privé qui réunit l’UNIL, l’EPFL, le canton de Vaud et la Confédération, qui fêtera ses 30 ans en 2011.

L’Institut a été fondé grâce à la générosité de M. Enrico Bignami, ancien administrateur délégué de Nestlé, qui avait quelques années auparavant fondé l’IMEDE (aujourd’hui IMD – International Institute for Management Development), en quelque sorte le pendant de l’IDHEAP dévolu au secteur privé. Après avoir envisagé différentes formules, le Rectorat et l’initiateur du projet ont acquis la conviction que la meilleure solution consistait à créer une fondation. Il convient toutefois de relever que les diplômes (doctorat, master PMP, MPA) décernés par l’IDHEAP sont signés par le recteur de l’UNIL, qui n’est autre que le vice-président de la fondation.


Jacques-André Vulliet, secrétaire général de l’IDHEAP

Où se situaient auparavant vos locaux ?
A Chavannes-près-Renens, l’essentiel des locaux était situé au « Vieux-Collège » mais une partie se trouvait à la rue de la Mouline 8. L’IDHEAP, depuis sa création en 1981 et son premier bureau situé à l’EPFL, a déjà connu plusieurs déménagements, en raison de son développement continu.

Pourquoi avoir décidé de déménager ?
Tout simplement parce que les locaux précédents étaient trop exigus et ne permettaient plus d’assurer un accueil correct. Ils étaient aussi trop éloignés du campus de l’UNIL et du métro, notamment pour ses étudiants qui viennent de toute la Suisse.

Combien de temps prend la planification et la réalisation d’un tel déménagement ?
En fait l’achat du terrain, le changement du plan d’affectation (zone industrielle), le concours d’architecture et la mise à l’enquête n’ont commencé qu’en 2006. En juillet 2010 le déménagement pouvait déjà se faire. Le chantier s’est déroulé de l’automne 2008 à l’automne 2010. Ce processus, vu l’ampleur du projet – la surface utile de l’institut a été triplée – et des obstacles à franchir, a donc été réalisé très rapidement !

Quelles synergies attendez-vous d’une présence sur le campus de l’UNIL ?
Vu les liens étroits qui unissent l’UNIL et l’IDHEAP depuis la fondation de l’institut, les synergies attendues sont nombreuses. Elles vont des bénéfices issus d’une proximité accrue des chercheurs de l’UNIL à l’utilisation du futur réfectoire de Géopolis, en passant par l’accès aux ressources techniques de l’UNIL (informatique, téléphonie, gestion des accès,…).

Comment s’est déroulé, informatiquement parlant, votre déménagement / emménagement ?
Très bien ! L’IDHEAP ne disposant que de 2 personnes (pour 1.5 EPT) dévolues à l’informatique, un tel processus ne peut être maîtrisé en interne. Le Ci a donc été un partenaire de choix pour épauler notre correspondant informatique. Choix du matériel (157 PC et 30 imprimantes), aide pour l’installation physique et logicielle des PC, expertise technique pour le déploiement du réseau physique (filaire et Wi-Fi), hébergement d’une petite dizaine de serveurs dans la salle des machines de l’Amphimax, installation d’une solution de visioconférence HD, carte à puce (carte d’étudiant, paiement, accès),… La centrale d’achats, les ingénieurs réseaux, le spécialiste campus card, les spécialistes micro, les assistants-étudiants du help desk : l’IDHEAP a fait appel à un large éventail de ressources que le Ci met à la disposition de l’UNIL. Je tiens ici à remercier tous ces employés du Ci qui ont permis à ce déménagement de se passer tout en douceur, du point de vue de l’utilisateur en tous les cas !

Une anecdote ?
Oui. Nous avions préparé avec le Ci une image d’installation pour les 157 nouveaux PC avec MS Office 2003. MS Office 2010, version supportée par le Ci, est sorti peu après la livraison des machines. Nous avons donc décidé de passer à cette version, afin de pouvoir compter, pendant les 5 ans de durée de vie des ordinateurs (selon les règles édictées par le Ci), de l’environnement bureautique le plus moderne possible. Nous n’avons pas les moyens, et ne souhaitons pas gaspiller des ressources qui sont comptées, en faisant d’importantes mises à jour postérieures au déploiement initial. Une fois encore l’aide du Ci (assistance mobile et spécialiste micro) a été essentielle pour mener à bien cette campagne de mise à jour !

Hébergez-vous des serveurs ou des applications dans les salles des machines du Ci ?
Oui, une petite dizaine de serveurs, dont un serveur web et un serveur Lotus Notes, cœur des outils collaboratifs et de la gestion de certains cursus. [Note de la rédaction : l’application Geoclip de la BADAC est hébergée au Ci, cf. article de ce numéro Le pouvoir de la visualisation sert la visualisation du pouvoir.

Utilisez-vous le help desk du Ci ?
Uniquement quand les ressources locales ont besoin de renfort.

Bénéficiez-vous des licences de sites UNIL ?
Oui, depuis longtemps.


La cafétéria du nouveau bâtiment

Quelle importance les nouvelles technologies ont-elles dans vos enseignements, aux niveaux des contenus et de l’outil ?
Elles font partie intégrante de l’institut. Le e-learning est par exemple traité par la chaire « systèmes d’information », même si l’importance et la prééminence du présentiel est reconnue par l’IDHEAP. Une chaire « gouvernance numérique » ausculte la question des outils de e-governement et de e-administration. Les outils de visioconférences (dont Skype, chaque PC de l’IDHEAP est équipé d’une webcam) sont abondamment utilisés du fait de la dimension nationale et internationale de l’institut. Des soutenances de thèse font appel à ce genre de technologie, afin de pouvoir bénéficier de la téléprésence d’un expert qui n’a pas eu le temps de faire le voyage par exemple. Nous ne disposons plus de salles informatiques, mais d’une trentaine de laptops. Il s’agit toujours d’optimiser et de flexibiliser les ressources au maximum : le budget de l’IDHEAP n’est pas illimité !

Avez-vous déjà testé, à l’image de l’IMD, une tablette tactile (l’iPad par exemple) dans le cadre de vos enseignements ?
(sourire) Oui, mais le prix de l’iPad a été jugé excessif en regard des ressources disponibles. En 2011 aura lieu un congrès qui servira de test à une « conférence sans papier », où une tablette (à choisir) sera offerte aux participants pour servir d’unique outil de communication entre les conférenciers et leur public (horaires, supports, mails,…).

Comment voyez-vous le quartier Mouline une fois que Géopolis sera ouvert, soit dès septembre 2012 ?
Un quartier qui sera devenu un important lieu de vie à l’UNIL… un endroit de choix pour l’IDHEAP et son futur !

En lien avec cet article : le site de l’IDHEAP

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