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	<title>CiNN &#187; Automne-hiver 2010-11</title>
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	<description>Centre informatique Net News - le magazine en ligne du Centre informatique de l&#039;UNIL</description>
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		<title>i-Ci n’est plus, vive CiNN</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Nov 2010 07:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>webci</dc:creator>
				<category><![CDATA[Automne-hiver 2010-11]]></category>

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		<description><![CDATA[<b>Editorial :</b> Un emballage neuf, un ton léger au service d'un contenu accessible et bien illustré. CiNN ou le monde bouillonnant des technologies de l'information vu à travers nos yeux et nos réalisations.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/files/2010/11/01_edito.jpg" width="240" />
		</p><p><em>par Patrice Fumasoli, rédacteur en chef, Ci-UNIL</em></p>
<p><strong>Editorial</strong>: Un emballage neuf, un ton léger au service d&rsquo;un contenu accessible et bien illustré. CiNN ou le monde bouillonnant des technologies de l&rsquo;information vu à travers nos yeux et nos réalisations.</p>
<p><img class="alignnone size-large wp-image-54" src="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/files/2010/11/01_edito-620x250.jpg" alt="" width="620" height="250" /><br />
<span style="color: #c0c0c0">© Antonio &#8211; Fotolia.com</span></p>
<p>Informer la communauté de l’UNIL des outils informatiques que le Ci met à sa disposition, attirer l’attention sur d’importantes mutations technologiques qui auront un impact sur la vie de l’institution : ces objectifs sont l’ADN de CiNN. 3 numéros rythmeront l’année académique (automne-hiver, été et printemps). Une rubrique &laquo;&nbsp;nouvelles brèves&nbsp;&raquo;, libre de toute périodicité, permettra aux collaborateurs du Ci, étudiants compris (plus de 20 étudiants travaillent au Ci !) de communiquer sur un ton moins formel. Pour attirer l’attention sur un article intéressant, pour communiquer une statistique (utilisation du Wi-Fi, de MyUNIL, de PrintUNIL,…), ou pour faire le compte rendu d’une conférence, d’un congrès ou d’un voyage. Les nouveaux collaborateurs du Ci seront bien entendus toujours mis à l’honneur, dans le cadre de l’incontournable rubrique &laquo;&nbsp;people&nbsp;&raquo;.</p>
<p>i-Ci, notre précédent journal en ligne, aura vécu 7 ans, c’est qui est long en matière de web. Il était donc grand temps de mettre un WordPress – un système de gestion de contenus web libre et plébiscité par des millions d’utilisateurs &#8211; dans le moteur du journal en ligne du Centre informatique, son prédécesseur Spip étant arrivé au bout de ses possibilités. Le nouveau look se veut plus clair, la navigation plus intuitive. Il est désormais possible de s’abonner au journal via RSS, histoire d’avoir les derniers contenus CiNN dans son agrégateur préféré (Thunderbird, Apple Mail, Google Reader,…). Le moteur de recherche se trouve en un coup d’œil, un nuage de mots-clefs permet de visualiser les sujets abordés tout en offrant un surf thématique, les articles écrits par un auteur se trouveront en un clic, le site sera optimisé pour les smartphones, des contenus multimédia apparaîtront progressivement… CiNN s’ancre d’un clin d’œil dans le web du 21e siècle.</p>
<p>Ce premier numéro abordera plusieurs sujets qui font l’actualité de l’UNIL et des nouvelles technologies. Le quartier Mouline se développe et, en attendant Géopolis, l’IDHEAP y dispose depuis la rentrée d’automne d’un bâtiment flambant neuf. Le secrétaire général de l’institut des hautes études en administration publique nous accueille pour une visite et une interview portant notamment sur l’intérêt d’une présence physique sur le campus de Dorigny, ainsi que sur l’informatisation de cet institut et de ses cursus, avec notamment le Ci comme partenaire. Sur le front des SIG, un atlas interactif de l’Etat – fruit d’une collaboration entre le Ci et l’IDHEAP &#8211; est désormais disponible, un outil à découvrir de toute urgence tant il est utile dans de nombreux domaines scientifiques. L’article qui présente notre offre d’hébergement de serveurs virtuels intéressera par exemple un groupe de recherche qui a besoin de serveurs sans pour autant avoir les ressources pour gérer une &laquo;&nbsp;ferme&nbsp;&raquo; de ce type bien particulier. Les étudiants de FBM feront quant à eux connaissance avec une nouvelle application web qui attribue par exemple les sujets des travaux de master sur la base d’un tirage au sort. Sur le front de l’actualité informatique au sens large, un étudiant en fac de droit (et collaborateur du Ci) nous propose de suivre le procès de la société Logistep &#8211; en direct du Tribunal fédéral s’il vous plaît – pour aborder le thème brûlant du &laquo;&nbsp;piratage&nbsp;&raquo; d’œuvres numériques protégées par les droits d’auteur. Et, pour finir, que serait un premier numéro sans un article de la main du directeur pour faire le point sur le Ci d’hier, d’aujourd’hui et de demain, le tout dans une perspective de qualité ?</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Ci pratique la « démarche qualité »</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Nov 2010 06:00:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>webci</dc:creator>
				<category><![CDATA[Automne-hiver 2010-11]]></category>
		<category><![CDATA[prospective]]></category>
		<category><![CDATA[réflexion]]></category>

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		<description><![CDATA[La qualité, c’est l’art d’être compris. C’est une définition inspirée par une affiche et qui me va bien pour faire le point sur la démarche qualité du Centre informatique menée cette année.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/files/2010/11/01_qualite.jpg" width="240" />
		</p><p><em>par Pascal Jacot-Guillarmod, directeur, Ci-UNIL</em></p>
<p>La qualité, c’est l’art d’être compris. C’est une définition inspirée par une affiche et qui me va bien pour faire le point sur la démarche qualité du Centre informatique menée cette année, où l’on verra que celui qui est compris n’est pas toujours celui qu’on croit.</p>
<p><img class="alignnone size-large wp-image-36" src="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/files/2010/11/01_qualite-620x250.jpg" alt="" width="620" height="250" /><br />
<span style="color: #c0c0c0">© Franck Boston &#8211; Fotolia.com</span></p>
<h3>Les personnes du Centre informatique</h3>
<p>L’Université de Lausanne a l’heureuse particularité d’appliquer la démarche qualité non seulement au niveau de ses facultés, mais aussi au niveau de ses services centraux. Nous sommes cette année l’un des services qui a mené une évaluation de ses activités. L’un des écueils d’une évaluation conduite par des experts externes et décidée par la direction est qu’elle soit perçue comme une sanction. Elle doit donc être précédée d’une auto évaluation interne, où chacun participe avec honnêteté et sans appréhension. Pour  le Centre informatique, une première évaluation avait été conduite en 2005-2006 sur une base purement volontaire. La crainte de sanctions ou de contrôle n’était pas perçue et j’ai pu mener avec mes collègues une évaluation basée sur nos forces et faiblesses, ainsi que sur les opportunités qui se présentent et les risques qui nous entourent. Parallèlement chaque responsable de groupe a demandé la participation de chacune de ses collaboratrices et de chacun de ses collaborateurs pour établir ce diagramme FFOR (Forces, Faiblesses, Opportunités, Risques). Les faiblesses que nous avions relevées en interne peuvent se résumer par pôle d’activité:</p>
<table style="width: 100%" border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #aaaaaa">pôle</td>
<td style="background-color: #aaaaaa">faiblesse</td>
</tr>
<tr>
<td>gouvernance</td>
<td>- complexité des systèmes d’information<br />
- sécurité et continuité de services non formalisé</td>
</tr>
<tr>
<td>infrastructure</td>
<td>- couche physique en cas de catastrophe<br />
- communication lacunaire sur notre offre de service<br />
- système de sauvegarde plus adapté aux capacités de stockage<br />
- service d’authentification fragile</td>
</tr>
<tr>
<td>architecture</td>
<td>- arbitrage des demandes difficile<br />
- rôles clef assurés par des personnes seules</td>
</tr>
<tr>
<td>service</td>
<td>- ergonomie des applications pas en phase avec les tendances actuelles<br />
- support, assistance, guichet et help desk: offre diffuse</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Sans attendre l’évaluation externe, nous avons abordé chacune des faiblesses identifiées et ceux qui nous connaissent ont vu que l’amélioration de ces points fait partie des projets importants menés en 2010.</p>
<h3>Les personnes du campus</h3>
<p>Comment savoir si les services que nous rendons à notre communauté sont bien ceux qui sont attendus et donnent satisfaction ? Il suffit de le demander. Nous avons donc conduit une enquête en ligne en décembre de l’année passée auprès de chacune et de chacun ayant un compte à l’université, soit près de vingt mille personnes. Le questionnaire portait sur une évaluation qualitative et générale de l’environnement de l’informatique de service, ainsi que sur une mesure de satisfaction pour des prestations particulières telles que l’accueil, le réseau Wi-Fi ou l’outil de publication des sites web pour n’en citer que quelques uns. Seuls 7 % des personnes interrogées ont répondu, est-ce dire que le 93 % pensent que les services d’information et de télécommunication font tellement partie de la vie courante qu’il n’y a pas de raison de profiter de l’occasion pour s’exprimer ? Les personnes qui ont pris le temps de répondre sont tout de même au nombre de 1‘436, ce qui laisse matière à analyse. Au niveau général, les adjectifs qualitatifs qui nous caractérisent le mieux, selon ce sondage, sont :</p>
<ul>
<li>nécessaire</li>
<li>utile</li>
<li>serviable.</li>
</ul>
<p>L’évaluation des services actuels est influencée par leur taux d’utilisation et par la catégorie de personnes interrogées. Les services les plus utilisés sont le webmail, le bureau virtuel my.unil et le réseau informatique sans fils. En terme de satisfaction, le trio de tête est celui du réseau Wi-Fi, du réseau standard et de l’espace de stockage centralisé. Et le trio de queue me direz-vous ? Le suivi des projets, la gestion des publications et l’hétérogénéité des réponses au niveau de l’assistance génèrent une insatisfaction pouvant atteindre 40% (d’une catégorie particulière et pour les personnes qui ont répondu bien sûr). Nous prenons au sérieux ces précieuses informations. Enfin, une question portait sur la qualité de services idéaux : les termes qui les caractériseraient sont efficacité, facilité d’usage et facilité d’accès.</p>
<h3>Les experts externes</h3>
<p>Deux personnes, des «amis critiques», nous ont accompagné dans notre démarche, MM. Katz d’<a href="http://www.educause.edu/">Educause</a> et Scaroni de <a href="http://www.switch.ch/fr">Switch</a>. Ils ont, en peu de temps, fait un travail remarquable et je les remercie encore une fois ici. A l’écoute de la direction, du Centre informatique et de représentants de notre communauté académique et administrative, étudiants compris, ils ont dépeint un portrait de l’informatique de service à l’UNIL assez flatteur :</p>
<ul>
<li>&laquo;&nbsp;the ci provides good value for money invested&nbsp;&raquo;</li>
<li>&laquo;&nbsp;unil information systems are stable&nbsp;&raquo;</li>
<li>&laquo;&nbsp;the sylvia system is well liked&nbsp;&raquo;.</li>
</ul>
<p>Certains domaines méritent bien sûr de l’attention. Les étudiants veulent toujours plus : plus d’imprimantes, plus de places de travail, plus de Wi-Fi. Les chercheurs goûtent peu à la complexité de la gestion des publications sur le web. Un niveau d’insatisfaction plus haut que la moyenne entoure les projets en informatique administrative, et là les experts ont la malice de noter que c’est une remarque valable dans de nombreuses organisations. Pour l’avenir, ils nous recommandent d’être attirés par le futur plutôt que poussés par le passé et ils recommandent à la direction d’élever le domaine IT (information technology) au niveau des valeurs stratégiques.</p>
<h3>La direction de l’université</h3>
<p>Le recteur et ses collègues sont les donneurs d’ordre de cette démarche. Nous devons rapporter directement à eux et ils fixent bien sûr la feuille de route pour l’avenir. Avons nous été bien compris ou les avons-nous bien compris? Les propositions que j’ai faite pour l’évolution de notre service ont été bien reçues, mais la direction a mis le doigt là où cela fait mal : avant de parler de stratégie, il faut traiter les imperfections et faiblesses de tous les jours. Message reçu, nous renforçons l’accent mis sur une gestion plus professionnelle des projets en partenariat étroit avec les métiers, nous renforçons l’esprit d’innovation et promouvons une vision holistique du système d’information et des technologies qui le sous-tendent. Cette démarche qualité sera suivie d’un point de situation annuel. Je me ferai un plaisir de revenir ici vous en donner quelque nouvelle.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>L’IDHEAP habite la Mouline</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Nov 2010 05:00:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>webci</dc:creator>
				<category><![CDATA[Automne-hiver 2010-11]]></category>
		<category><![CDATA[reportage]]></category>

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		<description><![CDATA[L’IDHEAP vient d’emménager sur le campus de Dorigny dans un bâtiment tout neuf. L’occasion de s’arrêter sur la portée de l’événement et sur le rôle que le Ci a joué dans cette migration.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/files/2010/11/01_idheap.jpg" width="240" />
		</p><p><em>Interview de Jacques-André Vulliet, secrétaire général de l’IDHEAP, par Patrice Fumasoli, rédacteur en chef</em></p>
<p>L’IDHEAP vient d’emménager sur le campus de Dorigny dans un bâtiment tout neuf. L’occasion de s’arrêter sur la portée de l’événement et sur le rôle que le Ci a joué dans cette « migration ».</p>
<p><img class="alignnone size-large wp-image-58" src="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/files/2010/11/01_idheap-620x250.jpg" alt="" width="620" height="250" /><br />
<span style="color: #c0c0c0;">© photo P. Fumasoli</span></p>
<p><strong>Tout d’abord pourriez-vous présenter l’IDHEAP en quelques mots ?</strong><br />
L’IDHEAP (Institut de hautes études en administration publique), a été créé sur une idée claire : servir d’interface entre théorie et pratiques de l’administration publique pour une amélioration continuelle de l’action publique. C’est « l’université pour le service public ». Son activité va de la recherche à l’enseignement, en passant par l’exécution de mandats (expertise). Il s’agit d’une fondation de droit privé qui réunit l’UNIL, l’EPFL, le canton de Vaud et la Confédération, qui fêtera ses 30 ans en 2011.</p>
<p>L’Institut a été fondé grâce à la générosité de M. Enrico Bignami, ancien administrateur délégué de Nestlé, qui avait quelques années auparavant fondé l’IMEDE (aujourd’hui <a href="http://www.imd.org/">IMD</a> &#8211; International Institute for Management Development), en quelque sorte le pendant de l’IDHEAP dévolu au secteur privé. Après avoir envisagé différentes formules, le Rectorat et l’initiateur du projet ont acquis la conviction que la meilleure solution consistait à créer une fondation. Il convient toutefois de relever que les diplômes (doctorat, master PMP, MPA) décernés par l’IDHEAP sont signés par le recteur de l’UNIL, qui n’est autre que le vice-président de la fondation.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-140" title="01_idheap2" src="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/files/2010/11/01_idheap2.jpg" alt="" width="290" height="300" /><br />
<span style="color: #c0c0c0;">Jacques-André Vulliet, secrétaire général de l’IDHEAP</span></p>
<p><strong>Où se situaient auparavant vos locaux ?</strong><br />
A Chavannes-près-Renens, l’essentiel des locaux était situé au « Vieux-Collège » mais une partie se trouvait à la rue de la Mouline 8. L’IDHEAP, depuis sa création en 1981 et son premier bureau situé à l’EPFL, a déjà connu plusieurs déménagements, en raison de son développement continu.</p>
<p><strong>Pourquoi avoir décidé de déménager ?</strong><br />
Tout simplement parce que les locaux précédents étaient trop exigus et ne permettaient plus d’assurer un accueil correct. Ils étaient aussi trop éloignés du campus de l’UNIL et du métro, notamment pour ses étudiants qui viennent de toute la Suisse.</p>
<p><strong>Combien de temps prend la planification et la réalisation d’un tel déménagement ?</strong><br />
En fait l’achat du terrain, le changement du plan d’affectation (zone industrielle), le concours d’architecture et la mise à l’enquête n’ont commencé qu’en 2006. En juillet 2010 le déménagement pouvait déjà se faire. Le chantier s’est déroulé de l’automne 2008 à l’automne 2010. Ce processus, vu l’ampleur du projet – la surface utile de l’institut a été triplée &#8211; et des obstacles à franchir, a donc été réalisé très rapidement !</p>
<p><strong>Quelles synergies attendez-vous d’une présence sur le campus de l’UNIL ?</strong><br />
Vu les liens étroits qui unissent l’UNIL et l’IDHEAP depuis la fondation de l’institut, les synergies attendues sont nombreuses. Elles vont des bénéfices issus d’une proximité accrue des chercheurs de l’UNIL à l’utilisation du futur réfectoire de Géopolis, en passant par l’accès aux ressources techniques de l’UNIL (informatique, téléphonie, gestion des accès,…).</p>
<p><strong>Comment s’est déroulé, informatiquement parlant, votre déménagement / emménagement ?</strong><br />
Très bien ! L’IDHEAP ne disposant que de 2 personnes (pour 1.5 EPT) dévolues à l’informatique, un tel processus ne peut être maîtrisé en interne. Le Ci a donc été un partenaire de choix pour épauler notre correspondant informatique. Choix du matériel (157 PC et 30 imprimantes), aide pour l’installation physique et logicielle des PC, expertise technique pour le déploiement du réseau physique (filaire et Wi-Fi), hébergement d’une petite dizaine de serveurs dans la salle des machines de l’Amphimax, installation d’une solution de visioconférence HD, carte à puce (carte d’étudiant, paiement, accès),… La centrale d’achats, les ingénieurs réseaux, le spécialiste campus card, les spécialistes micro, les assistants-étudiants du help desk : l’IDHEAP a fait appel à un large éventail de ressources que le Ci met à la disposition de l’UNIL. Je tiens ici à remercier tous ces employés du Ci qui ont permis à ce déménagement de se passer tout en douceur, du point de vue de l’utilisateur en tous les cas !</p>
<p><strong>Une anecdote ?</strong><br />
Oui. Nous avions préparé avec le Ci une image d’installation pour les 157 nouveaux PC avec MS Office 2003. MS Office 2010, version supportée par le Ci, est sorti peu après la livraison des machines. Nous avons donc décidé de passer à cette version, afin de pouvoir compter, pendant les 5 ans de durée de vie des ordinateurs (selon les règles édictées par le Ci), de l’environnement bureautique le plus moderne possible. Nous n’avons pas les moyens, et ne souhaitons pas gaspiller des ressources qui sont comptées, en faisant d’importantes mises à jour postérieures au déploiement initial. Une fois encore l’aide du Ci (assistance mobile et spécialiste micro) a été essentielle pour mener à bien cette campagne de mise à jour !</p>
<p><strong>Hébergez-vous des serveurs ou des applications dans les salles des machines du Ci ?</strong><br />
Oui, une petite dizaine de serveurs, dont un serveur web et un serveur Lotus Notes, cœur des outils collaboratifs et de la gestion de certains cursus. [Note de la rédaction : l’application Geoclip de la BADAC est hébergée au Ci, cf. article de ce numéro <a href="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/2010/11/le-pouvoir-de-la-visualisation-au-service-de-la-visualisation-du-pouvoir">Le pouvoir de la visualisation sert la visualisation du pouvoir</a>.</p>
<p><strong>Utilisez-vous le help desk du Ci ?</strong><br />
Uniquement quand les ressources locales ont besoin de renfort.</p>
<p><strong>Bénéficiez-vous des licences de sites UNIL ?</strong><br />
Oui, depuis longtemps.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-142" title="01_idheap3" src="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/files/2010/11/01_idheap3.jpg" alt="" width="500" height="332" /><br />
<span style="color: #c0c0c0;">La cafétéria du nouveau bâtiment</span></p>
<p><strong>Quelle importance les nouvelles technologies ont-elles dans vos enseignements, aux niveaux des contenus et de l’outil ?</strong><br />
Elles font partie intégrante de l’institut. Le e-learning est par exemple traité par la chaire « systèmes d’information », même si l’importance et la prééminence du présentiel est reconnue par l’IDHEAP. Une chaire « gouvernance numérique » ausculte la question des outils de e-governement et de e-administration. Les outils de visioconférences (dont Skype, chaque PC de l’IDHEAP est équipé d’une webcam) sont abondamment utilisés du fait de la dimension nationale et internationale de l’institut. Des soutenances de thèse font appel à ce genre de technologie, afin de pouvoir bénéficier de la téléprésence d’un expert qui n’a pas eu le temps de faire le voyage par exemple. Nous ne disposons plus de salles informatiques, mais d’une trentaine de laptops. Il s’agit toujours d’optimiser et de flexibiliser les ressources au maximum : le budget de l’IDHEAP n’est pas illimité !</p>
<p><strong>Avez-vous déjà testé, à l’image de l’IMD, une tablette tactile (l’iPad par exemple) dans le cadre de vos enseignements ?</strong><br />
(sourire) Oui, mais le prix de l’iPad a été jugé excessif en regard des ressources disponibles. En 2011 aura lieu un congrès qui servira de test à une « conférence sans papier », où une tablette (à choisir) sera offerte aux participants pour servir d’unique outil de communication entre les conférenciers et leur public (horaires, supports, mails,…).</p>
<p><strong>Comment voyez-vous le quartier Mouline une fois que Géopolis sera ouvert, soit dès septembre 2012 ?</strong><br />
Un quartier qui sera devenu un important lieu de vie à l’UNIL… un endroit de choix pour l’IDHEAP et son futur !</p>
<p>En lien avec cet article : <a href="http://www.idheap.ch">le site de l&rsquo;IDHEAP</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le pouvoir de la visualisation sert la visualisation du pouvoir</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Nov 2010 04:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>webci</dc:creator>
				<category><![CDATA[Automne-hiver 2010-11]]></category>
		<category><![CDATA[informatique scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[SIG]]></category>

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		<description><![CDATA[La base de données des cantons et des villes suisses (BADAC), liée à la technologie de webmapping Geoclip, permet de représenter le fédéralisme à l’aide de cartes interactives.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/files/2010/11/01_badac.jpg" width="240" />
		</p><p><em>par Alexandre Hirzel (Ci-UNIL) et Christophe Koller (IDHEAP)</em></p>
<p>La base de données des cantons et des villes suisses (<a href="http://www.badac.ch">BADAC</a>), liée à la technologie de webmapping <a href="http://www.geoclip.net">Géoclip</a>, permet de représenter le fédéralisme à l’aide de cartes interactives sur Internet. Ce nouvel atlas de l’Etat, unique en son genre, est le produit d’une collaboration interdisciplinaire étroite entre l’Institut de hautes études en administration publique (IDHEAP), le Centre informatique de l’UNIL et l’agence <a href="http://fabric.ch">Fabric|ch</a>.</p>
<p><img class="alignnone size-large wp-image-63" src="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/files/2010/11/01_badac-620x250.jpg" alt="" width="620" height="250" /><br />
<span style="color: #c0c0c0;">© Georgios Kollidas &#8211; Fotolia.com</span></p>
<h3>Objectif</h3>
<p>La Suisse fait partie des pays les plus stables et les plus prospères. Son système de gouvernement apparemment complexe mais basé sur une bureaucratie efficace occupe le sommet des classifications internationales. Or, sa Confédération d’Etats (les cantons) et leurs administrations locales (les communes) composent un puzzle où les différences l’emportent sur les ressemblances, où les missions diffèrent en fonction des contraintes géographiques, historiques, de l’organisation politico-administrative, des choix culturels et des ressources économiques. La compréhension du profil et des rouages de l’Etat demande donc de pouvoir en représenter les parties constitutives tout en les localisant dans l’espace et dans le temps.</p>
<p>A cette fin, la BADAC propose depuis 1999, à l’instigation de l’IDHEAP et avec l’appui des autorités cantonales et urbaines, une base de données relationnelle et un site assurant l’observation continue des réformes administratives, des structures et des acteurs de l’Etat au niveau des cantons et des villes suisses. Ses indicateurs et ses nombreuses publications sont gratuitement disponibles pour le public via le site <a href="http://www.badac.ch">www.badac.ch</a>. Bien que ces travaux aient montré leur pertinence et leur popularité, il restait à les intégrer dans un outil convivial permettant d’explorer ludiquement la complexité du système étatique suisse.</p>
<h3>Cartographier le fédéralisme suisse</h3>
<p>L’objectif de cet Atlas interactif de l’Etat (AsTAT) est de cartographier le fédéralisme suisse, d’identifier les spécificités régionales et locales, de présenter ses acteurs et ses prestations, bref de faciliter sa lecture. Il permet de cartographier l’Etat aux niveaux des administrations et des autorités, décrivant la répartition et le poids des acteurs et des structures dans l’espace et le temps (1990-2010). Il permet aussi de synthétiser la complexité du fédéralisme en suivant les modes d’organisation et les réformes administratives dans une optique comparative.</p>
<p>Les indicateurs de l’AsTAT sont mis à jour en temps réel. Différents fonds de carte permettent de mesurer l’influence de la culture, de la religion, de l’économie sur 200 indicateurs ventilés par domaine (autorités, gouvernance, personnel, collaborations et réformes, socialités, finances publiques, population et emplois, autres) et (sous-) thèmes. Les données peuvent être agrégées par grandes régions (permettant ainsi des comparaisons avec d’autres espaces européens) et par district (pour les données communales et urbaines).</p>
<p>La grande innovation de l’AsTAT tient dans ses possibilités de visualisation dynamique et d’analyses multi-niveaux des cantons, des villes et des communes. Ces derniers peuvent être agrégés tenant compte de différentes unités territoriales (par grandes régions, par la langue majoritaire, le type de religion, le bassin d&rsquo;emploi, les régions LIM; la répartition villes/campagne et le district).</p>
<p><a href="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/files/2010/11/01_badac2.png" rel="lightbox[15]"><img class="alignnone size-medium wp-image-152" title="01_badac2" src="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/files/2010/11/01_badac2-300x206.png" alt="" width="300" height="206" /></a><br />
<span style="color: #c0c0c0;">Aperçu de l’interface Géoclip</span></p>
<p>La possibilité de sélectionner et d’analyser un groupe de cantons ou de communes permet de réaliser aisément des comparaisons personnalisées. Les niveaux institutionnels peuvent également être comparés entre eux permettant ainsi de modéliser la Suisse et le fédéralisme du futur.</p>
<p>Les indicateurs proposés par l’AsTAT sont de trois types :</p>
<p>1) Les variables absolues représentent un nombre ou un montant, comme un nombre d’habitants, de sièges politiques ou encore une somme d’argent. Sur la carte, elles sont représentées par un cercle orange de taille proportionnelle.</p>
<p><a href="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/files/2010/11/01_badac3.png" rel="lightbox[15]"><img class="size-medium wp-image-155 alignnone" title="01_badac3" src="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/files/2010/11/01_badac3-300x205.png" alt="" width="300" height="205" /></a><br />
<span style="color: #c0c0c0;">La taille des cercles est proportionnelle au nombre de naturalisations en 2008</span></p>
<p>2) Les variables relatives représentent une valeur rapportées à une valeur de référence, comme par exemple un pourcentage ou une densité. Elles sont représentées sur la carte par un dégradé du blanc au rouge.</p>
<p><a href="http://www2.unil.ch/badac/light/carto.php?lang=fr&amp;nivgeos=com&amp;curCodeDomCH=dom9&amp;curCodeThemeCH=comthm910&amp;typindCH=C&amp;curCodeIndCH=Vs11_14d1&amp;curserieCH=2000"><img class="size-medium wp-image-157  alignnone" src="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/files/2010/11/01_badac4-300x207.png" alt="" width="300" height="207" /></a><br />
<span style="color: #c0c0c0;">Le dégradé du blanc au rouge représente le pourcentage de personnes en ménage collectif par commune</span></p>
<p>3) Les variables qualitatives représentent des valeurs discrètes, non additives, telles que l’appartenance à un parti, l’acceptation ou le refus d’une initiative ou encore un type d’organisation politique. Elles sont représentées sur la carte par des couleurs nettement différentiables. Il est possible de superposer un indicateur relatif (rond orange) sur un indicateur d’un autre type (surface colorée).</p>
<p><a href="http://www2.unil.ch/badac/light/carto.php?lang=fr&amp;nivgeos=can&amp;curCodeDomCH=dom2&amp;curCodeThemeCH=canthm210&amp;typindCH=I&amp;curCodeIndCH=C1_54c&amp;curserieCH=2004&amp;curCodeDomSB=dom2&amp;curCodeThemeSB=canthm210&amp;typindSB=R&amp;curCodeIndSB=C1_52&amp;curserieSB=2004"><img class="size-medium wp-image-159 alignnone" src="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/files/2010/11/01_badac5-300x215.png" alt="" width="300" height="215" /></a><span style="color: #c0c0c0;"><br />
La couleur de chaque canton représente le parti politique du chancelier (par exemple, en orange, le PDC)</span></p>
<h3>Technologie</h3>
<p>Cet atlas s’appuie sur le produit Géoclip Serveur pour lequel l’UNIL dispose d’une licence de site (cf. <a href="http://www3.unil.ch/spip/article172.html">précédent article dans i-Ci</a>). Développé par des statisticiens-géographes issus de l’<a href="http://www.insee.fr/fr/default.asp">INSEE</a>, cet outil de webmapping basé sur les technologies Flash et MySQL est de plus en plus utilisé, en particulier par les administrations suisses (Vaud, Neuchâtel, Grisons, Bâle).</p>
<p>Au départ se trouve la base de données MySQL de la BADAC, mise à jour quotidiennement par les statisticiens-politologues de l’IDHEAP. Cette base données, utilisées également à des fins d’analyse et de publication, est répliquée dans une seconde base MySQL, et au passage restructurée selon le schéma particulier demandé par Géoclip. Ces données alimentent alors de façon dynamique les cartes au format Flash de l’application de cartographie interactive proprement dite. Le format Flash utilisé par Géoclip garantit la fluidité et la convivialité de l’interface, ainsi que la qualité des exportations et des impressions, mais exclut pour l’instant les appareils qui tournent sous iOS (iPhone, iPad,…).</p>
<h3>Réception</h3>
<p>Mis en production au début octobre 2010, l’atlas a connu dans la presse un accueil enthousiaste. Dans les trois régions linguistiques suisses, nombre de journaux ont repris et parfois développé l’annonce de son lancement. Le site a également connu un franc succès, avec plusieurs milliers de cartes générées durant le mois d’octobre.</p>
<p>En lien avec cet article :<br />
les cartes dynamiques de l&rsquo;AsTAT sont <a href="http://www.badac.ch/fr/prestations/atlas//index.php">accessibles via le site de la BADAC</a>, ventilées par domaines et (sous-)thèmes.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Des serveurs virtuels à la pelle</title>
		<link>http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/2010/11/des-serveurs-virtuels-a-la-pelle/</link>
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		<pubDate>Tue, 30 Nov 2010 03:00:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>webci</dc:creator>
				<category><![CDATA[Automne-hiver 2010-11]]></category>
		<category><![CDATA[business continuity]]></category>
		<category><![CDATA[infrastructure]]></category>
		<category><![CDATA[virtualisation]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a 3 ans, nous vous avions présenté le processus d'implémentation de la virtualisation au Ci. Nous vous invitons cette fois à faire un tour d'horizon des avantages de ces machines virtuelles.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/files/2010/11/01_virtualisation.jpg" width="240" />
		</p><p><em>par Yassine Ghennai, administrateur Oracle + systèmes Linux, Ci-UNIL</em></p>
<p>Il y a 3 ans, nous vous avions présenté le processus d&rsquo;<a href="http://www3.unil.ch/spip/article111.html">implémentation de la virtualisation au Ci</a>. Nous vous invitons cette fois à faire un tour d&rsquo;horizon des avantages de ces machines virtuelles qui fonctionnent aujourd’hui en terme de continuité de service, de rationalisation des coûts ou de consommation d’énergie.</p>
<p><img class="alignnone size-large wp-image-70" src="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/files/2010/11/01_virtualisation-620x250.jpg" alt="" width="620" height="250" /><br />
<span style="color: #c0c0c0;">© sellingpix &#8211; Fotolia.com</span></p>
<h3>Notre expérience</h3>
<p>Cela fait maintenant presque 8 ans que nous avons introduit la virtualisation des serveurs au Ci, et nous sommes toujours satisfaits d’avoir fait ce choix. Le produit choisi à l’époque était VMware. Depuis nous n’avons cessé d’augmenter notre capacité à accueillir toujours plus de machines virtuelles (ou <em>VM</em> pour Virtual Machine), ce qui signifie de nouveaux serveurs et de nouveaux services. Avec l’expérience, nous avons vu que nous pouvions virtualiser la plupart de serveurs. Il n’y a que de très rares cas où on ne peut pas profiter de cette technologie.</p>
<p>Depuis début 2010 nous avons passé à la dernière version de VMware connue sous le nom de vSphere, l’innovation technologique qui nous promet de nous propulser dans l’ère du <em>cloud computing</em> (concept de déportation sur des serveurs distants des traitements informatiques traditionnellement localisés sur le poste utilisateur)… Cette version nous a permis de généraliser différentes fonctionnalités. Exemples:</p>
<ul>
<li><strong>HA</strong> (High Availability ou Haute Disponibilité) : si un serveur physique tombe en panne, les VMs sont automatiquement redémarrées sur les autres machines en attente.</li>
<li><strong>DRS</strong> (Distributed Resource Scheduler ou Répartiteur de charge) : si un serveur virtuel a besoin de plus de puissance, il est déplacé sur un serveur physique moins chargé.</li>
<li><strong>vMotion</strong> : déplacer un serveur virtuel d’un serveur physique à un autre, sans que personne ne s’en aperçoive !</li>
</ul>
<p><img class="size-full wp-image-169 alignnone" src="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/files/2010/11/01_virtualisation2.gif" alt="" width="350" height="168" /><span style="color: #c0c0c0;"><br />
Déplacement des VMs de la machine en panne vers les autres serveurs &laquo;&nbsp;survivants&nbsp;&raquo; (source: vmware.com)</span></p>
<p>Toutes ces fonctionnalités permettent d’augmenter considérablement la disponibilité de nos serveurs, donc des services qui y sont hébergés. Plus besoin d’arrêter une machine pour une panne physique ou un autre problème de mise-à-jour lié au hardware. La qualité et la disponibilité du service s’en trouve augmentée. Un redémarrage lié au système d’exploitation ou de l’application de la VM peut quand même s’avérer nécessaire, mais plus de la <em>couche de bas niveau vSphere</em> ! C’est ça la magie du nuage, le fameux cloud computing tant vanté : l’informatique libérée de la pesanteur de la gestion des machines physiques…</p>
<h3>Topologie et inventaire</h3>
<p>Comme l’UNIL n’a pas cessé de grandir ces dernières années, le besoin en ressources informatiques n’a pas cessé de croître non plus. Le Ci a donc continuellement augmenté la puissance de ses salles des machines (<a href="http://www3.unil.ch/spip/article207.html">voir article dans i-Ci</a>). Nous avons depuis quelques mois plus de machines virtuelles que physiques au Ci… un tournant qui illustre une tendance de fond vers la virtualisation des serveurs.</p>
<p>Actuellement notre parc de machines, pour la virtualisation, est constitué de :</p>
<ul>
<li>18 serveurs physiques, Dell ou Sun,</li>
<li><a href="http://www3.unil.ch/spip/article197.html">2 SAN</a> (Storage Area Network, stockage déporté, connecté aux serveurs souvent avec une fibre optique) pour le stockage, EMC2 Clariion (avec chacun 10.5 TB de disque dédié à la virtualisation)</li>
<li>environ 140 machines virtuelles.</li>
</ul>
<p>Le graphique ci-dessous illustre l’efficacité des machines virtuelles. Moyennant une croissance raisonnable du nombre d’ordinateurs, le nombre de serveurs virtuels a fortement augmenté :</p>
<p><img class="size-full wp-image-162 alignnone" src="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/files/2010/11/01_virtualisation3.png" alt="" width="488" height="293" /><br />
<span style="color: #c0c0c0;">Augmentation du nombre de machines virtuelles depuis 2006</span></p>
<h3>Plus de sécurité</h3>
<p>Il existe des événements qui sont hors de notre contrôle, comme par exemple :</p>
<ul>
<li>une panne d’alimentation, panne des onduleurs (UPS : Uninterruptible Power Supply, batterie et onduleur qui évite les coupures de courtes de l’alimentation de ville),</li>
<li>la malveillance,</li>
<li>une fuite d’eau,</li>
<li>le feu,</li>
<li>la destruction de bâtiment…</li>
</ul>
<p>Depuis plus d’une année nous avons donc réparti notre hardware entre nos salles informatiques de l’Amphimax et l’Internef. Le but est de ne pas &laquo;&nbsp;mettre tous nos œufs dans le même panier&nbsp;&raquo; en cas de panne majeure sur notre site principal.</p>
<p>Notre stratégie vise à garantir la meilleure protection contre ces risques, selon les conclusions issues de notre <a href="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/2010/11/le-ci-pratique-la-demarche-qualite">démarche qualité</a>. Car les données informatiques et les services informatiques deviennent toujours plus critiques pour le bon fonctionnement de l’UNIL.</p>
<h3>Que pouvons-nous faire pour vous ?</h3>
<p>Nous proposons, depuis quelques années déjà, d’héberger dans un cadre sécurisé vos serveurs au Ci. Nous avons actuellement un soixantaine de machines virtuelles qui appartiennent à des facultés ou des instituts. Vos serveurs seront mieux protégés au Ci que dans le placard surchauffé d’un de vos bureaux !</p>
<p>Il vous est donc possible de demander au Ci, dans le cadre d’un projet précis, des machines virtuelles pour vos besoins spécifiques. Nous vous offrons, après signature d’un SLA (Service Level Agreement, accord signé entre l’hébergeur et le propriétaire de la ressource, pour définir les limites de responsabilité de chacun), une plateforme où vous pourrez installer la plupart des systèmes d’exploitation (OS) du marché ou même certains OS libres.</p>
<p>Vous aurez accès à vos machines grâce à un petit logiciel client qui vous permettra de travailler comme si vous aviez la machine sous votre bureau. Vous pourrez, depuis votre poste, installer avec votre CD/DVD toutes vos applications ! Vous serez donc en mesure de gérer vos machines et vos services intégralement, à votre convenance. Vous n’aurez pas besoin de nous pour intervenir sur vos machines.</p>
<p><strong>Vos avantages si vous profitez de notre offre d’hébergement de machines virtuelles</strong></p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #aaaaaa;">caractéristiques</td>
<td style="background-color: #aaaaaa;">conséquences</td>
</tr>
<tr>
<td>amélioration drastique de la disponibilité des services</td>
<td>serveurs pratiquement jamais arrêtés</td>
</tr>
<tr>
<td>exploitation maximale des ressources hardware</td>
<td>faire plus avec moins</td>
</tr>
<tr>
<td>optimisation des ressources (CPU, mémoire et énergie)</td>
<td>bilan écologique nettement amélioré</td>
</tr>
<tr>
<td>simplifie le management d’une grande quantité de serveurs</td>
<td>moins de &laquo;&nbsp;prises de tête&nbsp;&raquo;</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Il est peut-être temps de penser à virtualiser vos serveurs… non ?</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Procès Logistep : en direct du Tribunal fédéral</title>
		<link>http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/2010/11/proces-logistep-en-direct-du-tribunal-federal/</link>
		<comments>http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/2010/11/proces-logistep-en-direct-du-tribunal-federal/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 30 Nov 2010 02:00:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>webci</dc:creator>
				<category><![CDATA[Automne-hiver 2010-11]]></category>
		<category><![CDATA[droit numérique]]></category>
		<category><![CDATA[étudiants]]></category>
		<category><![CDATA[réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[reportage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/?p=72</guid>
		<description><![CDATA[Le 8 septembre 2010 est à marquer d’une pierre blanche dans l’agenda des internautes suisses qui se préoccupent des droits d'auteur. Résumé des délibérations publiques du Tribunal fédéral.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/files/2010/11/01_logistep.jpg" width="240" />
		</p><p><em>par François Charlet, étudiant en droit et assistant-étudiant, Ci-UNIL</em></p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td>Cet article ne représente pas l’avis du Centre informatique de l&rsquo;UNIL sur la question : il s’agit du point de vue assumé et argumenté d’un étudiant en droit à l’UNIL.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Le mercredi 8 septembre 2010 est à marquer d’une pierre blanche dans l’agenda des internautes suisses. Résumé des délibérations lors de la séance publique au Tribunal fédéral, à Lausanne, à la première Cour de droit public.</p>
<p><img class="alignnone size-large wp-image-75" src="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/files/2010/11/01_logistep-620x250.jpg" alt="" width="620" height="250" /><br />
<span style="color: #c0c0c0;">© Nikolai Sorokin &#8211; Fotolia.com</span></p>
<h3>Si vous avez raté le début</h3>
<p>1. <a href="http://www.logistepag.com">Logistep</a> est une société basée dans le canton de Zoug. Sur mandat des propriétaires de droits d’auteur, elle recherche des preuves électroniques d’actes de téléchargement illégal. Plus concrètement, elle surveille et collecte des informations (adresses IP, etc.) concernant les échanges de contenus sur les réseaux P2P (peer-to-peer) afin de les utiliser dans le cadre de procès et/ou dans des menaces de poursuites pénales.</p>
<p>2. Le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (<a href="http://www.edoeb.admin.ch/index.html?lang=fr">PFPDT</a>) a émit une <a href="http://khannibal.files.wordpress.com/2010/04/rec_pfpdt_200801009.pdf">recommandation</a> en janvier 2008. Dans les grandes lignes, le PFPDT affirme qu’on ne peut transmettre ces informations à des personnes tierces sans le consentement des personnes touchées. Selon la <a href="http://www.admin.ch/ch/f/rs/2/235.1.fr.pdf">loi sur la protection des données</a> (LPD), le traitement de telles données par une personne privée est interdit car il constitue une atteinte illicite à la personnalité (<a href="http://www.admin.ch/ch/f/rs/235_1/a12.html">art. 12 al. 1 et 2</a>) et il n’est pas justifié par un intérêt prépondérant (<a href="http://www.admin.ch/ch/f/rs/235_1/a13.html">art. 13 al. 1</a>).</p>
<p>3. Deux intérêts s’opposent alors : ceux des détenteurs de droits d’auteur, qui souhaitent que leurs droits soient respectés et que les auteurs d’infractions violant leurs droits soient poursuivis ; et ceux des personnes comme vous et moi, utilisatrices d’Internet, dont les droits de la personnalité, notamment le droit au respect de la vie privée (Constitution fédérale, <a href="http://www.admin.ch/ch/f/rs/101/a13.html">art. 13</a>) doivent être protégés des atteintes illicites.</p>
<p>4. Logistep a fait recours contre cette recommandation, et le Tribunal administratif fédéral n’a pas suivi la recommandation du PFPDT, jugeant que la fin justifie les moyens, à défaut de base légale sur la surveillance par des personnes privées. Le but étant de chasser les personnes piratant des œuvres protégées par les droits d’auteur, les méthodes de Logistep ne requièrent pas le consentement des personnes visées, puisque ces méthodes sont, selon le Tribunal administratif fédéral, compatibles avec le principe de la bonne foi (Code civil suisse, <a href="http://www.admin.ch/ch/f/rs/210/a2.html">art. 2</a>). En résumé, l’intérêt public que représente la traque des fraudeurs est supérieur à l’intérêt privé à la protection des données.</p>
<p>C’est contre la décision du Tribunal administratif fédéral que l’avocat <a href="http://www.sebastienfanti.ch">Sébastien Fanti</a> a déposé un recours au Tribunal fédéral visant à annuler la décision.</p>
<h3>L’épineuse question de la protection des droits d’auteur à l’ère numérique</h3>
<p>Quatre juges étaient présents (Messieurs Eusebio, Raselli, Reeb et Fonjallaz, les deux premiers s’exprimant en italien et allemand), ainsi que le Président de la Cour (Monsieur Féraud, s’exprimant en allemand). Les raisonnements que je rapporte ici sont ceux des deux juges francophones. La séance a commencé par la lecture de l’arrêt attaqué (en allemand), celui du Tribunal administratif fédéral du 27 mai 2009. Puis le juge Fonjallaz a pris la parole.</p>
<p>Le juge commence par reconnaître la difficulté de la protection des droits d’auteur à l’ère numérique. Il relève qu’il faut accorder une protection aux détenteurs de ces droits, mais pas à n’importe quel prix. Ici, des règles fédérales ont été violées (art. 13 LPD), donnant la prépondérance aux droits d’auteur face à la protection de la sphère privée. Le juge propose donc de considérer les adresses IP comme des données personnelles, comme l’a fait l’Europe dans une directive.</p>
<p>Dans ce cadre, Logistep AG a-t-elle des motifs justificatifs ? Il conviendrait de les admettre avec retenue. D’abord, il propose d’analyser les intérêts de Logistep AG et des mandants : ils sont privés. L’entreprise a un but purement commercial et cherche à faire payer des droits d’auteur et à obtenir des dommages et intérêts des “pirates”. Le domaine est donc avant tout commercial. Mais qu’en est-il des intérêts des citoyens ? La loi sur la protection des données poursuit un intérêt public à la protection des données et de la sphère privée. Il convient donc de mettre en balance l’atteinte aux droits personnels et les droits d’auteur. Les internautes subissent-ils une atteinte par le biais de l’activité de Logistep AG ? Oui, car ils n’ont pas connaissance de la récolte des données à leur sujet, ce qui constitue une atteinte importante à la sphère privée.</p>
<p>S’il fallait privilégier (excessivement) la protection des droits d’auteur, l’intérêt prépondérant de Logistep AG ne serait admis qu’avec retenue en la matière. Il convient donc de faire une pondération. La violation de l’art. 4 LPD est avérée. Le Tribunal administratif fédéral retient que l’activité serait autorisée faute de base légale. Le juge Fonjallaz rappelle que, dans l’ATF 126 I 50, le Tribunal fédéral avait admis que la communication par email était confidentielle, comme pour le téléphone. Il faut donc appliquer les mêmes critères aux adresses IP car elles permettent d’identifier un internaute. Le domaine relèverait de la télécommunication, au sens des art. 2 et 3 de la loi fédérale sur les télécommunications, qui est d’ailleurs protégé constitutionnellement. Il convient donc de remettre en cause le considérant 8.3.2 du jugement du Tribunal administratif fédéral qui affirme que l’absence de base légale justifie d’autoriser Logistep AG à poursuivre son activité.</p>
<h3>L’Etat et le devoir de protection de la sphère privée des citoyens</h3>
<p>Le juge Fonjallaz continue et rappelle que l’Etat a le devoir de protéger la sphère privée (art. 43 de la loi fédérale sur les télécommunications, et art. 321 ter du Code pénal). Selon la pratique européenne, l’adresse IP est une donnée personnelle et son traitement relève de l’art. 5 de la directive précitée.</p>
<p>Qu’en est-il de la proportionnalité de l’activité Logistep ? Son activité consiste à s’introduire dans les réseaux P2P pour télécharger des œuvres, et enregistrer les données IP de ceux qui ont fourni le fichier, puis déposer une plainte pénale pour obtenir des fournisseurs d’accès les identités des utilisateurs en question. Cela représente-t-il une forme d’investigation secrète qui serait soumise à la loi fédérale sur l’investigation secrète ? (Rappel de la confirmation de la jurisprudence à l’ATF 134 IV 226.) Cela avait été admis auparavant pour la police sur Internet. La violation des droits d’auteur ne fait pas partie de la liste des infractions qui autoriserait une investigation secrète. Donc un juge pénal ne devrait normalement pas donner suite aux demandes de Logistep AG.</p>
<h3>Le problème de l’identification sans erreurs</h3>
<p>Le juge Fonjallaz rappelle aussi que le Wi-Fi ouvert (dans les cafés, Starbuck’s, et autres endroits publics) empêche d’ailleurs d’identifier les gens. Il convient encore de considérer le fait que nombre de gens ne sécurisent pas leur Wi-Fi, empêchant donc de savoir qui a vraiment téléchargé. En résumé, les mises en cause erronées de personnes, et notamment l’utilisation à ces fins de la procédure pénale ne doivent pas être protégées. Il convient donc de laisser la tâche au législateur, comme l’a fait la France récemment.</p>
<h3>De la nécessité de lutter contre les pirates, mais dans le cadre de la loi</h3>
<p>Le juge Reeb admet la nécessité de lutter contre les pirates, mais relève aussi l’importance de la liberté de naviguer sur le web. Selon lui, ces deux éléments sont contradictoires. Il reste d’ailleurs perplexe sur le fait que la décision rendue aujourd’hui soit valable demain, car après avoir été voir de ses propres yeux ces réseaux P2P, il y a vu qu’on y échangeait aussi des moyens pour camoufler des adresses et contourner la surveillance. Il fait donc un parallèle avec les affaires de dopages, où les dépisteurs ont toujours du retard par rapport aux coureurs.</p>
<p>Il affirme aussi que l’adresse IP n’est pas juste un “numéro de téléphone”. C’est bien plus. Dans le cas de traitement de données personnelles par des personnes privées, il faut se référer aux art. 12 et 13 LPD, ainsi qu’à l’art. 28 CC. L’atteinte serait donc ici illicite, car il est nécessaire d’obtenir un consentement par la “victime” du traitement de ses données. Dans le cas contraire, il y aurait une atteinte à la personnalité sauf si une intérêt prépondérant privé ou public existe. Logistep a-t-elle cet intérêt (vu que son activité est secrète) ?</p>
<h3>Sphère privée versus droits d’auteurs</h3>
<p>Le juge Reeb insiste sur le fait qu’il ne faut pas se demander si la sphère privée prime les droits d’auteur. Logistep AG a un intérêt commercial et le manque de la base légale est problématique en l’espèce. Le principe de proportionnalité ne s’applique pas non plus. Le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence a donc eu raison de faire recours. Le juge Reeb insiste aussi sur la volonté du Tribunal fédéral de ne pas protéger les pirates, mais il faut une base légale pour surveiller ces réseaux. Cette tâche devrait être confiée à un organisme public et non pas privé, comme Logistep AG. Il fait l’analogie avec la problématique des caméras de surveillance pour lesquelles de nombreuses limites d’utilisation ont été instituées (notamment sur la durée conservation des données). Mais avec le P2P, on s’autoriserait à faire n’importe quoi sous prétexte qu’il y a un flou juridique ? Non. Il convient donc de ne pas protéger les pirates mais le droit en son état actuel.</p>
<p>Le juge Eusebio prend ensuite la parole, en italien (langue que je ne comprends pas vraiment), puis la passe au Président Féraud qui propose de ne pas entrer en matière. Le juge Raselli donne son avis puis le juge Reeb lui succède.</p>
<p>Ce dernier martèle qu’on se trouve en présence d’une atteinte illicite (et inconnue) à la personnalité. Y a-t-il une raison de la justifier ? Y a-t-il un intérêt privé ou public prépondérant ? En l’espèce, il n’y a surtout aucune base légale. Logistep AG ne peut pas s’ériger en gendarme du P2P. Il faut un cadre juridique permettant cette collecte de données. Il n’y a donc pas de raison suffisante pour autoriser cette atteinte illicite. Autrement dit, la fin ne justifie pas les moyens, contrairement à ce qu’avait décidé le Tribunal administratif fédéral.</p>
<h3>La justice peut-elle être privée, fût-ce sur le web ?</h3>
<p>Le juge Fonjallaz demande s’il faut autoriser les actes de justice privée sur le web ? Certainement pas, mais les droits d’auteur nécessitent une protection, qui doit être revue en d’autres lieux (cf. au Parlement fédéral).</p>
<p>Les autres juges s’expriment puis le juge Fonjallaz demande la parole une dernière fois. Il demande à ce que, dans l’arrêt qui sera rendu, le caractère de l’atteinte et l’absence du caractère prépondérant de l’intérêt de Logistep et de ses mandants soit signalé. Il rappelle encore que l’intérêt prépondérant doit être admis de façon restrictive.</p>
<h3>Le verdict</h3>
<p>Finalement, les juges passent aux votes, et d’une courte majorité (3 voix contre 2), décident de dénoncer auprès des autorités compétentes et de poursuivre pénalement Logistep AG. L’activité de Logistep AG est donc illégale en Suisse.</p>
<p>En lien avec cet article :<br />
- cet article est tiré du <a href="http://francoischarlet.ch">blog de l&rsquo;auteur</a><br />
- <a href="http://www.tsr.ch/info/sciences-tech/2455922-la-sphere-privee-plus-forte-que-les-droits-d-auteur.html">ce jugement vu par le site de la TSR</a><br />
- <a href="http://www.ictjournal.ch/fr-CH/News/2010/11/22/Piratage-Logistep-gagne-une-manche-en-Allemagne.aspx">Logistep en Allemagne, sur le site ICTjournal</a></p>
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		<title>Une application web met le hasard au service des étudiants FBM</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Nov 2010 01:00:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>webci</dc:creator>
				<category><![CDATA[Automne-hiver 2010-11]]></category>
		<category><![CDATA[développement]]></category>
		<category><![CDATA[étudiants]]></category>
		<category><![CDATA[gestion]]></category>

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		<description><![CDATA[Les étudiants en maîtrise de médecine humaine doivent présenter un travail portant sur un sujet proposé par un tuteur. Une interface web leur facilite désormais la vie.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/files/2010/11/01_fbm.jpg" width="240" />
		</p><p><em>par Christian Tharin, conception et développement, Ci-UNIL</em></p>
<p>Les étudiants en maîtrise de médecine humaine doivent présenter un travail portant sur un sujet proposé par un tuteur. Une interface web leur facilite désormais la vie.</p>
<p><img class="alignnone size-large wp-image-81" src="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/files/2010/11/01_fbm-620x250.jpg" alt="" width="620" height="250" /><br />
<span style="color: #c0c0c0;">© Ioana Davies (Drutu) &#8211; Fotolia.com</span></p>
<h3>Problématique</h3>
<p>160 nouveaux étudiants entament une maîtrise de médecine humaine chaque année. Ils doivent choisir des sujets proposés par 500 tuteurs, tous enseignants à la FBM. Le travail pouvant durer 3 années, il y a actuellement près de 500 travaux de maîtrise en cours.</p>
<p>La FBM a choisi d’attribuer ces sujets aux étudiants par tirage au sort, mais en tenant compte des préférences de chacun. Une fois le tirage au sort effectué et le sujet fixé, l’étudiant et son tuteur se mettent d’accord sur l’abstract, les dates d’échéances échelonnées en 4 étapes et signent un protocole. Les tuteurs valident, étape par étape, l’avance des travaux.</p>
<p>Cette gestion est suffisamment lourde pour justifier une aide informatique compte tenu de sa complexification croissante, liée notamment au passage au système de Bologne. L’école de médecine a donc demandé au centre informatique de mettre à disposition des outils adaptés.</p>
<p><a href="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/files/2010/11/01_fbm2.png" rel="lightbox[78]"><img class="size-medium wp-image-202 alignnone" src="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/files/2010/11/01_fbm2-300x188.png" alt="" width="300" height="188" /></a><br />
<span style="color: #c0c0c0;">Avant le tirage au sort : saisie des choix par l&rsquo;étudiant, classés par ordre de préférence</span></p>
<h3>Le hasard au service des étudiants</h3>
<p>Commencée en novembre 2009, l’application a permis la reprise des travaux de l’année académique 08/09 et le suivi complet de 09/10. Elle a été développée en PHP, comme toutes nos applications intranet.</p>
<p>Accessibles depuis internet, des pages web authentifiées permettent aux tuteurs d’introduire les sujets, puis aux étudiants d’indiquer leurs choix par ordre de préférence. Le secrétariat peut alors procéder au tirage au sort. C’est la première fois que l’informatique administrative fait intervenir le hasard dans ses programmes ! Il est possible de choisir le meilleur parmi plusieurs tirages.</p>
<p>Malheureusement, il y a toujours des étudiants qui se retrouvent sans sujet attribué après le tirage (cela dépend du nombre d’étudiants qui ont les mêmes préférences…). Il est alors nécessaire de procéder à un 2ème tour. Les tuteurs et étudiants vont alors préciser le résumé du projet (abstract), fixer les délais, puis apposer une signature informatique sur le protocole. L’application propose dès lors une page internet aux tuteurs permettant de valider les étapes des travaux quand ils les jugent complétées.</p>
<p><a href="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/files/2010/11/01_fbm3.png" rel="lightbox[78]"><img class="size-medium wp-image-204 alignnone" src="http://www3.unil.ch/wpmu/cinn/files/2010/11/01_fbm3-300x243.png" alt="" width="300" height="243" /></a><br />
<span style="color: #c0c0c0;">Les tuteurs détaillent les sujets avant la signature électronique par les 2 parties</span></p>
<p>Le secrétariat de l’école de médecine peut surveiller l’avance du processus. Une page intranet lui permet de prévenir par mail tous les participants qui seraient en retard dans ce processus :</p>
<ul>
<li>les tuteurs qui n’ont pas encore proposé de sujet</li>
<li>les étudiants qui n’ont pas indiqué leurs choix</li>
<li>les étudiants contraints de participer au deuxième tour</li>
<li>les tuteurs/étudiants avec une échéance proche ou dépassée.</li>
</ul>
<p>La signature du protocole et la validation finale du travail vont s’intégrer avec les résultats d’examens dans la gestion du suivi académique des étudiants.</p>
<h3>Extension</h3>
<p>Une extension a déjà été réalisée pour l’école de biologie. La décision de commencer cette adaptation a été prise en juin, les tuteurs ont entré leur sujet en septembre, les étudiants ont fait leur choix en octobre.</p>
<p>Les utilisateurs (tuteurs et étudiants) sont globalement satisfaits par le gain de temps engendré par l’utilisation de l’application informatique, même si une adaptation est nécessaire. Toute nouveauté nécessite en effet un apprentissage !</p>
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