Contexte
Contexte général: Année Internationale des Coopératives
L’année 2012 a été solennellement proclamée par l’ONU, « Année Internationale des Coopératives ». L’ONU a lancé un vibrant plaidoyer en faveur des coopératives appelant les gouvernements, organisations internationales et autres acteurs intéressés à promouvoir ce modèle économique et faire prendre conscience de leur apport économique et social.
A l’heure de la globalisation, le monde économique et le grand public ne tendent-ils pourtant pas à percevoir les coopératives comme un modèle économique largement dépassé ? Pourquoi donc décréter 2012 « année internationale des coopératives » ?
L’intérêt porté par l’ONU au modèle coopératif n’est pas un hasard ni une simple revendication idéaliste. Bien au contraire, le modèle coopératif connait depuis quelques années un regain d’attention de certains consommateurs, entrepreneurs et acteurs politiques qui se fondent sur des observations économiques et sociales.
Les principes coopératifs consacrent la primauté de l’être humain sur le profit à tout prix. A l’heure où le local et l’équitable deviennent des produits de plus en plus demandés, les consommateurs soucieux de leur bien-être et de celui des travailleurs, conscients de leur responsabilité sociale et de leur empreinte écologique, redécouvrent les coopératives qui leur permettent souvent de concilier intérêts économiques et sociaux.
Mais ce regain d’intérêt pour les coopératives ne tient pas seulement à des considérations d’ordre éthique. Les coopératives ont également montré leur robustesse sur le plan économique. Différentes études ont montré que ces entreprises avaient beaucoup mieux résisté à la crise de 2008-2009. En Suisse, les coopératives, tous secteurs confondus, ont connu une croissance supérieure aux entreprises capitalistiques.
Les raisons de ce succès se trouvent selon toute vraisemblance dans la structure même de ces entreprises, moins enclines à prendre des risques inconsidérés et davantage tournées vers le long terme. Ces caractéristiques apparaissent comme garantes d’une stabilité économique sans hypothéquer une certaine croissance.
Par ailleurs, le rôle social joué par les coopératives, notamment en termes d’emplois, a également capté l’attention des politiques. Les coopératives ont souvent joué un rôle important tant dans la création d’emplois que dans les conditions de travail des employés.
Pourtant, malgré ce regain d’attention d’un nombre croissant d’acteurs économiques, sociaux, et politiques, le monde académique peine encore à prendre conscience de l’intérêt des entreprises coopératives en tant qu’acteur économique et social.
Recherche sur L’Economie Sociale et Solidaire dans le canton de Vaud
Le colloque bénéficiera de plus des résultats de la recherche ‘entrepreneuriat social / économie sociale et solidaire’ dont une partie traite des contributions sociales et économiques des coopératives ainsi que des forces et défis qu’elles rencontrent. Finalement, un objectif secondaire est la collaboration de différentes institutions intra- et extra-universitaires autour de thèmes d’actualités.
Le Salon HEC Lausanne des entreprises responsables
Le colloque coïncidera avec le ‘Salon HEC Lausanne des Entreprises Responsables’ qui prévoit des stands d’entreprises et organisations présentant leur engagement social ainsi que des ateliers et tables rondes.
Le Salon HEC Lausanne des Entreprises Responsables vise à rassembler des entreprises de la région socialement impliquées. Le but est que les stands présentent les engagements responsables des différentes organisations. Le public sera composé d’étudiants, chercheurs, collaborateurs des autres stands et bien sûr participants au colloque sur les coopératives.
Vu le thème choisi par l’ONU pour 2012, le salon mettra un accent sur les coopératives.





