Le Quartier de Mouline, localisé au nord du campus universitaire, accueille actuellement les bâtiments des Archives Cantonales et la Ferme de la Mouline, ainsi que tout prochainement l’Institut des hautes études en administration publique.

Le site est aujourd’hui isolé du reste du campus principalement pour des raisons topographiques. En effet, une colline boisée se dresse entre le campus et le site de Mouline, créant ainsi une frontière naturelle entre la partie existante de l’UNIL, au sud, et celle où prenait place le concours, situé au Nord. Les aménagements extérieurs du projet (place, terrasses, passage sous-voie) permettent la réconciliation et l’unité de ces deux parties.

Géopolis prend ses repères sur l’ancienne usine LEU adjacente à l’autoroute. Il devient à la foi le nouveau point de repère du campus, mais également un symbole remarquable de l’entrée Sud de la ville de Lausanne. Situé sur la route de la Sorge, il fait office de nouveau trait d’union entre le campus de l’EPFL et de l’UNIL. Deux milles personnes étudieront, travailleront, et cohabiteront dans ce nouvel espace dès 2012. Il était alors essentiel de le penser à l’échelle urbaine de ses ambitions. Géopolis, agora de l’UNIL, contient en lui-même les éléments programmatiques qui assureront son identité de cité.

Le projet, avait lors du concours, intégré l’ancienne fabrique de meuble dans son concept. Au fil du développement des études, il était devenu impossible, pour des raisons techniques, de réutiliser la structure existante de l’usine. Néanmoins, les qualités spatiales de la fabrique (volumétrie, apport de lumière naturelle en toiture,..) ainsi que son efficacité fonctionnelle ont été transcrites dans le nouveau projet.

Plug-in d’une nouvelle fonction sur les traces d’une ancienne structure, le bâtiment Géopolis, pourrait être une archi – écriture, dont l’arkhé (ἀρχή), l’origine déconstruite, est transcendée dans ce nouveau bâtiment. Nouvelle manufacture du savoir, le bâtiment fonctionne comme une machine efficace dans laquelle viennent s’installer des paramètres d’ordre domestiques, (organisation spatiale, lumière, vues, aménagement, matériaux) propres à l’étude.

Volume simple et compact afin d’optimiser le rendement d’énergie, l’apport de lumière dans le bâtiment se fait grâce aux quatre atriums autour desquels sont regroupés les espaces de vie. Le fond de chacun des atriums, thématisé, sert d’accès aux salles de séminaires, d’espaces d’exposition, d’accueil, ou de salle de lecture.

La flexibilité et les possibilités de métamorphoses font l’identité du projet ; En effet, le bâtiment, dédié aujourd’hui à l’enseignement, pourra être au fur et à mesure de l’évolution des besoins du campus, affecté à d’autres types de programmes. Ses façades interagissent, elles aussi, avec l’environnement extérieur du bâtiment. Miroir à grande échelle des transformations climatiques, saisonnières, mais également urbaines de Dorigny, Géopolis pourrait simplement se résumer en un écosystème du savoir, dépendant de son biotope et de sa biocénose, tendant dynamiquement vers un climax momentané.

IttenBrechbühl

Retour à la visite >

Retour au sommaire >