La disparition des abeilles

Par Vincent Genicoud

La disparition des abeilles : Causes et effets du CCD

Les abeilles sont une espèce clé pour la pollinisation des végétaux. Les importantes pertes subies ces dernières années dans le monde suscitent des inquiétudes dans la communauté scientifique et dans le public. En effet, si les abeilles disparaissent, une extinction en chaîne des espèces animales et végétales pourrait se produire. Au vu des nombreux facteurs pouvant avoir un effet négatif sur les abeilles (climat, pesticides, parasites, champignons, bactéries, virus, mauvaise nutrition, mauvais traitements de l’apiculteur, etc.), il est très difficile de trouver une cause unique pour expliquer les récentes disparitions. On les nomme Colony Collapse Disorder (CCD). Des synergies de plusieurs de ces facteurs semblent en cause. De plus, les diverses études montrent qu’elles semblent être différentes à travers le monde, bien que les comparaisons soient difficiles à faire puisqu’il n’existe pas de cadre d’étude international. Cependant, des études ont montré, que la distribution des colonies touchées par le CCD n’était pas aléatoire (facteur(s) commun(s) qui peut se transmettre) et qu’elles étaient souvent infectées par plusieurs virus et bactéries comparés aux colonies saines qui souffraient de moins d’infections multiples. On pense que les abeilles trop malades (souvent les moins résistantes donc les plus âgées) quittent la ruche. C’est ce phénomène que l’on appelle CCD. Il reste encore à déterminer quels sont les facteurs des nombreuses infections ; soit elles ont une moins bonne immunité, soit elles sont exposées à plus d’infections. On pense que la première solution est la plus réaliste si on prend en compte les problèmes de nutrition, la pollution de l’air (pesticides et autres) qui peuvent avoir des effets sur le système immunitaire. Des études supplémentaires sont cependant nécessaires afin de mieux comprendre la façon d’agir des synergies entre les facteurs.

Définitions

CCD : Colony collapse disorder, phénomène appelé ainsi pour décrire les récentes mystérieuses pertes d’abeilles dans lesquelles les ruches se vident des individus les plus âgés. La ruche ainsi affaiblie n’est plus constituée que de la reine et des jeunes abeilles qui ne sont pas capables d’assurer la subsistance de l’essaim.
COLOSS : groupe de recherche, regroupant environ 40 pays, qui étudie les phénomènes de disparitions des abeilles
Varroa destructor : parasite infectant les ruches, il semble être en constante augmentation ces dernières années, beaucoup de ruches touchées par le CCD étaient infectées par ce parasite. Il est notamment le vecteur du KVB (Pourtant il ne peut pas expliquer seul le phénomène du CCD).
Nosema apis/ceranaece: microsporide causant une maladie la nosémose qui peut causer (ou aider à) la perte de la colonie. Des infections au Nosema sont souvent remarquées quand une colonie souffre du CCD.
KVB : virus transporté par le Varroa destructor, il participe aux affaiblissements des colonies

Introduction

Les abeilles font parties des insectes pollinisateurs et sont de ce fait très importantes pour la survie des espèces liées de près ou de loin aux pollens. On pense que 80% des espèces végétales seraient affectées par la disparition des abeilles (INRA 2005). L’évaluation économique de cet apport naturel des insectes pollinisateurs dépasserait les 151 milliards d’euros par année (dont une grande partie serait dues aux abeilles ; Gallai et al. 2009).

Ces dernières années, le monde est confronté à des pertes plus importantes (10-100%) que les pertes saisonnières dites normales (10% environ ; A. Imdorf et al. 2007). Les apiculteurs ont constaté un nouveau symptôme à ces pertes : le CCD qui est particulier par le faite que l’on ne retrouve pas de cadavres proches ou dans la ruche: les abeilles quittent la ruche et vont mourir ailleurs. De plus on constate que les ruches sont composées d’une majorité d’individus jeunes (c’est dont les « vieux » qui ont quitté la ruche). Ceci a pour conséquence de trop affaiblir la colonie et donc qu’elle ne puisse plus passer l’hiver ou redémarrer au printemps (Frazier et al. 2009). Ce phénomène mystérieux (on commence seulement à trouver quelques explications) s’ajoute aux autres pertes.
Les études menées afin de trouver la/les cause(s) à ce problème semblent donner quelques pistes mais restent encore incomplètes pour expliquer le phénomène dans sa globalité. Les raisons de ces « échecs » sont probablement la difficulté à mener une étude sans biais alors qu’il y a énormément de paramètres pouvant influencer la santé des colonies. La grande probabilité de causes multifactorielles ajoute encore de la difficulté aux études.

Problématique et but du travail

Ce travail consiste à éclaircir les diverses hypothèses touchant à la disparition des abeilles et plus particulièrement au CCD.
Pour mieux comprendre le problème nous allons évaluer et apporter un regard critique sur les pertes recensées dans les études. Puis nous analyserons les conséquences d’une telle disparition pour l’environnement. Ensuite nous nous pencherons sur le mode de fonctionnement des ruches afin de comprendre leurs faiblesses. Enfin avec toutes les connaissances accumulées nous essayerons de trouver les causes de la disparition des abeilles. Pour terminer nous nous interrogerons sur les perspectives possibles pour enrayer le phénomène.

Développement

Les pertes

Le tableau 1 et la figure 1 récapitulent les pertes subies dans les diverses régions du monde suivant l’étude COLOSS. On voit que les pertes les lus importantes se situent en Europe, notamment à l’Est et au Sud. On voit également le manque d’information pour la partie Sud du monde. Au vu de ces chiffres on peut conclure que le problème semble touchés une grande partie du monde et qu’il semble important. Les conséquences de ces pertes pourraient donc être catastrophiques
Cependant, ces chiffres sont à prendre avec précaution car ils sont entachés de biais. Par exemple : (1) on compte les pertes en nombre de colonie car il est trop difficile de compter les pertes en abeilles, (2) les types de collectes d’informations (téléphone, questionnaire,…) peuvent être différents. Souvent les questions posées influent sur les réponses que l’on va obtenir, (3) le nombre de cas étudiés et les méthodes utilisées peuvent rendre le résultat peu objectif et peu comparatif (entre années et régions) car il manque un cadre international commun et validé pour ces études, (4) la qualité de l’échantillonnage est variable (répartition des lieux de prélèvements en fonction de la quantité de ruches présentes,…). Il peut y avoir des régions plus saines que d’autres en cas de contaminations transmissibles, (5) les chiffres sont donnés la plupart du temps pour les abeilles domestiques et pas pour les abeilles sauvages.

Tableau 1. Vue des pertes de colonies en [%] pour différents pays (selon Kezic et al. 2009)

Voici un tableau récapitulatif des pertes enregistrées dans différents pays par COLOSS. On remarque que les types d’études et le pourcentage d’échantillon sont différents, et qu’ils ne sont pas fais toutes les années. Quand les études sont faites plusieurs années de suite on remarque que la population de colonies ne varie pas, c’est par ce que les apiculteurs remplacent les ruches perdues (ils achètent de nouvelles reines ou alors séparent les colonies).
Ensuite on voit que certain pays n’ont pas donnés les pourcentages des colonies analysées, ou alors ne reportent pas le nombre de colonies qu’ils possèdent.

fig1

 

Figure 1 : Perte en de colonies en [%] dans différentes régions du monde (selon Neumann &Carreck 2010).

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Les effets

Cette catastrophe touchant les abeilles n’a pas que des effets sur les apiculteurs et la production de miel (même si elle a pour eux des conséquences économiques très importantes puisqu’il faut remplacer les colonies perdues, comme preuve on peut citer le nombre sans cesse en baisse d’apiculteurs). Les abeilles sont aussi les principaux pollinisateurs, on compte que 80% des espèces végétales seraient dépendantes de près ou de loin des abeilles (INRA 2005). Einstein dit même: “If the bee disappears from the surface of the earth, man would have no more than four years to live. No more bees, no more pollination, no more plants, no more animals, no more men!” Bien que l’on puisse remettre en question cette phrase, on ne peut pas nier le rôle prépondérant des abeilles.
Des études ont essayé d’évaluer le coût mondial que la perte des insectes pollinisateurs (à 90% des abeilles) représenterait (en termes de production, miel, fruit, végétaux, etc.) et des moyens qu’il faudrait pour les remplacer. Le coût s’élèverait à plus de 151 milliards d’euros (Gallai et al. 2009). On comprend bien l’effet sur l’homme s’il devait remplacer ce cadeau naturel, et l’effet sur l’environnement qui perdrait là les principaux responsables de la pollinisation des végétaux (Alison & McCallum 2009).
Il reste à savoir si les autres pollinisateurs pourraient à long terme remplacer les abeilles en gardant une qualité génétique et adaptative suffisante pour la survie des plantes. On compte ainsi comme autres pollinisateurs, certains insectes (qui sont aussi en nombre décroissant à cause des insecticides utilisés dans l’agriculture intensive), des oiseaux, certains animaux, l’eau de pluie et surtout le vent. Cependant le transport de fleurs à fleurs que fait l’abeille est probablement irremplaçable et sa disparition entraînerait certainement une réaction en chaine d’extinctions qui déboucheraient sur une importante perte de biodiversité, aussi bien végétale qu’animale.

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Organisation de la ruche

Il est important de savoir comment fonctionnent les ruches afin de mieux comprendre les dangers qui les guettent.
Selon le rapport de l’AFSSA écrit par Chiron & Hattenberger en 2009 aux pages 24-27, dans une colonie on compte trois type d’abeilles : une reine, des ouvrières et des mâles (ou faux bourdons), ainsi que le couvain qui est l’ensemble des larves, œufs et nymphes. La reine est la seule abeille fertile, elle assure ainsi la régénération de la colonie. Les ouvrières sont la force de travail tant par leurs nombres que par leurs multiples fonctions qui assurent la subsistance et la bonne marche de la colonie. Les activités des ouvrières peuvent changer au cours de leurs vies : elles peuvent être butineuses de pollen et de miel, nourrices, nettoyeuses et sécrétrices de cire. Les mâles eux s’occupent de la fécondation des reines d’avril à septembre.
Voici un graphique relatant le cycle de vie d’une colonie

fig2

 

Figure 2 : Voici l’estimation de la fluctuation de la population d’abeille d’une colonie dans l’année (selon Chiron & Hattenberger 2009)

Les ruches ont quatre cycles de développement par année parmi lesquels; la durée de vie, le nombre d’individus et les activités changes. À noter que les périodes de ces cycles varient en fonction du lieu où se trouve la colonie. Dans nos régions tempérées, le cycle commence au printemps avec « la phase de développement » : ponte intensive (1500 à 2000 œufs par jour) jusqu’ à avoir stabilisé la population (40000 à 60000 individus).
« La phase d’essaimage » débute à la fin du printemps, la reine va faire une reproduction asexuée afin de pondre une nouvelle reine. La population est à son maximum et la reine va quitter l’essaim avec une partie de la colonie pour aller fonder une nouvelle ruche et laisser la nouvelle reine dans la colonie souche qui la remplacera.
Puis « la phase de préparation à l’hivernage »; production des abeilles ouvrières qui passeront l’hiver, leur bonne santé est capitale car elles devront tenir jusqu’au printemps et redémarrer l’activité de la ruche.
Enfin « la phase d’hivernage » la population décroit (5000 à 15000 abeilles). Elles vivent sur les réserves accumulées, les activités sont réduites à leurs stricts minimums et la société reste confinée autour de la reine.
On voit très clairement que durant la phase d’hivernage la colonie est faible. Si les individus ne sont pas en bonne santé (trop de parasites, maladies,…) ou sont trop jeunes, alors la colonie risque de ne pas avoir assez de force pour passer l’hiver et redémarrer au printemps. La durée de vie d’une reine est d’environ 5 ans, celle des abeilles ouvrières dépendent de la période à la quelle elles sont pondues : pendant l’été leurs durées de vie est courte 20 à 40 jours et leur activité principale sera surtout le butinage. Puis en fin d’été les ouvrières vivront plus longtemps 190 jours car elles devront passer l’hiver et redémarrer la colonie au printemps.

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Les facteurs d’influences et les causes

Ainsi on peut se rendre compte de la fragilité de la colonie durant la période d’hiver et de la multitude de facteurs pouvant l’influencer. Voici un schéma récapitulatif de quelques facteurs (Chiron & Hattenberger 2009, p.27)

fig3

 

Figure 3 : Voici une figure représentant les facteurs d’influence d’une colonie (selon Chiron & Hattenberger 2009).

 

On voit donc que le cadre de vie est important (quantité et qualité des pollens, bonne nutrition, le microclimat, pesticides) les conditions environnementales (température, climat), l’entretien (bonne connaissance de l’apiculteur, application des soins), les virus (KVB, etc.), les bactéries (Paenibacillus larvae), les parasites (mites, acariens comme Varroa, champignon comme Nosema, insectes, etc.), mais aussi des facteurs comme la diversité génétique, le comportement, etc. On compte environ 40 facteurs à risques. (Chiron & Hattenberger 2009, p.33-38)

Face à cette multitude d’influences, il est normal, qu’il y ait chaque année des colonies trop faibles pour passer l’hiver ou se régénérer au printemps et qui vont disparaitre.
Dans la crise qui nous touche il faudra donc essayer de différencier les pertes dites « normales » des autres.

Les pertes normales pour un apiculteur sont d’environ 10% des colonies par année (Imdorf et al. 2007). Elles sont dues à un des facteurs mentionnés ci-dessus qui a trop affaibli la ruche pour qu’elle passe l’hiver, ou à la mort de la reine par une maladie ou de vieillesse. Les pertes normales sont donc éparse et en principe sans liens (pas toutes dues au même facteur).
Les autres pertes que l’on va dire anormales ; sont caractérisées par des pertes supérieures à 10% et/ou par beaucoup de morts de colonies dans les même conditions. Elles peuvent être dues à de mauvais soins appliqués par l’apiculteur (traitement contre les infections pas réalisé correctement, etc.), des accidents (ruches touchées par des nuages de pesticides), des épidémies (de virus, maladies, parasites, etc. ; Imdorf et al. 2007), ou alors comme on le constate ces dernières années par un phénomène appelé le CCD (Frazier et al. 2009). Ce phénomène, rappelons-le, est caractérisé par la disparition des abeilles adultes et l’absence de cadavres. Cependant divers études montrent qu’aucun facteur seul ne peut être imputé aux pertes dues au CCD. Des causes multifactorielles sont donc invoquées ; ce qui pausent quelques difficultés supplémentaire à la recherche car il est très difficile de tenir compte des synergies possibles entre les causes. De plus les problèmes de biais rajoutent une difficulté (biais dans les recensements car évaluations différentes par pays, et biais dans la prises des échantillons puisque uniquement les vivants des colonies infectées peuvent être prélevés : c’est donc les individus les plus forts et résistants qui seront analysés ; vanEngelsdorp et al. 2009, p.11). Les études prennent donc plus de temps et les théories sont beaucoup plus difficiles à établir et à valider.
Il y a quand même des caractéristiques que nous pouvons identifier et qui nous permettent de mieux comprendre le phénomène et de dresser quelques hypothèses.
On remarque que les colonies affectées par le CCD ont plus de multiples infections virales et bactériennes (jusqu’à 3 ou 4) que les colonies non affectées. Elles sont notamment souvent infectées par le KVB (vanEngelsdorp et al. 2009; Neumann & Carreck 2010).
On a aussi découvert que la répartition des colonies touchées par le CCD n’était pas aléatoire. Donc qu’il y a avait une possibilité de transmission, ce qui indique un/des facteur(s) de risque(s) commun(s) (vanEngelsdorp et al. 2009; Neumann & Carreck 2010; Darrouzet 2006; Paxton 2010; Frazier, vanEngelsdorp, & Caron 2009)
De plus, il y a plus d’individus souffrant de déformations dans les colonies saines qu’infectées : en effet les abeilles déformées sont souvent plus faibles que les autres, donc elles disparaitront en premier dans les colonies touchées par le CCD. (vanEngelsdorp et al. 2009)
Les colonies touchées par le CCD sont également souvent affectées par la microspore Nosema cerana (vecteur de la nosémite) et/ou par l’acarien Varroa Destructor (vecteur de la Varroase) (vanEngelsdorp et al. 2009; Neumann & Carreck 2010; Paxton 2010)

Deux théories pour expliquer l’abandon de la colonie sont invoquées. La première est: que les individus malades se perdent et/ou n’arrivent plus à rentrer dans la ruche. Et la deuxième est que les abeilles trop fortement malades décident/sont renvoyées de la colonie et vont mourir plus loin afin de ne pas contaminer les autres individus. La 2ème théorie semble la plus vraisemblable puisque l’on remarque un taux d’infections multiples plus élevé dans les colonies souffrant du CCD. (vanEngelsdorp et al. 2009)

Ces multiples infections virales et bactériennes sont probablement dues, soit à une plus grande exposition à un plus grand nombre d’agents pathogènes, soit d’une moins bonne habilité à combattre ces agents, soit les deux. On remarque néanmoins qu’il pourrait y avoir beaucoup de facteurs affectant l’immunité des abeilles ainsi cette baisse immunitaire pourrait être la raison principale de ces multiples infections. Les facteurs connus influençant le système immunitaire sont notamment; la faible nutrition, les pesticides (qui agissent aussi sur le comportement, le système nerveux, l’apprentissage, etc.) et les parasites comme le Varroa destructor. (vanEngelsdorp et al. 2009)
De plus des effets synergiques multiples permettraient par le biais de combinaisons de facteurs (pouvant être différents dans différents endroits) à affaiblir des abeilles et faciliteraient leurs contaminations par des virus et bactéries. Ce qui engendrerait le phénomène du CCD.
Ainsi, dans deux régions touchées par le CCD, si par exemple dans la 1ère le facteur mal nutrition était prépondérant pour causer la baisse du système immunitaire et les autres facteurs plus faibles, cela auraient le même effet que dans la 2ème région ou par exemple le facteur du parasite Varroa destructeur causerait les perturbations immunitaires. Ainsi cela expliquerait aussi le fait que les chercheurs n’arrivent pas à prouver une conclusion générale du phénomène CCD en regroupant les études de régions spécifiques.

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Conclusions et perspectives

Au vue des dernières études, il semblerait que nous soyons proche de pouvoir donner des explications satisfaisantes sur la disparition des abeilles. En effet, on s’est rendu compte que les causes étaient multifactorielles et comportaient des synergies capables d’affaiblir le système immunitaire des abeilles qui déboucheraient sur des possibilités plus fréquentes de multiples infections. Il reste encore à comprendre exactement la/les façon(s) dont ces synergies agissent afin de pouvoir valider ces théories et d’enrayer au mieux le phénomène. Il faudrait aussi faire des études sur les abeilles sauvages (et les autres insectes pollinisateurs) pour lesquels nous savons quasiment rien sauf qu’elles sont également en baisses.
Les explications au CCD semblent cependant complexes puisque beaucoup de paramètres de notre environnement seraient en causes (pesticides, malnutrition, diversité génétique, multiplication des résistances aux traitements des parasites, etc.). En attendant les futures études qui pourraient nous donner plus précisément le poids de chacun des facteurs, une plus grande attention des apiculteurs face aux infections de parasites (apportant les maladies) doit être faite (mesure d’isolement, soins plus sélectifs, etc.). Et des décisions politique afin d’améliorer la qualité de l’air (utilisation plus mesurées des pesticides, etc.) devrait être appliquée. Néanmoins si nous voulons réellement mettre hors de danger les abeilles et les pollinisateurs en général, il faudrait clairement arrêter de dégrader notre environnement ; donc c’est notre manière de vivre qui est mis en cause.

Sources

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