Astrid Ruffa

Dès le 1er avril 2012, la Faculté des sciences sociales et politiques compte sur la présence de Mme Astrid Ruffa, chargée de missions administratives et stratégiques dans le domaine de la recherche. Nous lui souhaitons la bienvenue !

Il s’agit d’un nouveau poste que beaucoup de chercheur-e-s appelaient de leurs vœux puisqu’il a pour but principal de fournir un appui à la recherche. Engagée à 50%, Mme Ruffa a diverses tâches à son cahier des charges. Elle est notamment chargée de l’organisation de la Journée de la Recherche de la Faculté et du travail éditorial de la newsletter de la Faculté (eSSPace recherche). Elle assure aussi un travail de liaison entre la Cellule Recherche de l’UNIL et les organismes de soutien à la recherche en Suisse et à l’étranger. La partie la plus importante de son travail consiste, toutefois, à conseiller les chercheur-e-s de la Faculté dans la recherche de fonds externes et dans l’élaboration de requêtes de subside (au FNS, notamment).

L’engagement d’Astrid Ruffa témoigne de la volonté politique de la Faculté des SSP d’intensifier les mesures de soutien à la recherche. L’ex-présidente de la Commission de la recherche, Michèle Grossen, lui a demandé de se présenter.

Pourriez-vous en quelques mots présenter votre parcours ?

Le monde académique m’est tout à fait familier. Après une formation en lettres et en sciences politiques, j’ai travaillé durant dix ans à la section de français de l’Unil en qualité d’assistante et de maître assistante. J’ai ainsi pu enseigner, donner des conférences, rédiger des articles et des ouvrages, organiser un colloque bilingue français-anglais, obtenir des bourses et des fonds pour des publications. Encore actuellement, à côté de mon activité de consultante de recherche en SSP, je poursuis mes recherches et je remplace une professeure assistante.

Mon parcours de chercheuse m’a également permis de me confronter à des systèmes universitaires très différents : originaire du Tessin, j’ai fréquenté l’Université de Lausanne, mais aussi l’Université de Genève dans le cadre d’un DEA, la Sorbonne Nouvelle comme chercheuse FNS et l’Université de Michigan comme lectrice dans un programme d’échange.

Qu’est-ce qui vous a motivé à présenter votre candidature pour ce poste ?

Je suis passionnée par le monde de la recherche ainsi que par l’interdisciplinarité comme l’attestent mes investigations autour des écrits de Dalí, à la croisée de la littérature, de l’art, du politique et des sciences exactes. La mise au concours d’un poste qui encourage les activités de recherche au sein d’une Faculté aux orientations multiples a donc immédiatement suscité mon intérêt. En outre, appréciant énormément les relations humaines, j’ai été sensible aux contacts stimulants que ce poste permettrait de nouer au quotidien. La diversité des missions proposées ainsi que la possibilité d’exploiter mes compétences rédactionnelles ont aussi été des facteurs de motivation importants.

Comment percevez-vous votre rôle ?

Je me considère, d’abord, comme un relais entre les chercheur-e-s de notre Faculté avec leurs besoins spécifiques, et les institutions qui octroient des subsides et qui ont une rhétorique propre. Etre consultante de recherche signifie, ensuite, faire preuve de créativité et de dynamisme proactif, afin de participer à l’élaboration de stratégies d’encouragement à la recherche. Les défis actuels sont multiples et concernent la visibilité des activités de recherche, la mise en place d’une base de données fiable pour les chercheur-e-s qui nécessitent de fonds, la promotion d’initiatives qui favorisent une culture de la recherche et les collaborations interdisciplinaires internes à la Facultés (comme la Journée de la recherche, eSSPace recherche).

Qu’est-ce qui vous semble prioritaire dans l’appui que la Faculté peut apporter aux jeunes chercheur-e-s ?

Les doctorant-e-s et les jeunes post-doc connaissent souvent une situation professionnelle précaire et ont moins l’habitude de demander des subsides de recherche. Il est dès lors important de leur transmettre des informations ciblées, de les conseiller sur les possibilités de financement et de leur fournir une expertise lors de l’élaboration d’une requête. Plusieurs moyens seront mobilisés. Le courriel et le site web de la Faculté constitueront les modes d’information privilégiés. Quant à l’assistance dans la constitution d’un dossier, je me tiens à disposition pour des entretiens individuels et, à moyen terme, je compte organiser des ateliers avec l’intervention d’ex-boursier-e-s.

Vous venez à peine d’arriver dans notre Faculté. Comment vous proposez-vous d’entrer dans vos nouvelles fonctions ?

A mon sens, il est essentiel de faire preuve d’une capacité d’écoute afin de détecter les besoins et de rechercher des solutions. En début de mandat, il s’agit aussi de construire un réseau de collaboration solide, qui facilite la transmission de l’information entre la Faculté et la Direction ainsi qu’entre la Faculté et les Institutions en lien avec la recherche. Le mode de communication avec les chercheur-e-s demande également à être renforcé. En ce sens, des mesures vont être prises : une page web concernant les possibilités de financement est en train d’être actualisée et sera mise en ligne prochainement ; la newsletter eSSPace recherche, à laquelle chacun peut contribuer, paraît désormais 2-3 fois par année. Enfin, les appels à candidature pour les bourses, les projets, les prix seront systématiquement signalés aux chercheur-e-s.

Comme vous le voyez, ce travail de « liaison » à l’intérieur et à l’extérieur de la Faculté, si important pour encourager les activités de recherche, demandera du temps et de l’énergie, mais quelques assises sont déjà posées. 

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