Toute formation a un prix, et pas toujours celui qu’on croit…

Lorsqu’un-e étudiant-e décide de poursuivre ses études, que ce soit à l’université, dans une EPF ou une HES, il/elle pense connaître le coût de sa formation. Mais est-ce vraiment le cas?

Un petit tour sur les sites internet de l’UNIL, des affaires socio-culturelles, ou encore de l’office des bourses d’études permet à quiconque d’évaluer ce que peut coûter une formation. Taxes semestrielles, livres et matériel spécifique représentent des dépenses semestrielles connues ou en tout cas évaluées dans le budget minimum de référence. Cependant, après quelques mois de cours, certain-e-s étudiant-e-s se rendent compte que leurs études leur coûtent plus que ce qui était envisagé. Dès lors, une question se pose: qu’est-ce qui alourdi le budget d’un-e étudiant-e, et pourquoi cela n’apparaît pas dans les budgets-type des universités? Nous sommes en présence ici d’un OUNI (objet universitaire non identifié): les coûts cachés de la formation.

Qu’est-ce que les coûts cachés de la formation?

Les coûts cachés représentent toute dépense obligatoire ou fortement conseillée s’inscrivant dans le cursus, et non comprise dans l’évaluation du budget. Il y a deux ans, la Commission sociale de l’UNES (Union nationale des étudiant-e-s de Suisse) a demandé à toutes ses sections de remplir un questionnaire pour évaluer les coûts cachés de chaque formation. Neuf sections ont répondu, ce qui a permis d’établir un premier inventaire.

Parmi les dépenses obligatoires les plus courantes, se retrouvent pêle-mêle: toutes les taxes non comprises dans les taxes d’études (taxes d’équivalences, d’établissement de diplômes, d’examens, etc), le matériel informatique (notebook, etc), le matériel spécifique à la filière d’études (stéthoscope, chaussures de sport, calculatrice, loupe, etc.) ainsi que les excursions et stages. Par ailleurs, si certains voyages sont fortement conseillés, d’autres sont obligatoires et peuvent entrainer des dépenses considérables.

Un travail d’information nécessaire

Après une petite enquête auprès des référenceurs de budget étudiant (universités, EPF, HES, offices de bourses, services sociaux, etc), il apparaît que ces coûts sont pris en compte dans les calculs, de manière partielle cependant. En effet, les différences entre les formations ne permettent que d’établir un budget minimum moyen. Or ces différences peuvent se chiffrer en centaines de francs par année et dès lors endetter sérieusement les étudiant-e-s. De plus, il apparaît que ce sont surtout ces derniers/ères qui sont le moins au fait du coût réel de leur formation! Dès lors, un grand travail d’information doit être mené, à la fois auprès des instances émettrices d’évaluations de budgets estudiantins et auprès des étudiant-e-s.

 

Mélanie Glayre

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