Conférences plénières et débat

Ouvert à tous les participants, les conférences plénières et le débat contradictoire seront donnés par des spécialistes pour nourrir la réflexion sur les thèmes :

–          de la société civile,

–          des sciences et technologies,

–          de la pédagogie,

–          de l’économie.

Résumé : conférences plénières, séances de d’information et de discussion

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Séances Intervenants Dates et horaires
Conférence d’ouverture
« Après le développement durable ? »
Présentation de M.Bourg
Dominique Bourg Vendredi 4 novembre
14.30 – 15.30
Conférence: Société civile
« Consommation et développement durable »
Présentaiton de M. Fleury
Mathieu Fleury Vendredi 4 novembre
17.45 – 18.45
Débat contradictoire: Economie
modéré par M. Philippe Clot
Gunter Pauli
François Grosse
Vendredi 4 novembre
19.15 – 20.00
Conférence: Pédagogie
« Démocratie, participation et développement durable »
« L’éducation en vue du développement durable et la contribution des disciplines scolaires de sciences sociales – histoire, géographie, éducation à la citoyenneté »
Présentation de M. Audigier
Loïc Blondiaux
François Audigier
Samedi 5 novembre
09.15 – 11.00
Conférence: Sciences et technologies
Présentation de M. Picq
Pascal Picq Samedi 5 novembre
14.30 – 15.30

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Le mot de Dominique Bourg

 » Nous fêterons en 2012 le 25ème anniversaire du Rapport Brundtland (1987) et le 20ème du Sommet de la Terre qui s’est tenu en 1992 à Rio. C’est l’occasion de dresser un bilan de 25 ans (au moins) de développement durable. Cette notion reposait sur un diagnostic quant à l’état du monde d’alors, sur deux objectifs afférents (réduire les inégalités en termes de répartition de la richesse sur Terre et les problèmes d’environnement globaux) et sur une stratégie : réduire les inégalités par la croissance, tout en préservant la planète, et ce grâce au découplage entre la production de richesses, mesurée par le PIB, et l’augmentation des flux sous-jacents. Il s’agissait donc de produire plus de richesses avec moins d’énergie et de matières grâce au progrès technologique. Or, force est de constater que le développement durable est à l’aune de ses propres objectifs un échec cruel. Depuis 25 ans les inégalités ont cru dans des proportions inconnues jusqu’alors, et l’environnement global, qu’il s’agisse des ressources indispensables aux activités économiques ou de l’état général de la biosphère, s’est fortement dégradé. L’une de raisons de cet échec tient à la stratégie retenue. Quelles sont dès lors les perspectives alternatives ?  »

Le mot de Mathieu Fleury

 » Nous vivons en démocratie et nos enfants reçoivent des cours de civisme pour être à même de jouer leur futur rôle de citoyen lors des élections et des votations. Logique et salutaire. Nous vivons également dans une société de consommation et, qu’on s’en réjouisse ou qu’on le déplore, c’est tous les jours que nous jouons notre rôle de consommateur. Pourtant, c’est en vain qu’on cherchera dans les programmes scolaires des cours de consommation. La consommation nous est en effet tellement familière qu’on en oublie sa complexité et sa portée. Elle a cependant ses règles et ses rites, qu’il vaut mieux connaître et comprendre pour ne pas tomber dans ses pièges. La consommation privée a aussi un impact énorme sur l’économie, puisqu’elle représente tout de même 60% du produit intérieur brut. Alors que nos choix quotidiens influencent notre destin, celui de notre pays et, toutes proportions gardées, celui de la Planète, on nous laisse encore faire nos expériences par nous-mêmes, sans véritable préparation. Or, les enjeux sont devenus trop énormes pour qu’on puisse continuer ainsi. Il est nécessaire que les nouvelles générations reçoivent un bagage de connaissances de base pour être en mesure de défendre leurs droits et d’assumer leurs responsabilités.

Dans nos sociétés modernes, l’entier du système fonctionne en effet avec la figure d’un « consommateur éclairé », censé être moteur de l’économie et garant du tri entre le bon grain et l’ivraie. Mais ce rôle est devenu difficile à jouer pour l’individu, car une troisième dimension, apparue avec le concept de consommation responsable, s’est aujourd’hui ajoutée à la transaction commerciale traditionnelle, horizontale et bilatérale. S’il veut passer d’un acte d’achat simple et égocentrique à un comportement de consomm’acteur responsable, il doit tenir compte de l’impact de ses choix sur des « tiers » : environnement, producteurs, personnel de vente,… Clé d’un développement durable porté par toute la population, cette démarche exige un socle minimal de connaissances et de compétences, mais avant tout une valeur cardinale : l’esprit critique. Si l’école parvenait déjà à transmettre cette vertu, elle aurait fait une bonne part de sa tâche envers les générations futures. »


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