Centre de recherches sur les lettres romandes

Nos ressources

Rattaché à la Faculté des lettres de l’université de Lausanne, le Centre de recherches sur les lettres romandes (CRLR) a été fondé en 1965 par Gilbert Guisan. Entre 1981 et 2003, avec à sa tête Doris Jakubec, il est devenu un institut de référence dans le domaine des littératures francophones, tout en développant la mission de conservation et d’exploitation de fonds manuscrits et documentaires. Cette vocation patrimoniale est une des priorités du CRLR, dirigé depuis 2003 par Daniel Maggetti.

Parmi la cinquantaine de fonds d’archives conservés, ceux des peintres René Auberjonois et Charles Clément, et des écrivains Charles-Albert Cingria, Edmond Gilliard, Pierre-Louis Matthey, Jean-Pierre Monnier, Gustave Roud et Monique Saint-Hélier, auxquels s’ajoute un important fonds iconographique numérisé.

Un bulletin annuel, archi\v, largement diffusé, renseigne le public sur les projets en cours comme sur les parutions et les nouvelles acquisitions.

Nos prestations

Une partie de l’activité du CRLR est en relation avec l’enseignement de littérature romande dispensé à l’université de Lausanne : l’institut se tient à la disposition des étudiants pour les accompagner dans leurs recherches. Il joue le même rôle auprès des chercheurs travaillant sur des écrivains romands ou sur l’histoire littéraire et culturelle de Suisse française. Le CRLR répond par ailleurs aux questions et aux sollicitations qui lui parviennent des milieux non académiques, en fournissant des renseignements ou des images, voire en assurant des expertises ou en favorisant les rapports entre des institutions publiques et des ayants droit.

La gestion de certaines des archives conservées au CRLR se fait en partenariat avec le département des manuscrits de la BCU, où se trouvent également des documents en lien avec des ensembles dont l’institut a la charge.

Nos approches

Si la conservation, la gestion et la mise à disposition d’archives sont parmi ses missions prioritaires, ce qui implique des tâches de classement et d’établissement d’inventaires, le CRLR est tourné en premier lieu du côté de la valorisation des archives – parfois conservées hors de ses murs – dans le but de les mettre en relation avec le public et les réalités contemporaines. D’où l’accent placé sur le volet éditorial, à travers la préparation d’ouvrages réalisés en partenariat avec des éditeurs commerciaux, et sur l’organisation d’expositions.

Nos défis

Le CRLR est occupé actuellement par plusieurs chantiers d’envergure : l’édition critique des Œuvres complètes de C. F. Ramuz et de Charles-Albert Cingria, la préparation de celle de l’œuvre poétique de Philippe Jaccottet dans la « Bibliothèque de la Pléiade », la publication des « Carnets de guerre » de Guy de Pourtalès et celle du Journal de Monique Saint-Hélier. Nous espérons par ailleurs pouvoir consacrer en 2013 une exposition aux Histoires d’Amadou d’Alexis Peiry et de la photographe Suzi Pilet.

La réalisation de ce vaste programme éditorial d’ici 2015 s’accompagne d’ores et déjà de la mise sur pied de projets d’envergure à venir : l’édition de la correspondance de Charles-Albert Cingria, une exposition autour de Gustave Roud en prélude à une édition critique de ses œuvres, une nouvelle édition des écrits de Catherine Colomb.

Nos attentes

Nous aimerions renforcer la part strictement archivistique du travail de notre institution, dans le but d’améliorer encore nos prestations auprès du public qui recourt à nos services. Nous souhaitons par ailleurs développer l’interaction entre édition traditionnelle et édition électronique, en poursuivant ce que nous avons lancé avec les romans de Ramuz dans ses Œuvres complètes. Notre vœu est que nos activités et nos publications contribuent à une véritable prise en compte et à une meilleure valorisation du patrimoine littéraire et culturel de Suisse romande, dans les milieux académiques comme dans l’enseignement secondaire et dans l’univers médiatique.