Musée de physique

Nos ressources

Installée dans un hall public du Cubotron/BSP et inaugurée en janvier 2009, l’exposition permanente d’instruments scientifiques, principalement de physique (« Musée » pour simplifier) montre actuellement 220 appareils anciens, répartis dans 17 vitrines, choisis parmi les plus de 1’000 objets rassemblés depuis 2003, année qui a vu le transfert de la physique de l’UNIL à l’EPFL. Une partie de ces instruments a été utilisée pour l’enseignement (démonstrations, travaux pratiques), d’autres ont été employés pour la recherche, d’autres enfin sont des objets de laboratoire ou à usage professionnel. La période couverte va de 1775 à 1960, approximativement. Les domaines représentés sont en premier lieu la physique expérimentale, la physique nucléaire, la chimie physique et l’électrotechnique. La biologie est bien présente grâce à une jolie collection de microscopes anciens.

Nos prestations

Le Musée est librement ouvert aux visiteurs du lundi au vendredi, aux heures d’ouverture des bâtiments universitaires. Chaque objet exposé est accompagné d’une notice explicative. L’organisation systématique de visites guidées n’est pas possible, faute de personnel.

Nos approches

Chaque instrument est documenté, de la manière la plus complète possible (publications originales, traités de physique contemporains, monographies, brevets, etc.), si possible daté, photographié : une fiche d’inventaire informatisée (FileMaker) est ensuite rédigée. L’exposition a été organisée suivant une approche intermédiaire entre le « Cabinet de physique » à l’ancienne, avec des objets au mieux désignés par un numéro d’inventaire et entassés dans des armoires vitrées, et une approche moderne qui privilégie un petit nombre de spécimens. Les objets retenus, dûment identifiés par une notice explicative, sont groupés dans une vitrine, si possible selon le sujet (optique, acoustique, électricité, etc.).

Nos défis

Le Musée n’a pas d’existence en tant qu’institution. Aucune association ou fondation ne le soutient. L’amélioration des conditions d’exposition, la formation de guides, le développement d’un site Web, et, last but not least, une garantie de pérennité des objets exposés et de ceux gardés dans les réserves sont les défis qui l’attendent. La restauration de l’aspect extérieur ou, mieux, des fonctions d’appareils anciens défectueux requiert des compétences et souvent des matériaux difficiles à réunir.

Nos attentes

Il faudrait que l’Université et/ou l’EPFL prennent conscience de l’importance de ce patrimoine matériel, témoin du développement de la physique à Lausanne, ainsi que de l’intérêt qu’il y a à le conserver ; ces institutions devraient trouver une solution permettant d’accroître la visibilité de ce Musée (le seul, en Suisse, pour la physique, à part celui de Genève), et d’assurer la pérennité des collections.