A late quartet

Late quartet« Lorsque le violoncelliste du quatuor The Fugue apprend qu’il est atteint de la maladie de Parkinson, l’avenir du groupe ne tient plus qu’à un fil. Entre les émotions refoulées, les egos et les passions incontrôlables qui se déchaînent alors, la longue amitié qui unit les quatre virtuoses menace de voler en éclats. À la veille du concert qui célèbrera leur 25e et sans doute ultime anniversaire, seuls leurs liens étroits et le pouvoir de la musique peuvent encore préserver ce qu’ils ont construit… Pour son second long métrage, Yaron Zilberman a réuni un casting assez impressionnant autour de Christopher Walken, Philip Seymour Hoffman, Catherine Keener et Mark Ivanir. Avec Le Quatuor (A Late Quartet), qui sort en salle le 10 juillet, le réalisateur israélo-américain aborde frontalement la création musicale, l’interprétation et la vie qui va avec… Mais la véritable star de ce film, c’est évidemment le Quatuor n°14 op. 131 de Beethoven« … Marc Zisman : Rencontre avec Yaron Zilberman Continuer la lecture

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Sophie Maurin

sophie-maurin« Une cascade de notes qui s’épanche en un ruissellement d’arpèges, un piano ragtime, l’humeur bluesy d’un violoncelle, une voix féminine libre comme l’air qui fait le mur, vocalise, croise l’anglais et le français en une joute amusée et affranchie de toute contrainte. En perpétuel mouvement, la musique de Sophie Maurin donne l’impression de se créer en même temps qu’elle s’écoute. Un tour de force pour cette auteur-compositeur-interprète, originaire du Var, pianiste classique et blues de formation, dont le premier album fait écho aux réussites artistiques de prestigieuses aînées : Camille et son appétence pour les acrobaties vocales, Regina Spektor et son lyrisme pianistique, Emily Loizeau et son goût pour les mélodies intemporelles, (re)venues de loin.

L’impression de facilité, de légèreté, qui se dégage de ses chansons, comme Far Away, son premier single, est pourtant trompeuse. En bonne architecte, ce qu’elle était à la ville avant de signer son premier contrat discographique, la musicienne, qui coréalise ses morceaux avec Florent Livet & Jeremy Verlet, a minutieusement échafaudé ses arrangements, structuré son projet en soignant le moindre détail : cordes, toypiano, kalimba, clarinette, vibraphone, percussions, ainsi qu’une splendide section de cuivres, swinguent ensemble ou séparément. Si le résultat ne sonne jamais trop produit, et garde son aspect organique, chaleureux, acoustique oblige, on est bluffé par l’invention musicale, le foisonnement de petits riens (les chœurs fantomatiques sur Ma Maison Désaccordée, le claquement de ciseaux pour marquer le tempo sur Ciseaux) qui forment un grand tout… » Trouvé sur ArtéMédia, la radio des artistes Continuer la lecture

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Les soeurs Labèque

SOEURS LABEQUE

Un max de minimalisme:

« Minimalist dreamhouse

Depuis leur premier prix de conservatoire, obtenu en 1968, les sœurs Labèque n’ont cessé de multiplier les aventures musicales, fidèles au dogme libertaire : «Il est interdit d’interdire». Musique contemporaine, classique, baroque sur instruments d’époque, collaborations avec des vidéastes comme Tal Rosner, ou avec les percussionnistes basques de Kalakan, invités sur leur enregistrement du Boléro de Ravel, avant de les présenter à Madonna – les deux natives de Bayonne aiment surprendre.

Fantasque. Quarante-cinq ans après leurs débuts, ces pianistes vivent et travaillent toujours ensemble, dans un palais romain ayant appartenu aux Borgia. Si le public les aime en duo, au point de les croire jumelles, elles ont chacune leur personnalité. Katia, l’aînée, est la plus fantasque : on n’a pas oublié son union à la ville comme à la scène avec le guitariste de jazz anglais John McLaughlin, auquel succède aujourd’hui un autre pratiquant de la six-cordes, le Français David Chalmin. Marielle semble plus sage : elle partage la vie du chef d’orchestre Semyon Bychkov et, contrairement à sa sœur, n’enchaîne pas les projets solo avec Sting ou Herbie Hancock. Ce qui ne l’empêche pas de participer à certains enregistrements de leur label, KML, fondé en 2007, comme ce Minimalist Dream House, qui est sans doute leur plus ambitieux projet à ce jour… » (Extraits de l’article d’Eric Dahan pour Libération) Continuer la lecture

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Bassekou Kouyaté

MaliUn album innervé de colère par un maître mandingue très remonté contre la guerre au Mali. Entre rock rageur et tradition griotte.

« Avec son troisième album, le flamboyant maître de n’goni, ce luth des griots considéré comme l’ancêtre du banjo, pourrait enfin accéder chez nous à la reconnaissance qu’il mérite, au même titre qu’Ali Farka Touré ou Toumani Diabaté, dont il partage le profond respect d’une tradition mandingue ancrée dans la modernité. Le pied toujours rivé sur sa pédale wah-wah, accompagné par ses fils au sein d’un quartette de n’gonis rénové — dont l’un sur cette fameuse version basse de son invention —, Kouyaté père revient ainsi avec un son rock autrement plus énervé, amplifié jusqu’à saturation : celui d’un Malien échaudé par le coup d’Etat, intervenu pendant l’enregistrement du disque.

Sa colère innerve ses compositions et trouve un vibrant exutoire dans de vieux morceaux contant l’histoire de rois rebelles, musulmans amateurs de vin ou contre l’islamisation forcée. Pour autant, ce disque ne serait pas une telle réussite sans la voix omniprésente de son épouse, Amy Sacko, poignante quand elle prône la paix et le Mali indivisible avec le chanteur Khaira Arby, incandescente sur la mélodie griotte ances­trale du somptueux Wagadou. Parmi les autres invités (dont le vétéran Kassé Mady Diabaté), Taj Mahal vient donner la réplique en français à son ami Bassekou sur l’irrésistible Poye 2, mariage gouleyant du blues peul et de l’âme du Mississippi. » Anne Berthod pour Télérama.fr Continuer la lecture

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Verdi et/ou Wagner

Verdi Wagner 4Nés tous les deux en 1813, 2013 marque le bicentenaire de deux incomparables génies du drame lyrique : Giuseppe Verdi et Richard Wagner.

Les lieux verdiens et wagnériens commémorent avec faste le bicentenaire. Pour ceux qui souhaiteraient planifier un week-end ou des vacances full immersion dans ces lieux le choix est très vaste.

Lieux verdiens :

  • Le site officiel du bicentenaire de la naissance de Verdi propose des informations sur la vie et l’œuvre du compositeur italien et présente les principaux évènements prévus tout au long de l’année 2013. Une application pour smartphone et tablette vous renseigne également sur la prochaine représentation verdienne à l’affiche, donne des informations et propose des offres de voyages.
  • Offres vacances verdiennes
  • Les lieux verdiens et le Museo Nazionale Giuseppe Verdi

Lieux wagnériens :

  • Le site officiel – Wagnerjahr 2013 – présente des informations détaillées sur la vie et les œuvres du compositeur allemand ainsi qu’un agenda de spectacles prévus en 2013.
  • L’ambassade d’Allemagne à Berne dresse la liste des principaux évènements en Suisse et dans le monde.
  • Le Jüdisches Museum Wien présentera, à partir du 24 septembre, l’exposition critique « Euphorie und Unbehagen – Das jüdische Wien und Richard Wagner ». Voir aussi les events Wien.

Autres liens :

« Le Staatsoper de Vienne pour tout le monde » : le théâtre lyrique le plus important de Vienne transmettra en live et gratuitement des opéras sélectionnés sur un grand écran de 50 m² sur la Herbert-von-Karajan-Platz, juste à côté du théâtre.

« Wagner VS Verdi » – C’est le combat des titans programmé pour 2013, le choc entre deux géants de l’opéra que beaucoup oppose. A la RTS par Nicolas Julliard.

Le Lucerne Festival présentera en août et septembre, pour la première fois à Lucerne, l’intégrale de la tétralogie wagnérienne.

Le Cercle Romand Richard Wagner a souhaité adopter une démarche singulière : susciter la création et fédérer autour et à propos de l’œuvre de Richard Wagner les institutions culturelles genevoises, et même au-delà de nos frontières cantonales et nationales, qu’il s’agisse de la musique, de la littérature, de l’art dramatique, des arts plastiques, de la danse ou encore du cinéma.

A la BCUL :

Un chariot bien garni est à votre disposition au centre de l’Agora. Il vous propose un choix de disques d’opéras et de DVD. Découvrez également quelques nouvelles publications et consultez le catalogue du réseau vaudois pour tout savoir sur les collections verdienne et wagnérienne.

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Musiques pour un été

Musique étéEnfin, l’été est là, avec ses longues soirées et des envies irrépressibles de prendre l’air. Pourquoi ne pas fréquenter les festivals le soir et les musées la journée ? Il existe en Suisse quelques musées proposant de riches collections musicales et des expositions de qualité. Voici quelques idées d’escapades…

Musée de boîtes à musique et d’automates à Ste-Croix

Musée suisse de l’orgue à Roche

Musée des automates à musique : Le musée des automates à musique de Seewen (SO) abrite une des collections les plus importantes au monde de boîtes à musique suisses à cylindres et à disques, de montres et de bijoux munis de mécanismes à faire de la musique et d’autres automates à musique datant du 18e siècle à nos jours…

Musée historique de Bâle : La plus grande collection d’instruments de musique de Suisse est exposée au Lohnhof. Le musée se consacre à trois thématiques particulières : « Musique à Bâle », « Concert, choral et danses » et « Parades, fêtes et signaux ».

tü ta too – L’oreille en voyage : exposition itinérante conçue par la Phonothèque nationale suisse au Landesmuseum de Zürich jusqu’au 25 août

La musique au château – Peinture en musique : au Château de La Sarraz Continuer la lecture

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Si la rose m’était chantée

Mignonne rose« Féru du grand oeuvre de la Renaissance, c’est avec un enthousiasme des plus inédits que l’ensemble Ludus Modalis s’attaque aux chansons amoureuses et spirituelles de Guillaume Costeley.

Servies ici avec un savant mélange de souplesse et d’audace, ces pièces cherchent à ressusciter le figuralisme musical, et idéal, des Anciens.

Ut pictura poesis, d’une heureuse confusion des genres croquant les contours d’un monde renversé : du contrepoint austère aux prodromes baroques, les polyphonies sont soignées sans pour autant verser dans la mièvrerie, souvent reprochée aux interprétations classiques. Au contraire, l’art de Bruno Boterf et de ses géniaux comparses tient à la jeunesse qu’ils insufflent dans ces oeuvres à deux, adroites, et qu’on aurait tort de considérer d’un autre temps. La finesse de l’interprétation se double de l’originalité de la mise en scène. Le disque vague subtilement entre des chansons à la tonalité grave (J’ayme mon dieu) et plus légère  (Grosse garce noire et tendre)… ne sacrifiant plus au conformisme convenu des pionniers.

A La Prise du Havre on entend gronder La terre les eaux va buvant, trios, clavecin solo (magnifique Freddy Eichelberger) et ces voix plus jamais seules. Judicieux éclectisme de la mise en forme, qui culmine dans les célèbres vers de Ronsard : Mignonne… Il faut saluer encore le réveil d’autres princes, d’autres poètes. C’est osé, c’est enlevé : c’est divin.

Allié au tact et à la justesse de cette gageure technique et musicologique, c’est finalement le sens de l’histoire qui fait de ce disque un joyau. » Axelle Girard sur Culturopoing.com Continuer la lecture

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Youn Sun Nah

Youn Sun Nah« La date est à encercler sur le calendrier – ou à mettre sous alerte dans le téléphone : 30 juin, 21 h, L’Astral. Youn Sun Nah. Yé ! La chanteuse coréenne, devenue star du jazz vocal en Europe, présentera le contenu de Lento, son troisième album sur étiquette Act. Que du très bon… Le titre, qui indique une certaine lenteur dans le propos, n’empêche pas une constante alternance entre fureur et douceur, sensualité et rugosité, joie et mélancolie, puissance et retenue. Youn Sun Nah excelle dans l’art du grand écart stylistique et émotionnel. Entourée d’Ulf Wakenius à la guitare (complice habituel, qui a joué avec Oscar Peterson), de Lars Danielsson à la contrebasse, d’un percussionniste et d’un accordéoniste, Youn Sun Nah navigue au coeur d’un répertoire vraiment éclaté (compos, reprises de Nine Inch Nails, folk coréen). Beaucoup de couleurs et de textures, donc, mais le portrait global a tout ce qu’il faut de cohérence… et de profondeur. » Guillaume Bourgeault-Côté sur Le Devoir.com

Sur le web:

Ecouter un extrait:

LentoLamentMomento magicoFull circleGhost riders in the skyWaitingNew dawn

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Le savoir est une arme

affiche_f4_delaidenvoi_bass_defNouveau: Concours de rap à la BCU Lausanne! Pour l’occasion, nous vous proposons une sélection de documents disponibles à la BCUL Riponne-Palais de Rumine.

D’un style à un autre…
Si le rap excelle le jazz en est l’étincelle, MC Solaar, A dix de mes disciples, « Prose combat »
Du jazz au rap, le rap bouleverse les repères des amateurs de jazz. Le rap reste néanmoins un proche parent par un jeu d’emprunts et de citations jazzistiques. MC Solaar ne cache pas non plus ni sa dette envers le jazz, ni son attachement à l’essence de cette musique fondatrice :
Je laisse parler mon âme le rap avait besoin d’aide
Il sort de sa sclérose grâce au jazz
Pousse les limites de la boîte à rythmes
Ternaires sont les rythmes et naissent les mêmes mythes
Le jazz exprime depuis ses origines
Un feeling non mercantile, une profondeur de style

Les relations sont aussi nombreuses entre rap et chanson française pour les musiques comme pour les paroles. Les paroles, abondantes et débitées de manière saccadée, ont la caractéristique d’être toujours écrites par le rappeur qui les profère. Les reprises en rap de chansons françaises sont presque systématiquement augmentées de nouvelles paroles. Le rappeur dessine une conception différente de ce que c’est qu’être chanteur et ne se satisfait pas de n’être qu’interprète.
Dernière aventure musicale du 20e siècle et l’une des clés pour comprendre le son du 21e, le Rap est encore aujourd’hui et plus de 40 ans après ses débuts, un courant musical créatif. Continuer la lecture

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Philip Catherine

cote_jardin« Il est en forme Philip Catherine. Après un bel hommage à Cole Porter en 2011, le voici entouré d’une formation comprenant deux jeunes musiciens belges prometteurs dans un disque très réussi. “Côté Jardin” nous fait découvrir Antoine Pierre, batteur au drumming aussi perspicace que subtil, et Nicola Andrioli, pianiste italien installé à Bruxelles qui signe trois des compositions de l’album. Je préfère celles de Philip, mais le piano mobile aux notes colorées complète idéalement la guitare (électrique ou acoustique) qui cisèle des mélodies chantantes. Dans cette association délicate sur un plan harmonique, les deux hommes ne se gênent pas, mais se complètent, la musique se faisant toujours fluide et élégante. Dans Misty Cliffs qui ouvre l’album, les modes de l’Inde semblent trempés dans le blues. On pense à Homecomings, une pièce que Catherine enregistra en duo avec Larry Coryell. “Twin House” un disque Atlantic de 1976, la renferme. Cette approche « indienne » du jazz se retrouve aussi dans Virtuous Woman, une autre grande réussite de l’album. Solide comme un chêne, le fidèle Philippe Aerts y tient la contrebasse. Les claviers discrets de Philippe Decock apportent les couleurs des rêves, en fixent les images. Isabelle Catherine, la fille de Philip, pose sa jolie voix sur Côté Jardin. George Brassens qu’admire tant Philip est lui aussi à l’honneur avec une reprise de Je me suis fait tout petit que Django Reinhardt aurait sûrement appréciée. » Dans le Blog de choc Continuer la lecture

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