Défis pour une émancipation agro-écologique.

Intervenant-e-s:

Roxanne Mitralias travaille auprès des mouvements paysans en France et en Grèce. Sociologue rurale et historienne des sciences de formation, elle essaye de comprendre l’impact du productivisme sur l’agriculture, l’environnement et les paysans. Elle essaye également de saisir le lien entre la crise économique actuelle et les crises alimentaires et agricoles qui s’annoncent en Europe.

Laurent Garrouste est diplômé en sciences naturelles et sciences politiques, inspecteur du travail. Il s’intéresse particulièrement à la question du lien entre question sociale et question écologique. Il a contribué à plusieurs ouvrages collectifs dont Supprimer les licenciements (2006), Pistes pour un anticapitalisme vert (2010), et Pour le droit à l’emploi (2011), tous parus aux éditions Syllepse.

Exposé:
La crise globale actuelle déplace et recentre des questions que l’on croyait secondaires dans la période précédente. Ainsi, la question agricole et alimentaire, au croisement de la crise écologique et sociale, devient de nouveau une thématique politique majeure. Le droit à la souveraineté alimentaire est une exigence immédiate, car il s’agit de répondre maintenant au besoin alimentaire des populations paupérisées par les politiques capitalistes. Il est aussi un projet global émancipateur qu’il faut développer de manière urgente !

Mais pour commencer à « penser l’émancipation » agricole et alimentaire il faut d’abord faire le bilan du productivisme. Avons-nous pris la mesure du lien entre aliénation et industrialisation de la production agro-alimentaire ? Du couplage de l’exploitation de la nature et de l’exploitation des travailleurs ? Nous proposons de revenir sur la souffrance des travailleurs de ce secteur ainsi que des agriculteurs et des éleveurs, imbriqués dans le système de production industrielle.

Dans cette nouvelle période historique qui s’ouvre, nous pensons qu’il faut comprendre ce que nous apporte le mouvement paysan international. La défense des paysans et des paysannes, passe souvent par des combats sociaux et écologiques globaux. Les paysans et les paysannes, se situant à la charnière entre ville et campagne, entre le Nord et le Sud dans un rapport dynamique avec leur environnement, posent de fait la question d’un projet émancipateur écologique et social.

De la vente directe à l’agro-écologie ou la permaculture, des tentatives concrètes de vivre et travailler autrement nous apprennent des choses importantes sur le rapport que nous voulons avoir avec nous-mêmes, le travail, les animaux ou la nature. Entre laboratoires et simples remparts à une vie de plus en plus aliénante, ces expériences renforcent notre réflexion sur l’émancipation.

Horaire
Jeudi 25 octobre
14h – 15h45
Internef, salle 123
Panel – Critique du productivisme: Stratégies écologistes et transformation sociale.

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