Face à la crise écologique, quelle stratégie globale pour quel projet émancipateur ?

Intervenant:
Maxime Combes, membre d’Attac France et de l’Aitec, engagé dans le projet Echo des Alternatives (www.alter-echos.org). Engagement de plusieurs années dans le mouvement pour la justice climatique à travers les réseaux internationaux Climate Justice Now! et français Urgence Climatique Justice Sociale.

Exposé:
Crise globale par excellence, la crise climatique sera résolue pour l’ensemble de la planète ou elle ne le sera pas. Impossible d’envisager une alternative dans un seul pays, une seule région. De par sa nature, la crise climatique est un défi à la solidarité internationale obligatoire. Or, la séquence de négociations internationales Copenhague-Durban marque un reflux très net du multilatéralisme onusien au profit des multinationales et des institutions financières. De leur côté, les mouvements pour la justice climatique n’ont pas pu radicalement changer la donne, malgré l’accord des peuples de Cochabamba, une stratégie inside-outside novatrice et une alliance temporaire avec certains gouvernements progressistes d’Amérique du Sud.

Si, depuis Copenhague, l’image de la femme paysanne africaine victime d’une catastrophe climatique a quelque peu éclipsé celle de l’ours blanc dérivant sur son bout de banquise, les mouvements mêlant urgence climatique et justice sociale n’en sont pas moins en quête d’une nouvelle stratégie. Une stratégie qui soit en mesure de résoudre ce dilemme mais aussi d’apporter une réponse à la hauteur de l’intensité des transformations sociales et économiques nécessaires pour contrecarrer les dérèglements climatiques. Mettant sous le feu des projecteurs la profonde crise de civilisation que nous vivons et le besoin de nouveaux projets d’émancipation, la crise climatique ne sera pas résolue par la nouvelle phase d’expansion du capitalisme promue par les promoteurs de « l’économie verte » et de la financiarisation de la nature.

Les espaces locaux de confrontations avec les multinationales et les Etats, sur les lieux mêmes des pollutions et dévastations environnementales et sociales – comme le montre l’exemple des luttes contre les gaz de schiste – se multiplient à l’échelle planétaire. Articuler les différents échelons d’intervention, internationaux, nationaux, locaux, paraît absolument essentiel. Comment ? Quelle place et quel rôle pour les alternatives locales ? Pour les transformations des comportements ? Pour les approches de type « Buen-vivir » plutôt que « vivre mieux » ? Pour des politiques publiques renouvelées ? Pour des accords globaux ? Autant de questions décisives pour un nouveau projet émancipateur.

Horaire
Jeudi 25 octobre
14h – 15h45
Internef, salle 123
Panel – Critique du productivisme: Stratégies écologistes et transformation sociale.

This entry was posted in VOIR TOUTES LES COMMUNICATIONS and tagged . Bookmark the permalink.