La réaction néolibérale et la répression des mouvements sociaux québécois (1980-2012).

Intervenant:
Martin Petitclerc est professeur d’histoire à l’Université du Québec à Montréal et directeur du Centre d’histoire des régulations sociales. Il s’intéresse à l’histoire sociale du Québec et à la théorie sociale contemporaine.

Exposé:
Si l’adoption d’une loi spéciale visant spécifiquement les étudiants est une nouveauté, il s’agit tout de même d’une stratégie de répression des mouvements sociaux bien établie au Québec / Canada depuis quelques décennies. En effet, les gouvernements québécois et canadiens y ont de plus en plus recours depuis le début des années 1980, ce qui a eu un impact majeur sur le mouvement syndical. Au cours des derniers mois seulement, des lois spéciales ont été adoptées pour interdire non seulement la grève étudiante, mais également des grèves dans les compagnies de chemin de fer et d’aviation. Chaque loi spéciale se présente comme une mesure ponctuelle, dont l’application est limitée dans le temps, et qui est légitimée par une situation d’urgence mettant en péril ce que le gouvernement appelle le « bien commun », c’est-à-dire le libre-marché. Après plus de trente années de recours aux lois spéciales, il est grandement temps d’analyser, dans leur effet cumulatif, l’aspect répressif de ces lois particulières sur les mouvements sociaux. À notre avis, un projet politique d’émancipation devra nécessairement passer par une contestation radicale de cette forme néolibérale de répression des droits collectifs d’association et de grève.

Horaire
Vendredi 26 octobre
11h00 – 12h45
Amphipôle, salle 315.1
Panel – Combats actuels pour l’émancipation: Antécédents et enjeux du printemps érable québécois

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