Penser la dette publique en lien avec la dynamique du capital.

Intervenant:
Bruno Tinel est maître de conférences à l’Université Paris 1 et participe à l’animation de la revue Actuel Marx. Il vient juste d’achever, avec Joëlle Cicchini, la traduction de Marx’s Capital par Ben Fine et Alfredo Saad-Filho, à paraître chez Raisons d’Agir sous le titre Relire le Capital.

Exposé:
Ladite « crise des dettes souveraines » est l’occasion pour les classes dominantes de la plupart des pays capitalistes avancés d’Europe et d’Amérique du Nord de pousser plus loin encore le processus engagé il y a trente ans en matière de privatisations, de réduction des droits sociaux, de baisse des salaires, d’intensification du travail et de recul démocratique. Pour les keynésiens et une partie de la gauche, la hausse des dettes publiques serait imputable principalement à la crise financière, puis économique, entamée en 2008. Pourtant, les fluctuations de l’endettement public résultent très largement des fluctuations longues associées à la succession des différents ordres productifs, lesquels se caractérisent par des compromis de classe et une dynamique du capital spécifiques, ce qui se traduit, selon la configuration, par des mécanismes de hausse ou de baisse tendancielle de l’endettement public. Nous verrons comment, par contraste avec l’ère dite fordienne, le néolibéralisme génère un endettement public croissant.

Horaire
Samedi 27 octobre
10h – 11h45
Anthropôle, salle 2024
Panel – Critique de l’économie politique: Aspects de la crise capitaliste actuelle

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