Archive pour la catégorie ‘FIP’

Autoévaluation et cas clinique sur le lymphome

Deux axes d’apprentissage

Le projet a pour ambition d’améliorer l’apprentissage des étudiants du cours Immunologie/Cancer (IC) du Master de Biologie Médicale (MScBM) selon deux axes. Le Premier axe a pour mission d’aider les étudiants à acquérir les connaissances de base nécessaires pour suivre le MSc. Les éditions précédentes du MScBM ont montré que les étudiants intégrant la filière IC ont des niveaux de connaissance en immunologie et oncologie très hétérogènes car issus d’horizons différents. Ceci pose un problème pour l’enseignant qui n’a pas de vision globale des compétences de son groupe d’étudiants et doit donc consacrer une partie non négligeable de son enseignement à retravailler des notions déjà acquises par certains étudiants au niveau du Bachelor. Ceci diminue le temps à disposition de l’enseignant pour développer les connaissances et compétences plus avancées, qui figurent dans les objectifs d’apprentissage du master. Le premier axe du projet vise donc à définir – avec les enseignants concernés – l’ensemble des connaissances prérequises, et à fournir aux étudiants des moyens de compléter leurs connaissances de façon autonome. Le deuxième axe a pour objectif de préparer les étudiants à leur future intégration dans des groupes de recherche translationnelle ou clinique. Le MScBM dispense un enseignement à l’interface entre la biologie fondamentale et la médecine sous forme de cours ex-cathedra et d’analyse d’articles scientifiques. L’enseignement en immunologie bénéficie également de plusieurs séances de travaux pratiques (TP). Il n’existe actuellement qu’une séance de TP d’histologie pour le cours d’oncologie. Le second axe du projet vise donc à valoriser davantage l’enseignement d’oncologie en offrant un complément à l’enseignement théorique.

Questionnaire en ligne et cas clinique interactif

Pour atteindre l’objectif du premier axe est mis à disposition un questionnaire d’auto-évaluation en ligne, associé à des ressources d’apprentissage en ligne appropriées. Après soumission du questionnaire, l’étudiant doit rédiger en ligne la liste des concepts qu’il juge utile de retravailler. Cette liste est stockée sur le serveur à disposition des enseignants. Pour retravailler les concepts de base l’étudiant a également accès à des pages de résumé en ligne.

Pour atteindre le second objectif, un cas clinique interactif sur le lymphome est développé et intégré au cours sous forme d’APP (apprentissage par problème). Il permet aux étudiants d’appliquer leurs connaissances d’oncologie fondamentale à la résolution d’un cas pratique qui suscite plusieurs questions de compréhension (ex: pouvoir associer une symptomatologie à un mécanisme biologique défaillant). Ce type d’exercice est une activité traditionnelle pour l’étudiant en médecine mais pas pour l’étudiant en biologie. Or, de par sa spécificité (i.e. enseignement à l’interface entre la biologie et la médecine), le MScBM doit développer davantage l’aspect médical.

Cette activité comporte:

  1. Une séance ‘aller’ de travail en petit groupe (sous la supervision d’un tuteur volant) au cours de laquelle les groupes d’étudiants utilisent une application web permettant une analyse guidée du cas et la définition des objectifs d’apprentissage
  2. Une phase d’auto-apprentissage à l’aide de ressources d’apprentissage en ligne et de livres de références
  3. Une séance ‘retour’ de discussion en groupe avec tuteur. L’application web utilisée pour la séance ‘aller’ permet d’inclure des vidéos ou podcasts, des animations, des illustrations (ex : radiographies annotées et cliquables), des liens vers des pages web de contenu, un glossaire et des questionnaires. A partir des réponses données aux questionnaires, l’application web renvoie à des chapitres de matières devant être revus. Elle permet aussi de stocker les réponses aux questionnaires et les objectifs d’apprentissage définis par les étudiants sur un serveur. Ces informations sont accessibles aux tuteurs qui animent la séance ‘retour’.

Différents apports pédagogiques 

La plus-value pédagogique de la liste des prérequis et du questionnaire est :

Pour l’étudiant, la possibilité de faire une auto-évaluation de ses connaissances et de gérer sa propre mise à niveau avant le cours ‘Immunologie et cancer’ grâce aux ressources d’apprentissage associées au questionnaire

Pour l’enseignant, de mieux identifier les prérequis de son cours et d’utiliser pleinement ses cours ex-cathedra pour développer des connaissances plus avancées

La plus-value pédagogique du cas clinique sur le lymphome est de permettre à l’étudiant d’appliquer les connaissances théoriques (mécanismes moléculaires impliqués) acquises pendant les cours ex-cathedra à un cas clinique concret et de favoriser le travail collaboratif. L’activité devrait aussi rapprocher les biologistes de la problématique des oncologues confrontés à des cas cliniques complexes, et donc les préparer à leur future intégration dans des groupes de recherche translationnelle ou clinique.

Personnes  de contact 

Luther, Sanjiv (Chef de projet)

Debard, Nathalie (Coordinateur/trice) : nathalie.debard@hset.org,

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IMPACT

Interface Multimédia: Présentation – Analyse – CommenTaire

Une lacune technologique
En sciences du langage en faculté des Lettres, les enseignants et les étudiants manipulent des fichiers multimédia d’au moins trois sortes : un fichier source audio ou vidéo, la transcription de ce fichier (un document texte) et un commentaire (théorique ou analytique). Jusqu’à récemment, enseignants et étudiants, tant pour la préparation individuelle que pour la présentation en commun, devaient passer d’un fichier à un autre, d’un logiciel à un autre par le biais de manipulations informatiques fastidieuses. Ces manipulations nuisaient au rythme et à la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage. En bref, il manquait un outil permettant de rendre la consultation des documents ergonomique, et ceci de manière à éviter que la dimension technique ne vienne nuire inutilement à l’apprentissage.

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Apprendre à communiquer des compétences: un usage intégré du portfolio en ligne

Définir et communiquer ses compétences

Financé par deux fois par le FIP (Fonds d’Innovation Pédagogique) en 2010 et 2011, ce projet de portfolio en ligne (ou e-portfolio) s’inscrit dans le cadre d’un programme de spécialisation du Master ès Lettres intitulé « Analyse des discours et de la communication publics » dirigé par Monsieur Marcel Burger. Ce projet cherche à répondre à trois besoins principaux:

  1. Fournir un outil de réflexion et de lisibilité des compétences, c’est-à-dire permettre aux étudiants d’apprendre à mieux cerner l’ensemble, la diversité et la spécificité des compétences en jeu dans la formation académique pour envisager un transfert de ces compétences dans un autre cadre
  2. Apprendre à communiquer à propos de ces compétences. Ce second aspect est essentiel: il s’agit de sensibiliser les étudiants aux choix individuels qui président aux manières de communiquer leurs compétences. Le transfert des compétences d’un contexte académique à un contexte extra-académique requiert en effet non seulement de savoir nommer et spécifier des compétences, mais aussi de savoir comment on communique (à propos de) celles-ci. Le projet se concentre particulièrement sur cette dernière dimension de la transférabilité des compétences.
  3. Permettre une construction collective du savoir par l’appartenance à une communauté d’apprentissage favorisant l’interaction à propos des objets de connaissance spécifique au programme de spécialisation.

Eportfolio: un espace de documentation et d’exposition

Le projet souhaite faire une utilisation accrue du portfolio en ligne (outil utilisé : Mahara), et cela tout au long du cursus: chaque étudiant a ainsi à sa disposition un espace personnel de documentation et d’exposition permettant de communiquer globalement son trajet d’apprentissage et ses compétences. Concernant cet aspect, l’attention n’est plus alors portée uniquement sur des compétences développées dans des modules d’enseignement, mais sur les compétences en tant qu’elles sont «montrées» par un trajet d’apprentissage individualisé, en l’occurrence un stage pré-professionnalisant ou une recherche pré-doctorale. Une auto-évaluation ponctuelle (sous forme d’un protocole verbal) permet de mettre au jour et d’expliciter les choix opérés pour communiquer des compétences. Le scénario pédagogique de l’utilisation du ePortfolio pour documenter ses compétences en menant des activités réflexives sur une année de spécialisation se déroule selon le schéma ci-dessous.

Le ePortfolio comprend également une dimension communautaire. En effet, un processus ePortfolio permet la mise en réseau des contenus enseignés et participe, de ce fait, à la création d’un espace de travail en commun ; il favorise le partage des expériences d’apprentissage et constitue un lieu de discussion critique entre les participants du programme (enseignants et étudiants compris); il est un espace de réflexivité, un lieu favorisant une considération globale de tous les contenus d’enseignements de la formation et permet par là un positionnement identitaire de l’étudiant.

Une dimension réflexive

La plus-value pédagogique de l’utilisation d’un ePortfolio repose sur sa dimension « réflexive » que l’on peut considérer à deux niveaux :

  1. Le projet oblige l’enseignant responsable à réfléchir aux compétences que l’enseignement requiert et qu’il permet de développer. Ainsi, l’enseignant est amené à définir avec précision des attentes spécifiques et à délimiter des objectifs à atteindre tout comme les moyens d’y parvenir.
  2. Le projet permet à l’étudiant de réfléchir aux activités académiques dans lesquels il est engagé. En deçà et au-delà des savoirs académiques, l’étudiant est amené à considérer sa participation en termes de compétences requises et développées. La dimension réflexive impliquée par le projet facilite la considération raisonnée de compétences et, partant, la possibilité d’envisager le transfert des compétences ainsi repérées, nommées et définies.

Un potentiel de déploiement à l’échelle de l’institution

Le projet s’ancre dans un cursus caractérisé par une articulation des cadres académique et post-académique. Dans ce sens, on peut envisager que le projet soit transférable à des cursus de même type (en Lettres), et alimente aussi la réflexion sur la communicabilité des compétences dans d’autres facultés. De fait, l’encadrement pédagogique spécifique développé à l’occasion de ce projet pourrait être exploité au plan général de l’institution pour former des étudiants davantage conscients de la transférabilité et de la communicabilité des compétences développées au cours de leurs études. Au plan technique, le projet pourrait également permettre aux membres du RISET de préciser les besoins de l’institution et les spécifications techniques de l’outil pressenti pour un déploiement à l’échelle de toute l’institution.

Personnes de contact

Marcel Burger

Gilles Merminod

Collecte d’informations: Guillaume Curchod

Relecture: Quentin Martinez

Collaborateurs RISET

 

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eICAR | Etude Interdisciplinaire de Cas par Annotation de Rapport

Un type d’enseignement très peu utilisé

L’étude de casus (ou méthode des cas) est une méthode d’enseignement très répandue dans le domaine du droit. Cependant, ce type d’enseignement est actuellement très peu utilisé en sciences forensiques où l’apprentissage par résolution de problème (résolution de cas fictifs) prédomine largement.

Ainsi, durant leurs études à l’Ecole des Sciences Criminelles (Bachelor et Master), les apprenant-e-s sont amené-e-s à produire un certain nombre de « rapports d’expertise » écrits dans le cadre de ces activités de résolution de cas fictifs. Une version papier de ces rapports est évaluée et notée par l’encadrement et une version électronique est stockée sur un espace serveur dédié. Tous ces travaux, même s’ils représentent une très grande source potentielle d’exemples variés (différents types d’expertises: empreintes digitales, ADN, arme à feu, rapport d’état des lieux, etc.), écrits pour différents acteurs judiciaires (magistrats, pairs, polices), sont actuellement très peu réutilisés dans un contexte pédagogique défini.

 

Une étude individuelle ou collaborative

Dans le cadre de ce projet, nous avons mis en place plusieurs activités pédagogiques basées sur l’étude de casus en s’appuyant sur une bibliothèque de rapports d’expertises forensiques (conçue spécialement pour les besoins de ce projet). Ces activités reposent sur un outil informatique permettant une étude individuelle et collaborative de ces documents (expertises forensiques). L’outil offre à chaque étudiant-e la possibilité d’écrire et de stocker des annotations spécifiques sur un document étudié de manière individuelle ou collaborative. La capitalisation de ces annotations permet, en fonction du scénario de l’activité proposée, une discussion en présentiel autour des problématiques identifiées.

CAPTURE 2

 

Différents objectifs pédagogiques 

Les études de casus proposés dans ce projet peuvent porter sur différents aspects et ainsi avoir différents objectifs pédagogiques, visant soit à l’amélioration de la qualité des rapports (par exemple en termes de communication des résultats), soit à l’amélioration du travail d’expertise proprement dit.

 

Personnes de contact
Biedermann, Alex

 

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E Bib-Alpin

L’importance du terrain

Une des principales difficultés rencontrées durant la première année d’un cursus « Bachelors » d’un enseignement de géosciences et de sciences de l’environnement consiste dans l’impossibilité, au vu du nombre d’étudiant-e-s, d’utiliser le terrain pour enseigner. Or, l’étude des géosciences est fortement liée à l’étude du territoire et ce dernier devrait faire partie intégrante de ce type d’études. Non seulement la capacité de travailler sur le terrain est un important objectif de formation mais il est également, d’un point de vue pédagogique, un important moyen pour amener les étudiant-e-s à dépasser l’apparente simplicité des savoirs théoriques des manuels. Ainsi l’objectif est de passer d’un enseignement factuel à un enseignement problématisé auquel correspond un mode d’évaluation spécifique. De nombreux étudiant-e-s de première année de Bachelor ont encore de la peine à répondre à ce type d’évaluation, tellement elles et ils semblent « formatés » par un enseignement de type factuel. Malheureusement, comme il est presque impossible d’organiser des travaux de terrain avec plus de 200 étudiant-e-s, nous perdons ainsi un très intéressant moyen pour motiver et amener les étudiant-e-s à développer leur compréhension de la complexité des objets naturels: par l’association du terrain à des lectures d’articles scientifiques dans lesquels, à la différence des manuels, les savoirs sont mis en perspective et critiqués. Ainsi, le terrain devient un moyen de développer auprès des étudiant-e-s de Bachelor la capacité de consulter la littérature scientifique, ce qui pour l’instant reste un objectif largement non atteint.

Un terrain virtuel

L’objectif de ce projet est de développer un nouveau type de « terrain virtuel » en utilisant les technologies de visualisation (surtout Google Earth) et de gestion des données. Il est ainsi possible d’engager les étudiant-e-s dans un espace où se trouvent des données virtuelles (par exemple des cartes géomorphologiques), des liens vers la littérature scientifique, ainsi que des méthodes permettant de rechercher ces données et des liens permettant de créer les ressources nécessaires pour traiter un thème ou une question proposée par l’enseignant-e.

E-Bib-Alpin permet aux étudiants d’effectuer une recherche à partir de mots-clés dans un nuage de mots (la taille de chaque mot est proportionnelle aux nombre de ressources disponibles). Lorsque les étudiants effectuent une recherche sur un mot ou une expression, une nouvelle fenêtre s’ouvre montrant les ressources disponibles. La recherche peut ensuite être affinée pour rechercher spécifiquement des publications scientifiques, une thèse de doctorat ou de master, un fichier de données, des cartes ou des photos.

Ces ressources sont présentées de deux manières:

(1) à travers Google Earth, sur la gauche de l’interface, en montrant les parties du paysage auxquelles les ressources sont liées. Selon le type de ressource, il peut y avoir des données ou des photos à télécharger, ou les liens vers les publications si elles sont disponibles en ligne.

(2) à travers une liste, à droite de l’interface, qui permet de dérouler l’ensemble des publications.

Vitrine image

Un lien vers la littérature scientifique

Ce projet devrait:

- établir un meilleur lien entre les publications scientifiques et le contexte réel du problème étudié.

- permettre aux étudiants de trouver de la littérature pertinente relative aux processus de surface et d’autres domaines à caractère géographique.

 

 

Personne de contact

Lane, Stuart

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Screencasts et cours-bloc de latin

S’adapter aux exigences du nouveau plan d’étude

Dans le nouveau plan d’études de Bachelor en Faculté des lettres entrant en vigueur dès la rentrée 2013, certains étudiants astreints au Complément de latin (dorénavant : le latin) auront besoin d’une alternative à l’enseignement semestriel. En effet, le plan d’étude prévoit de dissocier le latin de l’année propédeutique. Les étudiants resteront astreints à ce cours de latin, qui dure 4 semestres avec 2 heures hebdomadaires, mais ils seront libres de le répartir à leur guise durant leur Bachelor. Avec un Bachelor de 3 ans, des étudiants pourront ainsi commencer le latin en 2e année, par exemple s’ils désirent se consacrer en première année à leurs branches de propédeutique. Ces étudiants devraient alors réussir les 2 ans de latin dans les 2 dernières années de Bachelor. Mais comme les étudiants débutants ne pourront pas d’emblée prévoir le déroulement de leurs études, par exemple pour les séjours à l’étranger ou s’ils doivent travailler pour financer leurs études ou à cause d’autres contraintes, ils risquent d’être empêchés matériellement de finir le cours de latin avant la fin du Bachelor. Il faut donc leur offrir la possibilité de remplacer un ou plusieurs enseignements semestriels par un enseignement alternatif. Le problème se posera aussi pour les étudiants qui commencent en cours d’études une branche demandant le latin.


Cours-bloc et cours en ligne sous forme de screencasts

Pour remédier à cette situation problématique, deux solutions sont déployées en parallèle. Il s’agit tout d’abord d’offrir des cours-bloc hors semestre comme alternative supplémentaire aux cours semestriels. Mais comme ces cours de latin peuvent aussi servir pour toute personne devant ou voulant apprendre cette langue, et que c’est un projet compatible avec des cours de vacances, il est prévu de développer ces cours-bloc hors semestre pour en faire des cours de vacances en latin. Cette intégration des cours de latin dans les cours de vacances permettra de les financer en augmentant du même coup l’offre des cours de latin.
Parallèlement aux cours-bloc, un cours en ligne est proposé sur Moodle en libre accès à tous les étudiants inscrits à l’UNIL. Sous forme de vidéo commentée, ce cours en ligne permet en principe de préparer seul le complément de latin, mais il permet aussi à tout étudiant de réviser la grammaire (mais avec d’autres textes que ceux qu’il aura vus durant le semestre, puisque les textes du cours en semestre varient d’année en année alors que ceux du cours en ligne vont rester).

 

Une plus grande flexibilité

L’offre cours-bloc et cours en ligne répond aux besoins de ceux qui n’ont pas matériellement le temps de suivre les 4 semestres de latin avant la fin de leur Bachelor. Mais cette offre supplémentaire permet aux étudiants qui vont commencer des études de Lettres d’anticiper, s’ils le désirent, l’apprentissage du latin ; elle permet aussi aux étudiants en difficulté dans cette matière de répéter un semestre ou de se préparer pour un nouveau contrôle en cas d’échec. Des cours de latin sur cette base souple pourraient aussi intéresser d’autres étudiants que ceux de la Faculté des lettres, par exemple les juristes. On pourrait aussi le proposer aux étudiants de l’EPFL parmi les cours en sciences humaines (SHS) qu’ils doivent suivre.

 

Personnes de contact
François Spaltenstein (responsable du projet)

Collecte d’informations: Guillaume Curchod

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Screencasts d’autoformation à SPSS

Une enquête de type sociolinguistique
Depuis sa création, le cours d’introduction à la sociolinguistique vise à familiariser les étudiant-e-s aux enjeux d’une recherche de terrain. A cette fin, il invite ses étudiant-e-s à mener l’espace d’un semestre une enquête de type sociolinguistique en n’omettant aucune étape, de la formulation des hypothèses à leur vérification en passant par la production des données. Tout au long de cette démarche expérimentale, les étudiant-e-s sont sensibilisés à l’incidence de leurs choix méthodologiques spécifiques sur l’ensemble de l’enquête.
Ce projet est né de la nécessité de combler une lacune: l’impossibilité pour les étudiants d’effectuer l’analyse statistique des données produites et de les restituer sous une forme synthétique. L’objectif du projet est donc de combler cette lacune en proposant du matériel didactique, sans augmenter le nombre de périodes de cours.

L’autoformation par le screencast
Afin d’atteindre l’objectif fixé, le projet met à disposition des tutoriels vidéo de 5 à 10 minutes (screencasts) sur les plateformes Moodle et Itunes U. Pensées pour l’autoformation, ces leçons en ligne traitent de l’utilisation du logiciel SPSS pour constituer des jeux de données et mener des analyses quantitatives à leur endroit.

Screencast relatif à la statistique inférentielle (théorie)

Le matériel en question peut tout à fait être mobilisé par un-e autodidacte. Dans le cadre du cours de sociolinguistique, cet apprentissage est guidé. Si les étudiant-e-s doivent suivre la quinzaine de leçons prévue parallèlement à l’enseignement dispensé, l’enseignant soutient cet apprentissage en signalant, à la fin de chaque séance de cours, la leçon à consulter durant la semaine à venir. Un temps est alloué durant la séance suivante pour répondre aux éventuelles questions portant sur le matériel abordé en autonomie.

Screencast relatif à l’édition de diagramme

Les compétences acquises sont exercées et éprouvées lors de l’analyse globale des résultats de l’enquête menée par les étudiant-e-s. Ils doivent en effet être en mesure de décrire les notions acquises, discuter les résultats statistiques apparaissant dans des enquêtes, coder un jeu de données, mener des analyses sur un jeu de données et restituer les résultats obtenus sous une forme compréhensible.

Un public cible amené à s’élargir
Si le projet en question vise à transmettre essentiellement des connaissances relatives à l’analyse statistique en sociolinguistique, les tests présentés ne sont pas l’apanage de ce seul champ scientifique. Le matériel est d’ores et déjà intégré aux enseignements de deux facultés (Lettres et FBM). Il peut également s’avérer formateur pour des doctorant-e-s, ainsi que pour toute personne désireuse de se former en analyse quantitative.

Personne de contact
Isaac Pante

 

Collecte d’informations: Guillaume Curchod

Relecture: Quentin Martinez

Collaborateurs RISET

 

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Apprendre avec un jeu de rôles: le projet IguL Conseil S.A.

« Faire pour comprendre »

Le projet IguL Conseil S.A. , financé en 2008 par les Fonds d’Innovation Pédagogique (FIP), est né dans la Faculté des Géosciences et Environnement (FGSE). Il s’adresse aux étudiants de Master en Études urbaines (intégré dans le cursus depuis 2009) qui manifestaient par le passé un besoin d’ancrage dans la pratique. Le projet cherche à répondre à ce besoin (« faire pour comprendre ») en atteignant plusieurs objectifs d’apprentissage:

  • Concevoir et planifier une recherche d’une certaine ampleur ;
  • Identifier les sources d’informations pertinentes et construire des indicateurs ;
  • Synthétiser et traduire graphiquement les matériaux obtenus ;
  • Produire une analyse du territoire qui en relève les forces et les faiblesses (diagnostic territorial)
  • Valoriser et communiquer les résultats

Le projet cherche en outre à développer les compétences suivantes :

  • Aptitude à gérer un projet au long cours ;
  • Capacité à respecter les contraintes inhérentes au monde professionnel (respect des délais, adéquation du rendu — forme et fond — en fonction des caractéristiques du mandat) ;
  • Disposition au travail en équipe (distribution des rôles et des fonctions)

Simuler un bureau d’aménagement du territoire

Sous forme de jeu de rôles mobilisant des stratégies d’apprentissage par problème, le projet IguL-Conseil S.A. repose sur la simulation d’un bureau d’aménagement du territoire en situation de réponse à un mandat. Ce mandat (« situation problème ») consiste, dans le cadre d’une problématique qui est celle du diagnostic territorial, en la réalisation d’un système public de visualisation du territoire susceptible d’être librement consulté sur Internet. Chaque unité morphologique et fonctionnelle de l’agglomération y fait l’objet d’une description : les formes urbaines appréhendées sont associées à leurs caractéristiques socio-économiques, démographiques ; l’étude de ces formes est enrichie de variables plus qualitatives : fragments d’entretien, cartographie mentale, films et photographies, ambiances sonores, etc. Les étudiants doivent s’organiser de manière à répondre au cahier des charges annexé à l’appel d’offre fictif. Plus précisément, le mandat implique une organisation en sous-groupes de travail. Chacun de ces groupes est en charge d’une partie de la requête. Les enseignants, dans cet exercice, jouent un rôle de facilitation. Ils conseillent et orientent les étudiants, et assurent un travail de médiation entre les différents participants. En outre, ils favorisent les prises de contact avec les représentants des instances administratives et politiques. Les assistants sont impliqués à titre de mandant. Ils formulent leur demande et s’assurent que la réponse du mandataire est concordante.

Fonctionnement de IguL Concept S.A.

 

Des terrains d’étude variés

  • 2009: Les quartiers (secteurs) de Lausanne; les sous-quartiers de Lausanne situés sur le parcours du M2
  • 2010: Les communes de l’agglomération de Lausanne; les communes de l’agglomération situées sur le parcours du M1
  • 2011: Les communes de l’agglomération de Neuchâtel; la commune de Corcelles
  • 2012 (études urbaines): Les communes du canton de Genève; les zones « villas » des communes genevoises
  • 2012 (études en développement): au choix des étudiants: en Bolivie, au Maroc, en Inde, au Vietnam, en Namibie, au Sénégal

Une démarche professionnalisante à encourager

De par sa vocation d’accompagner les étudiants dans la mise en œuvre d’un corpus de connaissance dans un contexte professionnalisant, le projet IguL S.A. est susceptible d’être transféré à d’autres Facultés et/ou École de l’Université de Lausanne. De même, la démarche proposée par ce projet pourrait être élargie par l’intégration d’étudiants provenant d’autres formations (environnementalistes FGSE, mais aussi étudiants en sociologie ou en sciences politiques, voire en économie et en droit). Une telle ouverture offrirait pour les étudiants une opportunité de découvrir, dans une démarche concrète, les apports de l’interdisciplinarité. Ce prolongement semble particulièrement pertinent en regard du marché du travail qui, bien souvent, implique de collaborer avec des partenaires d’horizons professionnels hétérogènes.

Personnes de contact

Antonio da Cunha

Christophe Mager

 

Collecte d’informations: Guillaume Curchod

Relecture: Quentin Martinez

Collaborateurs RISET

 

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Apprendre à l’aide d’une simulation par jeu de rôles

Point de départ

Afin d’explorer différents concepts, il peut être bénéfique de les illustrer de manière vivante, notamment par la pratique de jeux de rôles. Ceci a pour effet de permettre d’observer directement certains concepts, de les travailler et de les analyser en plus de pouvoir les répéter ou les orienter.
Si l’outil est difficile à mettre en place pour des groupes d’étudiants conséquents, il a l’avantage certain de permettre d’engager l’étudiant personnellement dans la procédure et donc de permettre une confrontation directe aux concepts engagés dans le module.

Conception de la séquence

  • Dans un premier temps, l’enseignant se doit de présenter les outils qui permettront aux étudiants de s’approprier les instructions nécessaires au déroulement des simulations. Pour ce faire, il est possible d’utiliser des espaces virtuels de travail permettant de regrouper et de distribuer documents et instructions importants et utiles au bon fonctionnement du module ainsi que compte-rendus, analyses et nouvelles instructions (type Moodle).
  • L’enseignant prend soin de sélectionner les simulations par jeux de rôles en fonction des concepts à aborder avec les étudiants.
  • Lors d’une simulation, l’enseignant se doit de distribuer les rôles différenciés ayant chacun des tâches spécifiques à remplir en fonction du scénario préparé (entretiens psychothérapeutiques, entretiens d’évaluation ou d’embauche, ou parmi les simulations de plus grande envergure : négociation et rédaction du Traité de Versailles, Conférence internationale sur le partage de l’eau au Moyen-Orient). Si les informations, décisions et autres actions sont traitées par les « acteurs » eux-mêmes, la vérification de la conformité du traitement et ses effets est de la responsabilité des observateurs ou des animateurs de la simulation.
  • Dans un dernier temps, comme l’observation des effets d’une action n’est souvent pas suffisante pour fixer un apprentissage, il est important que l’enseignant formalise, reformule ou synthétise ce qui doit être retenu d’une simulation, qu’il attribue cette tâche à un rapporteur d’expérience ou à un groupe défini de personnes.
  • Une simulation peut être rejouée plusieurs fois afin d’examiner les différentes variables d’une situation ou d’y intégrer de nouveaux concepts et ainsi avancer de manière progressive dans l’acquisition de ceux-ci.

Exemple

Sous forme de jeu de rôles mobilisant des stratégies d’apprentissage par problème, le projet IguL-Conseil S.A. repose sur la simulation d’un bureau d’aménagement du territoire en situation de réponse à un mandat. Ce mandat (« situation problème ») consiste, dans le cadre d’une problématique qui est celle du diagnostic territorial, en la réalisation d’un système public de visualisation du territoire susceptible d’être librement consulté sur Internet.

Plus-value pédagogique

Les concepts théoriques peuvent avoir un caractère abstrait. Le fait de les amener d’une manière nouvelle, tout en impliquant au maximum les étudiants dans l’étude de ceux-ci permet d’obtenir un taux de rétention supérieur. Les concepts peuvent être identifiés et décortiqués de manière précise et claire. Au besoin, les scènes peuvent être rejouées ou adaptées afin d’y explorer précisément le problème soulevé. De plus, ce genre de simulation permet d’amener les étudiants à passer du mode passif au mode actif, en prenant en compte la totalité des étudiants, chacun ayant un rôle à tenir pour supporter le bon fonctionnement de l’exercice.

Collecte d’informations: Guillaume Curchod

Relecture: Quentin Martinez

Collaborateurs RISET

IPSE

Interrogation de corpus de textes littéraires numérisés

Outil accessible aux utilisateurs UNIL: http://jabba.unil.ch/ipse/

Une nouvelle perception du texte littéraire
La disponibilité croissante de textes littéraires numérisés (projets Gutenberg.org, LiberLiber.it, BibliotecaItaliana.it) offre aujourd’hui des opportunités d’utilisation didactique encore sous-estimées. Il existe aujourd’hui un véritable besoin de prendre conscience d’un changement de perception du texte littéraire, de moins en moins identifié à son support en papier et de plus en plus codifié et transmis par le moyen électronique. En prenant en compte ce besoin, le projet se fixe plusieurs objectifs:

  • Enrichir l’apprentissage de notions rhétoriques et stylistiques à travers l’approfondissement de la réflexion sur les nouveaux horizons ouverts par le codage des textes littéraires
  • Avoir des informations plus complètes et mieux structurées par rapport aux outils précédemment disponibles
  • Développer une réflexion critique sur les potentialités offertes par l’accès électronique à différents types de textes

IPSE, un outil puissant au service de l’analyse
Le projet consiste à proposer, dans le cadre d’un séminaire, l’encadrement pédagogique d’outils informatiques, en particulier l’outil développé dans le cadre de ce projet : l’IPSE (Interrogation Programme & Supersenses Extraction). Ce programme permet de lancer une recherche de mots liés à des champs sémantiques spécifiques, comme les notions liées à la communication verbale, à la psychologie, à l’amour, etc., dans un roman ou dans un ensemble de romans. Dans le cadre d’un travail en groupe et en sous-groupes, la tâche de l’étudiant consiste essentiellement à interpréter les données disponibles, critiquées et évaluées collectivement par les participants au séminaire dans le but d’acquérir des critères de sélection à long terme.

À partir d’un corpus donné, l’IPSE permet de rechercher des éléments textuels propres à une ou à plusieurs œuvres ainsi que des relations intertextuelles. La puissance d’un tel outil peut permettre à des étudiants qui ont des bonnes intuitions d’en vérifier immédiatement la pertinence à travers l’interrogation électronique et donc de développer de compétences d’autoévaluation. À partir des résultats de chaque analyse concrètement effectuée, la discussion accompagnée par l’enseignant-chercheur et le questionnement libre favorisent un haut niveau d’interaction.

Une application à d’autres langues
L’outil est appliqué à des textes de langue italienne et il en existe déjà des versions applicables à des textes en anglais. Il pourrait être élargi à d’autres langues. Du point de vue des contenus, grâce à la possibilité de mettre en relation simultanée des corpus de textes très volumineux, cet outil pourrait trouver aussi une grande utilité dans d’autres disciplines. L’IPSE est actuellement disponible en libre-accès pour la communauté Unil à l’adresse suivante : http://jabba.unil.ch/ipse/. Son développement, d’intérêt interdisciplinaire, pourrait favoriser le rayonnement national et international de l’Unil.

Personne de contact
Alberto Roncaccia (Chef de projet)

Collecte d’informations: Guillaume Curchod

Relecture: Quentin Martinez

Collaborateurs RISET

 

Consulter la fiche du projet sur la vitrine du site du RISET: http://www.unil.ch/riset/page68912.html#p_98