Projets

Psych’Art Brut: donner corps aux concepts de la psychanalyse

jeudi, 12 février 2015

Dans le cadre du cours d’Introduction à la psychanalyse, les étudiant-e-s sont amené-e-s a étudier les concepts fondamentaux de la théorie psychanalytique. Afin de faciliter leur appropriation par les étudiant-e-s et d’aider ces dernier-e-s à appréhender la matière de la vie psychique, le projet Psych’Art Brut avait pour ambition de “donner corps” à ces concepts, par définition abstraits, en les faisant dialoguer avec des oeuvres d’Art Brut. L’hypothèse sous-jacente serait que le processus de création constitue un observatoire privilégié des différentes formes de travail psychique mis en lumière par la psychanalyse. Les oeuvres d’auteurs d’Art Brut (qui ne sont pas des artistes professionnels) témoignent de manière particulièrement explicite des processus que la théorie psychanalytique éclaire.

 

Un dialogue entre la psychanalyse et l’Art Brut

Ce projet FIP a été l’occasion de repenser le dispositif pédagogique du cours en centrant l’approche des concepts fondamentaux sur le processus de création des auteurs d’Art Brut. Pour ce faire, une riche banque de données constituée d’oeuvres (image), d’écrits (texte) et de témoignages (documents vidéo) soigneusement choisis a été établie et mise à disposition des étudiants. Grâce à une collaboration avec la Collection de l’Art Brut à Lausanne, une conférence ainsi qu’une visite de la Collection ont été organisées pour les étudiant-e-s.

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DécriGraph: Apprendre à lire et interpréter les graphiques

mercredi, 9 juillet 2014

En criminologie, ainsi que dans de nombreuses autres disciplines, on est souvent amené à devoir lire et interpréter des données présentées sous forme de graphique. Bien qu’à priori simple, donner une description raisonnée et bien structurée d’un graphique peut en réalité se révéler ardu.

Partant du constat que les étudiants ne disposaient pas de toutes les compétences nécessaires pour faire un bon usage des graphiques, le projet FIP DécriGraph a été mis en place dans le cadre du cours Crime, justice et prison en Suisse.

 

Un exercice régulier avec une difficulté progressive
Élaboré comme une partie intégrante du cours, ce projet a consisté à mettre en place un programme utilisant des graphiques provenant de la statistique judiciaire et pénitentiaire de difficulté conceptuelle et statistique croissante. Ainsi, durant huit semaines, les étudiants ont reçu à chaque session jusqu’à quatre graphiques en lien avec les problématiques abordées. Réunis en groupe de 3 à 5 personnes, leur tâche était de décrire et analyser ces graphiques selon un modèle présenté au début du cours. Une description par groupe devait être rendue la semaine suivante.

 

Des différences par rapport aux années précédentes
A la suite de ce projet, les étudiants ont montré de bien meilleures capacités pour la description et l’analyse de graphique comparé aux années précédentes; leurs descriptions étaient mieux construites, les différentes parties mieux articulées entre elles et les contenus étaient bien hiérarchisés. Le fait de travailler en groupe a probablement aussi favoriser l’apprentissage par les discussions et confrontations de points de vue.

 

Personne de contact: Daniel Fink

Collecte d’informations et rédaction: Steve Bennoun

Vous pouvez aussi consulter la fiche du projet sur: la vitrine de projets du RISET

TEXTABLE

samedi, 21 juin 2014

Une approche formelle et empirique des textes

Comme tout type de donnée, le texte se prête à un traitement informatique et statistique. Ainsi, pour autant qu’on dispose des sources appropriées, il est possible d’étudier la variation de quantités mesurables dans des textes (telles que fréquences et mesures de complexité) en fonction de l’auteur, du genre, de l’époque, etc. Ces variations peuvent également être visualisées par le biais de diverses représentations graphiques, ou encore être exploitées pour établir des catégories de textes.

Bien implantée dans le domaine des Sciences sociales, cette approche formelle et empirique des corpus textuels intéresse un nombre croissant d’étudiants et d’enseignants de Lettres. Dans le cadre d’un travail de séminaire, l’application de ce genre de méthodologie implique typiquement:

–          la formulation d’une question de recherche;

–          la sélection, la récolte et l’annotation de données textuelles;

–          l’utilisation de logiciels pour le traitement quantitatif des données;

–          l’analyse et la présentation des résultats.
L’expérience montre que les étudiants n’ont guère de difficultés à collecter des données textuelles (sur internet ou par numérisation de texte imprimé). Pour les traitements quantitatifs, il existe un large éventail de logiciels conviviaux et souvent libres, dont l’enseignement est d’ores et déjà généralisé au niveau universitaire: Calc/Excel, R/SPSS, Tanagra, etc. Toutefois, ces outils opèrent très généralement sur des tableaux où les lignes (individus) correspondent p.ex. aux parties d’un corpus et les colonnes (variables) aux quantités mesurées dans ces parties.

Or, jusqu’à peu, il n’existait pas de solution portable, flexible et intuitive pour extraire de sources textuelles potentiellement hétérogènes (textes bruts, documents XML, etc.) des données quantitatives en format tabulaire. Cet état de fait posait un problème pédagogique, dans la mesure où il restreignait drastiquement la possibilité pour les étudiants de s’approprier par la pratique les concepts et méthodes qui sous-tendent le traitement statistique des données textuelles – sauf à gravir d’abord la courbe d’apprentissage considérable qu’implique l’acquisition de compétences en programmation.

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