Tableau de bord « Mon environnement d’apprentissage »

Un environnement d’apprentissage

Point d’accès central, le portail MyUnil regroupe à la fois des outils personnels, un accès au webmail, un espace de stockage de fichiers et des informations administratives importantes. L’onglet « Cours » du portail propose, quant à lui, les descriptifs des cours, un espace pour transmettre  des fichiers aux étudiants et, le cas échéant, un lien vers l’espace de travail de Moodle correspondant.

MyUnil et Moodle ne sont cependant pas les seuls outils en ligne utilisés pour enseigner et pour apprendre à l’Unil. Etudiants et enseignants de l’Unil disposent d’une palette d’outils institutionnels, à choisir en fonction de leurs préférences personnelles, des disciplines enseignées et des choix des facultés. En particulier, un nombre non-négligeable de cours font appel à d’autres plateformes ou à des outils externes, développés parfois dans le cadre de projets soutenus par le FIP (Fonds d’innovation pédagogique). Les étudiants eux-mêmes ont recours, souvent simultanément, à des bases de données, des dictionnaires ou d’autres outils de calcul, de cartographie, de partage, etc.

Pour faciliter l’accès aux divers composants de ce qui correspond à un environnement (numérique) d’apprentissage, l’Unil a ajouté à un petit tableau de bord à ses deux plateformes MyUnil et Moodle (mais seulement dans la version 2). Celui-ci permet un accès rapide à des outils et informations regroupés en cinq catégories: « Mes accès rapides », « Mes compétences », « Mes outils », « Ma documentation », « Mes liens utiles », cette dernière permettant à chacun d’ajouter les liens pertinents dans son propre contexte de travail. Ce tableau de bord sera enrichi au fil du temps et des usages.

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UNImobiL

Carte TL. Le billet permet de visualiser le travail accompli.

Les étudiants de mobilité non francophones venant étudier à Lausanne sont de plus en plus nombreux. Ceux-ci sont très vite confrontés à l’apprentissage de la langue française, indispensable au bon déroulement du séjour. Le projet UNImobiL, financé par les Fonds d’Innovation Pédagogique (FIP) en 2012, consiste à proposer un outil ayant pour but d’optimiser le séjour de mobilité. Cet outil doit permettre à la fois:

  • aux candidat-e-s à un titre de l’UNIL de mesurer les obstacles langagiers à dépasser
  • aux étudiant-e-s de mobilité in d’évaluer leurs savoir-faire langagiers en français et de se préparer à leur séjour en Suisse romande
  • à l’UNIL d’orienter plus rapidement les étudiant-e-s vers les cursus qui leur conviennent.

Des activités basées sur des documents authentiques

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Produire et diffuser des vidéos via Switchcast

Des ressources audiovisuelles sont utilisées de plus en plus dans l’enseignement. Par contre, les différentes étapes de production et mise à disposition d’une vidéo posent souvent des défis technologiques.

Switch, responsable du réseau et des services internet au niveau des Universités Suisses, met à disposition un workflow de production relativement complet (Switchcast):

  • un logiciel d’enregistrement (Switchcast Recorder)
  • une plateforme d’encodage et de mise à disposition des vidéos (Switchcast)

Ce workflow a été conçu d’une façon modulaire: vous pouvez utiliser le Switchcast Recorder pour créer des vidéos sans devoir les diffuser nécessairement par Switchcast, et vous pouvez déposer sur Switchcast des vidéos crées avec un autre outil d’enregistrement.

Enregistrement:

Le Switchcast Recorder fonctionne uniquement sur OS X (minimum 10.7). Ce logiciel permet de faire des enregistrements avec deux sources vidéo (caméra  Firewire ou USB-Webcam, et/ou capture écran), et deux sources audio (fenêtre gauche dans l’image ci-dessous).

 

 

Les enregistrements terminés apparaissent ensuite dans le « Upload Manager » (fenêtre droite dans l’image ci-dessus). Via cet interface, vous pouvez soit accéder au fichier vidéo qui se trouve sur votre disque dur (afin de l’utiliser ailleurs), soit définir un canal de destination (voir ci-dessous) et déposer la vidéo directement sur le serveur Switchcast.

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Creating new urban spaces – Atelier international de projet urbain

Blog du projet disponible : http://newurbanspaces.wordpress.com/

« Faire pour comprendre »
Le projet « Creating new urban spaces » vise à satisfaire un besoin d’ancrage des étudiants en Master d’Etudes urbaines dans les nouvelles pratiques de l’urbanisme : l’urban design. Il cherche à répondre au besoin de «faire pour comprendre». Plus précisément, ce projet vise à consolider et à transférer aux étudiants de nouvelles compétences dans une démarche professionalisante:

  • Capacité à articuler différentes échelles d’analyse et de composition du projet urbain
  • Maîtrise de la relation plan-projet dans des contextes différenciés
  • Maîtrise des outils et règlements de l’urbanisme dans une perspective comparatiste internationale

Les objectifs du projet sont également de mettre en valeur les connaissances acquises sous forme théorique pour voir quel rôle elles jouent dans le projet urbain et d’acquérir plus d’expertise dans la conception des projets urbains à travers différents cas, différents cadres réglementaires, différents contextes, etc.

Une collaboration internationale
Le scénario pédagogique central est celui d’un atelier de projets de design urbain en groupe et sur trois sites universitaires : Lausanne (Institut de Géographie), Grenoble (Institut d’urbanisme), Bristol, (UWE, University of West England). Avant d’aborder les activités d’atelier de projet « on site », les enseignants et les étudiants mettent en place des activités préalables « on line » dites de démarrage qui sensibilisent les étudiants des trois universités aux problématiques urbaines et aux cadres institutionnels et règlementaires de l’urbanisme dans les trois pays respectifs (blended learning). La phase « on line » sensibilise aussi les étudiants au fonctionnement d’un groupe interdisciplinaire et à leur propre fonctionnement au sein du groupe.

Sur le terrain, le fonctionnement sous forme d’atelier permet de « projeter ensemble » en mobilisant des savoirs interdisciplinaires et transversaux à la conception de projet. Les ateliers procèdent par simulation d’un mandat d’études parallèles (MEP). Ils mobilisent ainsi une pédagogie active de projet qui vise à susciter l’émulation créative entre les équipes pluridisciplinaire (géographes, architectes, urbanistes, économiste, politologues) et plurinationales afin d’obtenir un foisonnement d’idées et une pluralité de scénarii urbains. Le « mandat » obéit à un cahier des charges dressé par une équipe de six experts-enseignants des trois universités et il se déroule en deux tours qui font, à chaque fois, l’objet d’une présentation au jury (mandant virtuel, constitué par les mêmes six enseignants). Les candidats sont appelés à adapter leur projets sur les trois sites (Lausanne, Bristol, Grenoble) en fonction des commentaires et remarques résultant des discussions. Ce processus permet de faire évoluer les projets en fonction des commentaires et remarques résultant des débats. Chaque atelier doit amener les étudiants à parcourir 8 étapes:

  • Cadres règlementaires et nouveaux outils : Recherche documentaire et étude des nouveaux outils et cadres règlementaires de l’urbanisme et l’aménagement du territoire dans des contextes internationaux différenciés.
  • Commande, cahier des charges : Étude d’un cahier des charges simulant une commande réelle d’un projet de design urbain.
  • Diagnostics des sites Analyse et diagnostic territorial des trois sites sélectionnés (cf. annexe 1).
  • Identification des acteurs : Rencontre in situ avec les acteurs concernés par les projets et identification de leurs besoins, de leurs intéressements, de leurs modes d’organisation.
  • Stratégie territoriale : Élaboration de principes stratégiques communs (travail en groupe) pour le développement des périmètres donnés.
  • Masterplanning : Élaboration d’un rapport de synthèse et des masterplans communs des principes majeurs d’organisation morphologique et fonctionnelle de l’espace.
  • Cartographie/webmapping : Représentation graphique dans le respect des règles sémiologiques du dessin des plans d’urbanisme et élaboration des éléments cartographiques des différentes phases de projet.
  • Communication des résultats : e-publication : Élaboration des délivrables du projet sous forme de planches (physiques) et fichier (électronique) accessibles au public.

Ces étapes donner lieu à des évaluations intermédiaires et à un rendu final à la fin du semestre d’été. Le projet « Creating new urban spaces » requiert l’usage de la plateforme d’enseignement à distance Moodle.


Partage et capitalisation des savoirs
Le projet vise à travailler en « mode projet », ce qui permet aux étudiants de se mesurer avec leurs pairs et développer des attitudes de travail en groupe, autour d’un projet commun, en mobilisant concepts, méthodes et outils opérationnels rencontrés au fil de leur cursus. Le projet permet aussi aux étudiants de développer des compétences en matière de planification de travail à distance et de coordination interdisciplinaire in situ. Il apporte en outre le partage et la capitalisation des savoirs des enseignants des différents centres universitaires, leurs différents modes d’enseignement, leurs techniques didactiques et leurs approches et méthodes.


Une démarche à développer
Un projet de ce type implique un volume de travail important pour les étudiants et les encadrants. L’encadrement hors norme permet de nouer des liens privilégiés, valorisant à la fois les encadrants et les étudiants.
L’environnement pédagogique innovant et le modèle d’apprentissage proposés peuvent être utilisés par d’autres filières d’enseignement à l’UNIL. La pédagogie active du projet est susceptible de transfert à d’autres enseignements. De même, la démarche proposée par le projet peut être élargie à d’autres partenaires européens ou extra-européens.

Personnes de contact
Antonio Da Cunha (chef de projet)
Marta Alonso

 

Collecte d’informations: Guillaume Curchod

Relecture: Quentin Martinez

Collaborateurs RISET

 

Consulter la fiche du projet sur la vitrine du site du RISET: http://www.unil.ch/riset/page68912_fr.html

DILPS et son outil «lecture d’œuvres»

«Assimiler» des œuvres

Les étudiant-e-s en histoire de l’art passent un examen oral de 30 min intitulé « lecture d’œuvres », généralement à la fin de la 3e année du Bachelor. Cet examen porte sur l’ensemble de l’art médiéval, moderne et contemporain, en majeure partie occidental. Afin d’obtenir les connaissances nécessaires à la réussite de cet examen, les étudiants se doivent d’ « assimiler » une grande quantité d’œuvres, c’est-à-dire être capable de les attribuer à un artiste (s’il y en a un), les dater, les placer dans leur contexte historico-artistique, fournir une analyse iconographique, stylistique, etc. Cette « assimilation » d’œuvres se fait par le biais de cours, de séminaires et surtout de lectures individuelles. Avant la réalisation de ce projet, les étudiant-e-s ne disposaient pas d’outils pour tester leurs connaissances en la matière. Ils étaient difficilement en mesure d’estimer si leur niveau était à la hauteur des exigences requises pour l’examen. Il s’agit donc de fournir un outil aux étudiant-e-s leur permettant d’évaluer leur degré de connaissances et par la même occasion exposer un ensemble d’œuvres qu’ils se doivent au moins de connaître pour prétendre à la réussite de l’examen.

«Lecture d’œuvres»

Intégré à la base de données DILPS, l’outil « lecture d’œuvres » permet de tester ses connaissances sur différents groupes d’œuvres :

  • « Des morceaux choisis », soit un ensemble d’œuvres jugées « majeures » par les enseignants et par la discipline (en général). Les œuvres sont divisées par période : médiéval, moderne, contemporain qui sont elles-mêmes subdivisées par technique (peinture, sculpture, etc.) en fonction de la période choisie
  • Un panier d’images constitué préalablement par l’utilisateur dans la base de données
  • L’entier de la base de données avec possibilité de filtre par technique

L’utilisateur peut ainsi tester ses connaissances dans un domaine précis (ex. : la mosaïque médiévale) ou dans un domaine plus large (ex. : toute la peinture). Lorsque l’utilisateur a choisi son groupe d’images et le nombre d’images à afficher (5, 10, 15, 20, 25 ou 50), le test peut commencer.
L’utilisateur possède un champ d’écriture libre où il doit saisir les éléments suivants :

  • Datation
  • Artiste(s)
  • Titre
  • Lieu

Lorsqu’un élément saisi est correct, il est validé par le programme en vert. A noter qu’il est possible à tout moment de consulter la notice complète de l’œuvre.


A l’issue du test, l’étudiant est en mesure d’identifier ses lacunes dans le domaine qu’il a choisi. L’outil « lecture d’œuvres » ne prévoit pas de renvoi direct vers des ouvrages de référence pour combler ses lacunes. En revanche la notice de chaque image, consultable à tout moment, mentionne la source de l’image, et généralement un lien direct vers sa fiche sur le site de la BCU.

Pratique et ludique

L’outil « lecture d’œuvres » permet de tester ses connaissances de manière ludique. Avec sa partie « morceaux choisis », elle permet aux étudiants d’acquérir une base de connaissance minimale sur les œuvres dites « majeures ». Un tel outil pourrait s’appliquer à toutes les disciplines qui nécessitent la compétence d’identification d’image. On pourrait ainsi transposer l’outil, par exemple, à « l’Histoire et Esthétique du cinéma ». Il s’agirait d’identifier, sur la  base de séquences de film, les éléments suivants : datation, réalisateur, acteurs-trices, titre, origine, etc.

Personnes de contact

Nathalie Blancardi & Adrien Bürki (responsables de la base de données)
Yannick Fuchs (chargé de mission informatique)

L’accès à la base de donnée DILPS est ouvert à tout membre de la communauté universitaire.

Rédaction: Guillaume Curchod

Enrichir ses contenus grâce aux filtres Moodle

Moodle possède un certain nombre de filtres qui vous permettent d’insérer, en mode édition, depuis l’éditeur de texte, des formules mathématiques, différentes ressources multimédias ou encore du contenu multilingue.

L’éditeur de texte étant présent à la fois dans l’édition des ressources et des activités (page web, livre, étiquette, forum, wiki, quiz, etc.), l’utilisation de ces filtres enrichit ainsi tous vos contenus de cours.


Afficher des formules mathématiques

1. Filtre ‘Notation Tex’

Ce filtre génère des formules mathématiques à l’aide d’une syntaxe proche de celle du langage TeX. Il suffit par exemple, d’introduire une formule encadrée par les balises $$ (au début et à la fin).

La formulation suivante $$ sqrt(a+b) $$, en mode édition:

s’affichera ainsi dans le corps du  texte  de votre ressource ou d’une de vos activités de la manière suivante :


Pour découvrir le format spécifique de la notation TEX, cliquez sur le lien suivant : http://docs.moodle.org/22/en/Using_TeX_Notation

2. Filtre ‘Notation algebra’

Des formules algébriques peuvent également être affichées grâce aux balises ‘@@’ .

Ainsi la formulation @@x/((x+1)(x-1))@@ s’affichera à l’écran :
Pour découvrir la notation algebra, cliquez sur le lien suivant : http://moodle.org/mod/forum/discuss.php?d=5402


Afficher différents types de ressources multimédias

1. Image indépendante et déplaçable:  Filtre ‘fancybox’

Ce filtre offre la possibilité d’afficher une image dans une fenêtre indépendante qui peut être déplacée par l’utilisateur au dessus d’un texte.

L’image en question doit être introduite dans le texte, sous un format miniaturisé, et cliquable afin d’obtenir l’image correspondante, à taille réelle. Deux images doivent être préparées et déposées dans vos fichiers de cours (une image à taille réelle et une miniaturisée). L’image-miniature doit avoir le même nom que l’image à taille réelle suivie d’un ‘_small’ avant le point de l’extension (par exemple moodle.png et moodle_small.png).


Depuis l’éditeur de texte, il faut choisir l’emplacement de l’image-miniature à insérer dans le texte puis cliquer sur l’icône ‘image’ :

Il faut ensuite sélectionner l’image à taille réelle. Dans le champ , ‘Text alt’ (voir ci-dessous), il faut taper ’ image__fancy’ (Attention,  deux caractères de soulignement ‘underscore’ à la suite).

Ce filtre affichera ainsi automatiquement l’image-miniature cliquable dans le corps du texte (voir image ci-dessous).

2. Intégration de fichiers multimédias

Lorsque les filtres permettant l’intégration de fichiers multimédias sont activés, il devient possible, depuis l’éditeur de texte, d’ajouter un lien vers des fichiers multimédias (audio ou vidéo). Ces derniers peuvent se situer soient dans vos fichiers de cours, soient sur un site externe. Les liens seront remplacer par un outil permettant à l’utilisateur de lancer le fichier en question directement depuis la ressource ou l’activité.

Les types de fichiers pouvant être inclus selon ce procédé sont les suivants :

MP3 , MP4 audio, MOV , WMV , MPG , AVI , FLV , RAM , RPM , RM

Attention : il n’est pas possible de déposer sur Moodle des fichiers de plus de 50 MB. Plusieurs serveurs à l’UNIL permettent de déposer des fichiers plus volumineux (> 50 MB) tels que:

  • UNISTREAM : Les fichiers qui y sont déposés peuvent être affichés sur Moodle, depuis l’éditeur de texte, en créant un lien de la manière suivante :

Ex : http://unistream.unil.ch:8080/SSP/votre_dossier/video_essai.mp4

  • HVA (HTML Video Automator) : Un lien y est généré . Il suffit de le copier et de le coller directement dans le corps du texte, depuis l’éditeur de texte sur Moodle.

Ex : http://av.unil.ch/hva/111/videoDEMO.html?d=624×352
(pour plus d’information sur le fonctionnement de HVA, contactez l’ingénieur pédagogique de votre faculté).

Afficher des contenus multilingues

Filtre ‘contenus multilingues’

Ce filtre permet de créer des contenus multilingues.  Ces derniers s’afficheront ainsi automatiquement dans la langue choisie pour l’interface par l’utilisateur.

La traduction ne s’effectue pas automatiquement. Les contenus dans les différentes langues doivent être créés en fonction de vos utilisateurs.

Depuis l’éditeur de texte, en ‘Mode code HTML’ (voir image ci-dessous), les textes multilingues doivent être encadrés par les balises <span lang= »XX »> et </span> (XX représente la langue choisie : ex. ‘en’ pour l’anglais et ‘fr’ pour le français) (Voir exemple ci-dessous).

Le contenu présenté dans cet exemple s’affichera ainsi en anglais ou en français.

Pour plus d’informations sur les filtres, n’hésitez pas à contacter l’ingénieur pédagogique de votre faculté.

Exemple d’usage de cartes conceptuelles en lien avec un travail d’analyse bibliographique

D’un point de vue pédagogique, les cartes conceptuelles offrent le potentiel de favoriser une démarche réflexive par la mise en perspective de savoirs et de leurs relations. Ici nous en présentons un usage particulier: elles sont utilisées comme support pour la construction, à partir de diverses sources bibliographiques, d’un travail de synthèse sur des problèmes d’écotoxicologie complexes et par conséquent ouverts, sans solutions simples.

Les objectifs de l’enseignante étaient au départ de développer les compétences des étudiants dans le domaine de l’évaluation du risque des substances chimiques. Pour cela et afin d’améliorer également la participation des étudiants et leur autonomie, un important aménagement de l’enseignement a été effectué en convertissant la moitié des heures initialement consacrées à un enseignement ex cathedra en séances de travail par groupes pour traiter de problèmes d’écotoxicologie. Il s’agit alors pour les étudiants de travailler sur des problèmes ouverts pour lesquels il n’existe pas de solutions simple.

Pour démarrer l’analyse de sujets que les étudiants choisissent au préalable, sont fournis quelques références bibliographiques. Les étudiants sont alors invités à les reporter sur une carte conceptuelle, de compléter celle-ci par de nouvelles sources bibliographiques et d’en dégager, au fur et à mesure de leurs lectures, les concepts clefs nécessaires à la construction d’un argumentaire. Les références bibliographiques et les concepts sont alors distingués par des figurations différentes. Pour construire leurs cartes conceptuelles, sont proposés aux étudiants des programmes multiplateformes (Linux, Mac et Windows) et gratuits dans un cadre pédagogique : VUE et cmaptools.

Au milieu du semestre, chaque groupe présente le résultat de ses investigations lors d’une réunion avec l’enseignante. C’est alors que la carte conceptuelle sert à une présentation synthétique des pistes étudiées. Pour l’enseignante, la carte conceptuelle permet alors de saisir rapidement l’entier du parcours de recherche des étudiants et lui permet de leurs donner un retour constructif sur le travail accompli jusque là. A noter que durant ces rencontres sont abordés également des thèmes relevants de l’épistémologie; par exemple lorsque sont constatées des contradictions entre diverses publications, la notion de validité des observations ou leurs dimensions contextuelles peuvent être discutées. Ce type d’échanges, difficile à mettre en place dans un cours ex cathedra, est un facteur positif dans le développement de compétences d’analyse, d’évaluation et de synthèse.
A la fin du semestre, les groupes d’étudiants évalués sur la base d’un rapport et d’une présentation qu’ils font en présence des autres groupes.

Pour avoir plus d’informations sur ce scénario d’apprentissage ou sur les cartes conceptuelles, vous pouvez contacter l’ingénieur pédagogique de votre faculté.

Nicolas Kramar

 

p.s.

  • Il faut distinguer les cartes conceptuelles des cartes heuristiques. Ces dernières proposent de relier des concepts d’un façon hiérarchique, un concept amenant à un ou plusieurs autres, et se présentent sous une forme simple, arborescente (forme pyramidale ou en étoile) en présentant toujours un concept duquel les autres résultent. Les cartes conceptuelles permettent une organisation des concepts plus riche, complexe où par exemple peuvent être représentées des boucles de rétroaction.

Documentation des scénarios techno-pédagogiques de l’Unil: un exemple

Depuis plusieurs années, le site du RISET propose des exemples de scénarios pédagogiques reposant sur l’usage de technologies. Cette partie du site a récemment subi une cure de rajeunissement et continuera à s’enrichir au fil du temps. Si la base de la documentation reste la même, présentant notamment une marche à suivre pour l’élaboration d’une séquence d’activités d’apprentissage et une typologie des scénarios par intentions pédagogiques, les exemples eux-mêmes s’enrichissent au fil du temps.

Les pages consacrées au scénario pédagogique

En voici un nouvel exemple:

Scénario :

Intégrer des connaissances et des compétences métier (Faculté des lettres)

Point de départ :

Les étudiants de ce cours/TP doivent à la fois prendre connaissance d’enjeux théoriques et sociaux liés à la matière, apprendre les bases de la modélisation à l’aide d’un langage visuel formel et se former aux pratiques de travail individuel et collectif de leur futur champ professionnel. L’enseignant a une préférence marquée pour la pédagogie active. Le nombre d’étudiants n’excède pas 15 personnes par classe.

L’une des difficultés réside dans le fait que le niveau de connaissances préalables des étudiants est peu homogène, avec risque d’ennui pour les étudiants les plus avancés et d’une courbe d’apprentissage trop exigente pour les autres. Un autre défi provient du fait qu’aucun outil informatique actuellement disponible ne permet la réalisation de l’entier du scénario pédagogique.

Suggestion(s) de démarche :

La solution mise en oeuvre pour ce cours/TP consiste en l’utilisation conjointe de plusieurs logiciels permettant aux étudiants de réaliser les divers travaux qu’il leur est demandé de produire, notamment en groupe, et à l’enseignant d’en suivre les étapes.

  1. Communication des consignes, délais, questions de réflexion et matériel: espace de travail Moodle, structure en cinq sections thématiques alimentées en parallèle, avec point bi-mensuel par message notifié, pour que les étudiants gardent une vision claire de ce qui est attendu d’eux.
  2. Publication des travaux successifs par les étudiants sur le blog de la classe: création d’un blog externe accessible via un lien dans Moodle.
  3. Organisation du travail de groupe et rédaction collective de documents: utilisation d’un wiki externe, également accessible via un lien dans Moodle.
  4. Soumission, à la fin de chaque semestre, d’un ePortfolio personnel composé d’une part d’éléments de documentation des compétences développées et des travaux réalisés et, d’autre part, d’une réflexion personnelle reprenant les thématiques théoriques traitées en cours et leur compréhension en rapport avec les travaux pratiques. Cette partie du scénario est réalisée à l’aide de l’outil Mahara. La soumission pour évaluation se fait à l’aide d’un rendu de travail de type ePortfolio dans Moodle.

Apport pédagogique des technologies :

La plupart des activités d’apprentissage réalisées dans ce cours ne seraient pas possibles sans l’aide de l’informatique. En effet, pour libérer du temps en classe pour les besoins d’élaboration, de présentation et de discussion autour des activités réalisées par les étudiants, une partie importante du transfert de connaissances se fait grâce au partage fréquent et à l’amélioration en continu des travaux en dehors du temps de présence, ce qui nécessite que les étudiants eux-mêmes aient la possibilité de publier et de modifier leurs travaux, et de signaler les ajouts à leurs pairs.

Le développement des compétences métiers, quant à lui, repose largement sur l’acquisition et l’entraînement en autonomie guidée, puis sur l’analyse et le commentaire des travaux des autres étudiants, l’enseignant intervenant comme à la fois comme maître du savoir-faire à acquérir et comme arbitre-expert dans les échanges.

Dans un second temps, la réalisation d’un travail complexe requérant successivement des opérations de conceptualisation collective et une répartition des tâches sur le mode coopératif exige que le groupe dispose d’un outil d’organisation et de rédaction collective efficace. Le principal apport de la technologie dans cet aspect-là réside dans la facilité d’élaboration de textes et diagrammes communs, et d’historique des décisions.

Parallèlement à ces activités, il est demandé aux étudiants de poursuivre une réflexion personnelle sur ce qu’ils apprennent. Celle-ci se constitute progressivement, au fil des expériences réalisées, et les résultats produits dépendent des intérêts et connaissances préalables des étudiants. Il ne s’agit pas d’un texte linéaire construit à la manière d’un discours académique, mais d’un document modulaire structuré par les liens construits par les étudiants entre les diverses thématiques et activités réalisées. La construction non linéaire permise par l’outil de type ePortfolio se prête bien à ce type d’exercice qui relève de la rédaction d’un journal de bord, et permet aux étudiants qui le souhaitent de rendre public tout ou partie de leur travail. Le contenu du ePortfolio reste propriété de l’étudiant, qui choisit en fin de semestre les éléments qu’il soumet à évaluation.

Astuces :

Le blog et le wiki utilisés dans cet exemple offrent des fonctionnalités plus élaborées et un fonctionnement plus intuitif que leurs équivalents internes à Moodle (version 1.9). Quant au ePortfolio, il est réalisé dans un outil lié à Moodle mais qui a sa propre logique. La difficulté supplémentaire découlant d’interfaces et de fonctionnement différents pour chaque outil a été relevée par les étudiants, mais elle a été considérée comme acceptable car la capacité à se familiariser avec plusieurs logiques d’outils informatiques était en cohérence avec les objectifs du cours.

Procédant de la sorte, l’évaluation des acquis de formation se fait progressivement, lors de chaque activité, puis lors du rendu du ePortfolio, à l’aide d’une grille critériée reprenant chacun des éléments du scénario pédagogique. L’avantage de cette solution tient en ce que l’essentiel des corrections a lieu en cours d’année sur des travaux de relativement faible envergure, l’évaluation finale ne portant que sur l’aspect de réflexion personnelle d’intégration.

Dimension(s) pédagogique(s) :

Comprendre
Analyser
Evaluer
Créer

Personne(s) de contact :

 

Outil pour l’apprentissage du vocabulaire

L’apprentissage d’une langue passe nécessairement par l’acquisition de son vocabulaire. De quelques mots rudimentaires à la maîtrise fine d’un vaste champ lexical, la route est longue et fastidieuse. Dès lors, un outil susceptible d’accompagner cet apprentissage doit être pensé sur le long terme et offrir des fonctionnalités permettant une gestion évolutive de l’information.

 

De la saisie massive de nouveaux mots de vocabulaire au raffinement d’usages et spécificités, les besoins divers et variés pour des langues aussi différentes que le hindi, le grec ancien, le français ou l’allemand doivent être couverts. Activités d’aide à la mémorisation et à l’organisation du vocabulaire sont également indispensables. Or les outils actuellement disponibles visent souvent soit la simplification (choix des langues restreint, correspondance unique entre un mot et un usage, pas de possibilité de translitération ou transcription phonétique) soit l’exhaustivité telle que rencontrée dans les corpus langagiers ou dictionnaires.

 

Afin d’apporter un début de réponse au défi de l’apprentissage du vocabulaire, le RISET a développé un outil (cf. figure 1 ci-dessous) que vous pouvez découvrir à l’adresse suivante:

http://voc.unil.ch

 

Les paramétrages spécifiques à chaque langue tels que structuration grammaticale, alphabet, temps, modes et personnes verbales doivent encore être effectués. Mais vous pouvez déjà tester un peu cet outil et en cas d’intérêt ou pour plus d’information, n’hésitez pas à contacter l’ingénieur pédagogique de votre faculté.

 

accueil outil voc

 Figure 1: outil de vocabulaire développé par le RISET

Moodle: évaluer des activités d’apprentissage sur la base d’objectifs pédagogiques

Dans le cadre d’un enseignement centré sur l’apprentissage et l’apprenant-e, les objectifs pédagogiques (ou learning outcomes) sont généralement définis en termes de compétences que les étudiant-e-s doivent acquérir à la fin d’un enseignement. Les activités d’apprentissage doivent ainsi être élaborées en accord avec ces objectifs.

Sur Moodle, vous pouvez concevoir une activité d’apprentissage sur la base d’un ou plusieurs objectifs pédagogiques. Vous aurez la possibilité d’évaluer indépendamment cette activité et le ou les objectifs qui lui sont associés grâce au carnet de notes. Vous obtiendrez ainsi plusieurs évaluations de la même activité. De la même manière, si un objectif est complexe, plusieurs activités pourront y être rattachées.

Cette notice fait suite à celle sur le carnet de notes du 18 janvier 2011. Cliquez-ici pour y accéder

Dans Moodle, toute activité (ex: forum, devoir, test, wiki, etc.) peut être liée à un ou plusieurs objectifs, et chaque objectif doit être évalué à l’aide de d’un barème de votre choix, (par ex: Nul, Insuffisant, Médiocre, Bon, Très bon, Excellent ou des notes de 1 à 6).

Les étapes pour évaluer des activités sur la base des objectifs depuis le carnet de notes:

l. Il est important de commencer par définir les barèmes pour chaque objectif, puis de rentrer ces derniers:

Barèmes et Objectifs

2.  Pour chaque activité, rattachez-la à un ou plusieurs objectifs. L’exemple ci-dessous est celui de l’activité ‘Devoir’ :

Sélectionner objectifs dans une activité

3. Depuis le carnet de notes, vous pourrez évaluer chaque objectif manuellement depuis l’onglet ‘rapport de l’évaluateur’ et en activant le mode édition :

Carnet de notes

4. Une fois les activités terminées et évaluées, vous pourrez afficher depuis l’onglet ‘Rapport d’objectifs’ une vue d’ensemble des résultats de vos étudiant-e-s. Vous vérifieriez ainsi si les objectifs pédagogiques ont été atteints (voir image ci-dessous).

 

5. Depuis l’onglet ‘Rapport de l’évaluateur’, vous afficherez les notes des activités et des objectifs pour chaque étudiant-e.

En résumé, le carnet de notes enrichi avec l’évaluation des objectifs pédagogiques présente les avantages suivants :

Pour l’étudiant-e :
-    Permettre de se situer par rapport aux objectifs du cours
-    Savoir si les compétences à atteindre ont été acquises

Pour l’enseignant-e :
-    Evaluer par le biais des compétences une activité identifiable par un comportement observable
-    Rendre une évaluation plus individualisée
-    Evaluer si les activités d’apprentissage proposées ont permis aux étudiant-e-s d’atteindre les objectifs fixés.

Si vous souhaitez évaluer vos acitvités sur la base d’objecitfs, n’hésitez pas à contacter l’ingénieur pédagogique de votre Faculté pour obtenir un conseil personnalisé.

Catherine El-Bez