Cycle « Pierre et béton »

Les 5, 7, 12 et 14 novembre

 

Programme

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Lundi 5 novembre 2011 à 18h30, Aula du Palais de Rumine

De la pierre au béton…à la pierre

Dr. Stéphane Cuchet, Directeur Laboratoire des matériaux Holcim (Suisse SA)

 

Mercredi 7 novembre 2011 à 18h30, Aula du Palais de Rumine

A la recherche de la provenance des marbres blancs

Mme Danielle Decrouez, Géologue-paléontologue

 

Lundi 12 novembre 2011 à 18h30, Aula du Palais de Rumine

Martinets…entre ciel et pierre

M. Bernard Genton, Ornithologue

 

Mercredi 14 novembre 2011, Aula du Palais de Rumine

Les lichens saxicoles, anges ou démons des cimetières?

M. Mathias Vust, Docteur en botanique


 

Résumé des conférences et parcours des conférenciers

 

De la pierre au béton… à la pierre

 De la pierreau clinkerau ciment

Ciment en sac, en vrac

Les coffrages huilés

 

 

La centrale à béton : sables, eau, graviers, ciment et adjuvant
Les camions toupies ou à pont basculant
La mise en place à la grue ou par pompage
Le compactage,la vibration

 

La cure


Utilisation de l’ouvrage

Un peu comme nous

 

 

 

 

Une cuillère de marne, deux de calcaire, une pincée de sable: la farine est prête.
L’enfourner dans un four préchauffé à 1450°C et laisser fondre. Saisir le tout au froid et récupérer les boules
Les broyer en poudre en y ajoutant une pincée de gypse jusqu’à obtention d’une nouvelle farine.
Empaqueter et mettre en rayon. Pour de plus grosses commandes, livrer en vrac.
Le jour venu, préparer le moule, sans oublier de le graisser juste avant, ni trop tôt, le beurre s’accumulerait au fond, ni trop tard, il deviendrait rance.
Vérifier l’étanchéité du moule, il est désagréable de nettoyer les épanchements.
En parallèle, dans un robot-malaxeur, introduire les fines pépites de chocolat, les fruits confits, le lait, la farine, une pincée de levure et mélanger le tout jusqu’à obtention d’une consistance adéquate, onctueuse. Les pépites ne doivent pas plonger.
Transporter jusqu’au moule sans s’encoubler dans le chien, ni oublier au soleil à côté du téléphone qui a sonné entre-tempsDisposer à la louche à bec verseur dans le moule doucement, régulièrement.Eviter de piéger des poches d’air en compactant la pâte, surtout dans les coins. Plus le moule est complexe, plus il s’agit d’être soigneux
Après avoir consciencieusement recouvert le moule pour éviter que la farce ne se dessèche et n’en devienne une, ou que ne s’y dépose dessus les feuilles mortes, laisser reposer : le temps fera l’affaire. Prolonger par temps froid, c’est crucial.
Démouler ensuite, le plus délicatement possible et…
consommer parcimonieusement.
Une fois construit, le béton va potentiellement pouvoir subir une multitude d’influences environnementales, qui vont le faire vieillir, en même temps qu’il continue à grandir par lui-même…
En fin de vie, dont les origines sont diverses (maladies, choix, accident, etc.) il pourra être démonté et ses différents constituants, plus ou moins soigneusement triés, être réutilisés. Débute alors pour eux une seconde vie, en tant que « pierre », mais artificielle cette fois-ci, et de substitution : par exemple dans un nouveau béton. On parle alors de « béton recyclé ».

 

Stéphane CUCHET

1994    Certificat de géologie, UNIL
1995    Master de minéralogie, UNIL
Master de géophysique, UNIL
1995-2001      TFB – Service de recherches et conseils techniques en matière de ciment et béton. Chef de projet
2002-2006      Holcim (Suisse) SA, Technical Center, 1312 Eclépens. Chef de projet
2006-2011      Holcim (Suisse) SA, Marketing et support technique, Laboratoire des matériaux, 1312 Eclépens. Directeur du laboratoire des matériaux
2012    Holcim (Suisse) SA, Competence Center for Technical Solutions, Laboratoire des matériaux, 1312 Eclépens. Directeur des laboratoires des matériaux, Suisse, et chef soutien technique et qualité, Suisse romande
Dès 2007        Membre du comité technique de l’ASMP
Dès 2008        Membre de la commission SIA 215
Dès 2010        Membre du comité de direction de l’ALA.

 

 

A la recherche de la provenance des marbres blancs – mercredi 7 novembre

Connaître la provenance du marbre blanc employé dans les sculptures et les constructions antiques est une information indispensable, voire même déterminante pour les archéologues. En effet, cet indice les aide à déceler des faux, des copies, des ajouts postérieurs, assembler des fragments d’un même œuvre et parfaire les connaissances des échanges au cours du temps.
Si certains marbres colorés sont plus ou moins facilement reconnaissables, ce n’est pas le cas pour la majorité des marbres et en particulier les marbres blancs. En effet ces derniers présentent un aspect uniforme suite aux modifications subies lors du métamorphisme.
En 1988, le Muséum d’histoire naturelle de la Ville de Genève et l’Institut de Géologie de l’Université de Berne ont développé un projet de recherche sur ce matériau, sous l’impulsion du Musée d’art et d’histoire de Genève. Les chercheurs appliquent trois méthodes: l’étude au microscope polarisant, l’analyse des isotopes stables du carbone et de l’oxygène et l’étude au microscope de cathodoluminescence. Dans leur démarche, un élément majeur fut pris en compte: les analyses devaient être faites et interprétables avec une très petite quantité de matériel puisqu’il est impensable d’effectuer des prélèvements conséquents sur des sculptures.

 

Danielle DECROUEZ

Etudes supérieures à Lille et Paris VI
Thèse de doctorat à l’Université de Genève sur le Crétacé d’Argolide (Grèce).
Dès 1978 a travaillé pour le Muséum d’Histoire Naturelle de la Ville de Genève avant d’en assumer la direction de 2006 à 2012.
Spécialiste des marbres blancs et de la stratigraphie/micropaléontologie du Paléogène du domaine helvétique (Alpes). Très nombreuses publications à la fois pour les spécialistes et pour le grand public.

 

 

Martinets … entre ciel et pierre – lundi 12 novembre

Thèmes présentés  =>   Esquisse historique: l’Homme et le Martinet habitent la pierre ensemble depuis la nuit des temps.  /  En vision synthétique: les trois espèces suisses et leurs habitats. / Quelques colonies mythiques du Paléarctique occidental seront évoquées, de même que les relations entre le Martinet noir, le béton et l’Euro. Quelques colonies prospères de la région: incitation à la visite. / Pour coloniser la pierre et la tuile, les jeunes martinets doivent passer par un apprivoisement problématique qui dure deux à trois ans, description: entre fascination et terreur. / Pour adopter, partager puis défendre sa cavité dans la colonie, le martinet montre des stratégies et des comportements complexes. Quels sont les enjeux des célèbres rondes sonores ? / La fidélité au site de naissance est un sujet controversé … l’état de la recherche en cours à La Côte sera présenté : technique du baguage couleur et méthode du contrôle photographique. /  A l’âge de 42 jours, entre faim, excitation et appréhension … seront évoquées les modalités de l’abandon définitif du substrat solide par le juvénile dont la vie deviendra exclusivement aérienne pour 700 jours (ou rarement 330 j.). / Les structures «dangereusement» parfaites de la pierre et du béton du 21e siècle posent un problème vital aux Martinets, nous évoquerons des pistes de solutions.

 

Bernard GENTON

Années 50: Enfance heureuse à Lausanne à l’avenue de Cour; sa grand-maman lui apprend les noms des oiseaux avec les cartes postales de Léo-Paul Robert. Sous le toit de son aïeule nichent d’insaisissables oiseaux à la silhouette épurée …
1968: Brevet pour l’enseignement dans les classes primaires à l’Ecole Normale de Lausanne; instituteur à Rolle puis Morges.
Dès 1974: Formateur-recycleur des instituteurs, pour la méthodologie de la Connaissance de l’environnement, rattaché au Centre de Perfectionnement à Lausanne.
1981: Enseignant en didactique de la Connaissance de l’environnement à l’Ecole Normale de Lausanne, à l’avenue de Cour.
1987: Licence en Sciences de l’Education à l’Université de Genève.
Dès 2004: Retraité, et plus que jamais collaborateur bénévole et/ou consultant auprès de Nos  Oiseaux, de la Conservation de la Nature Vaud, de la Conservation de la Faune Vaud et de la Station ornithologique suisse de Sempach.

 

 

Les lichens saxicoles, anges ou démons des cimetières? – mercredi 4 novembre

Le milieu urbain comporte une multitude d’habitats rocheux à disposition des lichens, tels les murs, les statues ou … les pierres tombales. Deux études récentes dans les cantons de Genève et Neuchâtel apportent des données précises sur une surprenante diversité d’espèces. Les habitats, et leurs lichens, seront abordés un à un avec, à chaque fois, la question de l’entretien. En fin de compte, nous verrons s’il faut plutôt considérer les lichens saxicoles en milieu urbain comme des anges… ou comme des démons.

 

Mathias VUST

Botaniste formé à l’Université de Lausanne, Mathias Vust a effectué une thèse de doctorat sur les lichens terricoles de Suisse. Il partage depuis ses activités entre la lichénologie en indépendant et la réalisation de livres au sein des éditions Rossolis.

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