Mercredi 2 mai 18h30

Les premières étoiles de l’Univers
Professeur Denis PUY, astrophysicien
Université des sciences et techniques Montpellier II

Résumé
Il y a encore quelques années, la compréhension de la formation des premières structures de l’Univers se résumait au scénario classique de la croissance gravitationnelle d’infimes perturbations primordiales de densité. Depuis peu les modèles théoriques décrivant l’évolution primitive de l’Univers montrent qu’il est possible d’envisager que des molécules apparaissent très tôt dans l’histoire de l’Univers. Ces molécules peuvent alors engendrer d’importantes conséquences sur la dynamique de formation des premières structures gravitationnelles. Ainsi il est de plus en plus probable que les objets gravitationnels à apparaître sont de nature stellaire et non galactique comme on l’a pensé pendant fort longtemps. Ce scénario purement théorique est en parfaite adéquation avec les plus récentes observations et mesures du fond de ciel profond caractéristique de l’Univers primordial.
Dans cette conférence, après avoir rappelé le modèle cosmologique standard permettant de décrire l’Univers primordial à travers le paradigme de l’expansion, je décrirai le mécanisme de structuration de la matière par la gravitation. Dans ce cadre, je présenterai les processus de formation moléculaire susceptibles de se mettre en jeu. Je montrerai alors qu’une fois formées les molécules peuvent conduire à fragmenter une structure en effondrement, conduisant naturellement à l’idée de formation de petites structures telles que les étoiles. Cette description s’effectuera le plus didactiquement possible sans passer par une formulation mathématique, mais au moyen de simulations numériques permettant de saisir visuellement la complexité des mécanismes qui gouvernent la formation des premières étoiles.
Dans la deuxième partie de cette présentation, je montrerai que ce scénario théorique est en parfait accord avec les récentes mesures satellitaires de l’univers profond. J’analyserai alors les conséquences que ces premières étoiles peuvent produire sur l’évolution ultérieure jusqu’à l’Univers actuel. Je discuterai enfin les grandes questions théoriques en suspens à travers ce scénario, ainsi que les futurs projets observationnels dédiés à cette thématique désormais phare de la cosmologie moderne.

Denis Puy est professeur titulaire à l’Université des Sciences Montpellier II (chaire d’astrophysique théorique et cosmologie). Ses activités de recherche sont principalement dédiées à l’étude de la formation des premières structures de l’Univers et notamment la formation des premières étoiles, et à la synthèse des premiers éléments de l’Univers (atomes et molécules).

Titres
2005: Professeur des Universités
Groupe de Recherche d’Astronomie et d’Astrophysique du Languedoc, Université des Sciences Montpellier II – France
2001: Habilitation à Diriger des Recherches en Physique Théorique
Université de Savoie – France
1993: Doctorat d’Astrophysique théorique
Observatoire de Paris Meudon, Université de Paris VII Jussieu – France
1987: Diplôme d’Etudes Approfondies d’Astrophysique théorique
Observatoire de Paris Meudon, Université de Paris XI Orsay – Ecole Normale Supérieure
1986: Maîtrise de Physique théorique, Université de Paris XI, Orsay – Ecole Normale Supérieure
1985: Licence de Physique fondamentale, Université de Paris XI, Orsay – Ecole Normale Supérieure
1983-1984: Mathématiques Spéciales (section Physique)
Classes préparatoires aux Grandes Ecoles au Lycée Condorcet, Paris
1982: Mathématiques Supérieures (section Physique)
Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles Scientifiques au Lycée Raspail, Paris
1981: Baccalauréat de Mathématiques Physique (série C), Lycée Fustel de Coulanges, Paris

Positions de recherche
2005- : Professeur des Universités, Responsable de l’équipe Cosmologie – Astrophysique Extragalactique, Groupe de recherche d’astronomie et d’astrophysique du Languedoc, Université des sciences Montpellier II – France
2002-2005: Assistant chercheur du Fonds National Suisse pour la Recherche, Observatoire de Genève, Université de Genève
1997-2002: Boursier chercheur de la Fondation Thomalla – Suisse, Institut de Physique Théorique de l’Université de Zürich – Suisse, Institut Paul Scherrer, Villigen
1994-1997: Boursier Marie Curie de la Communauté Européenne. Ecole Internationale des Etudes Avancées SISSA, Trieste – Italie
1993-1994: Boursier Européen de Jumelage Franco-italien
Ecole Normale Supérieure Paris et Université de Rome La Sapienza – Italie
1989-1993: Thèse de Doctorat d’Astrophysique Théorique, Observatoire de Paris Meudon – France
1988-1989: Service national, Coopération Scientifique
Centre de recherches du service de santé des armées, Clamart – France

Mercredi 28 mars 18h30

La nature, source de parfums et arômes, vue par un chimiste
Dr Olivier HAEFLIGER, Firmenich SA, Genève

Résumé

L’exposé débutera par une introduction sur les différentes familles de molécules typiquement responsables des parfums et arômes, les mécanismes associés à leur perception, et les outils à disposition du chimiste pour les identifier et les étudier. Quelques exemples de travaux récents ayant permis d’identifier de nouveaux composés, ainsi que les mécanismes biochimiques qui y sont associés, seront ensuite discutés plus en détail. Finalement, l’utilisation pour la fabrication de matières premières de routes naturelles, classiques ou issues du génie génétique, sera évoquée.

Mercredi 31 janvier, 18h30

Association vaudoise des chercheurs en physique

Amiante: le tueur est-il dans la maison ?
Aspects historiques, médicaux, sociaux et techniques d’un matériau miracle devenu un problème majeur

Professeur Dr Michel GUILLEMIN
Institut universitaire romand de la santé au travail
Dr Tauno JALANTI
Ingénieur physicien, Microscan Service SA

Aula du Palais de Rumine, place de la Riponne 6, 1005 Lausanne

Cette conférence est organisée en partenariat avec la Société académique vaudoise SAV et avec le soutien des Banques Raiffeisen

Conférence publique, entrée libre

RESUME
Le terme amiante désigne un ensemble de minéraux fibreux qui se trouvent en abondance dans la nature et qui ont des propriétés physico-chimiques particulièrement intéressantes pour toute une série d’applications. Connu depuis fort longtemps, ce n’est que dans les années cinquante que l’utilisation de ce matériau (que l’on appelait le magic mineral aux Etats Unis) a littéralement explosé pour se poursuivre jusque dans les années quatre-vingt  où les premières interdictions sont apparues. Malgré l’interdiction de son utilisation en Europe, la production mondiale reste très forte et son utilisation dans la construction et dans bien d’autres domaines se poursuit principalement dans les pays en développement, dans certains pays producteurs et dans les pays à forte croissance, tels la Chine ou l’Inde.
Les méfaits de l’amiante sur la santé ont été constatés assez rapidement au début du 20e siècle, mais il a fallu que l’épidémie de pneumoconioses et de cancers (cancers du poumon et cancers de la plèvre et du péritoine) devienne un véritable fléau de santé publique, pour que des mesures (légales, techniques et sanitaires) soient prises pour enrayer ce phénomène. D’un point de vue toxicologique et médical, la nocivité de l’amiante (qui peut mettre jusqu’à 30 ans avant de se manifester) n’est toujours pas parfaitement comprise et des experts se battent aujourd’hui encore, pour savoir s’il faut distinguer les différents types de minéraux et si les mesures prises à l’encontre de la forme chrysotile ne sont pas exagérées. L’évaluation du risque pour la santé d’une exposition à l’amiante se base sur un ensemble d’études épidémiologiques, dont l’analyse globale pose aussi un certain nombre de questions qui « fragilisent » les estimations du nombre de victimes à venir.
Le problème de société soulevé par l’amiante est un cas d’école. La gestion de ce risque a été particulièrement mauvaise du fait des pressions de l’industrie, qui a longtemps fait croire que le risque était sous contrôle et qu’il suffisait d’appliquer des mesures préventives adéquates pour maîtriser ce risque. Les autorités, n’ayant pas le savoir technique et scientifique des industries et n’ayant mis sur pied aucune stratégie de surveillance et aucune politique de santé au travail, se sont laissés déborder par le problème, en grande partie du fait que les effets sur la santé des travailleurs se manifestaient avec un temps de latence (décalage) très important. Cette affaire, qui n’est pas terminée, a mis en lumière les carences de la gestion du risque en Santé au Travail et le peu de moyens donnés aux experts pour contribuer à maîtriser ce genre de problème.
Du point de vue technique, le diagnostique des bâtiments et l’analyse des matériaux se basent sur les méthodes de microscopie et de microanalyse modernes, comme par exemple la microscopie électronique à balayage analytique (MEBA). Une caractérisation des matériaux suspects permet de découvrir la présence d’amiante. Un prélèvement de poussières aérosol et le comptage des fibres au MEBA permettent de déterminer si la concentration en fibres d’amiante respirables est  inférieure ou supérieure à une tolérance fixée par les règles et de décider ainsi de l’urgence de désamianter le bâtiment, de déclarer en fin de chantier que l’assainissement a été fait avec succès et de rendre les locaux à leur usage.

Michel GUILLEMIN , ingénieur chimiste et Dr ès Sciences, a fait ses études à Neuchâtel (Suisse) et une formation postgrade en Hygiène du Travail à l’Institut National de Santé et Sécurité du Travail des Etats-Unis d’Amérique (NIOSH : National Institute for Occupational Safety and Health) à Cincinnati (Ohio).
Avec le soutien des responsables de l’époque et du Professeur M. Lob, M. Guillemin a participé à la création d’un Institut universitaire lausannois de Médecine et d’Hygiène du Travail en 1979 et à celle de l’Institut universitaire romand de Santé au Travail en 1994, dont il a été le directeur jusqu’au 1er octobre 2005.
M. Guillemin enseigne la gestion du risque aux étudiants en chimie et en sciences de l’environnement de l’EPFL. En 1998 il a reçu le Yant Award de l’Association américain d’hygiène industrielle pour son activité en faveur de cette discipline et en 2006 il a été honoré par la Fondation américaine Health and Safety (Jefferey S. Lee lectureship).

Tauno JALANTI, né en 1942, à Helsinki, Finlande (double national finlandais et suisse), fondateur en 1981 et directeur depuis lors de MICROSCAN SERVICE SA, laboratoire privé de microscopie électronique appliquée aux matériaux, en particulier à l’amiante. Leader suisse dans ce domaine.
. Ingénieur Physicien EPUL (1966).
. Assistant au Laboratoire de Physique expérimental EPUL (Prof. Robert Mercier) (1967- 1968).
. Assistant au Laboratoire de Génie Atomique EPFL, groupe de Métallurgie physique (Prof. Bernard Vittoz) (1968- 1970).
. Docteur ès Sciences EPFL en 1972.
. Directeur Adjoint du Centre de Microscopie Electronique de l’Université de Lausanne (1970 – 1981).
. Ancien président de l’Association Vaudoise des Chercheurs en Physique (AVCP).

Lundi 15 janvier, 17h15

Sciences de la terre

Les glacières du Jura: une contribution à l’interprétation paléoclimatique des spéléothèmes?
Dr Marc LÜTSCHER, Université de Bristol.

Auditoire Lugeon No 2106, Anthropole, UNIL-Dorigny.

Jeudi 14 décembre, 20h

CONFERENCE ACADEMIQUE

BIODIVERSITE ET AGRICULTURE
L’impact des techniques agricoles sur les oiseaux insectivores

Professeur Dr Raphaël ARLETTAZ
Directeur de la Division de biologie de la conservation,
Institut de zoologie, Université de Berne
Directeur de la Station de l’antenne valaisanne de la Station Ornithologique Suisse, Salgesch, Suisse.

Aula du Palais de Rumine, place de la Riponne 6, 1005 Lausanne

Cette conférence est organisée en partenariat avec la Société académique vaudoise SAV et avec le soutien des Banques Raiffeisen

Conférence publique, entrée libre

Résumé de la conférence
Les paysages cultivés comptent parmi les écosystèmes ayant subi les métamorphoses les plus radicales depuis quelques décennies. L’avènement de la mécanisation et des pesticides a permis une rationalisation sans précédent des modes de production. En corollaire, la trame paysagère a subi une banalisation extrême. Cette perte d’hétérogénéité, associée à l’usage massif de produits phytosanitaires et de fertilisants, a profondément affecté les chaînes alimentaires au sein des agro-écosystèmes. Face au constat d’une détérioration de l’environnement agricole et d’un appauvrissement généralisé de la biodiversité dans les milieux cultivés, de nouvelles politiques agricoles ont été promues, comme par exemple la lutte intégrée, la culture biologique ou l’extensification sinon la mise en friche d’une partie de la surface agricole utile. Mais ces nouvelles pratiques, qui tendent à ménager l’air, l’eau et le sol favorisent-elles aussi la biodiversité et les espèces en danger? Quelques études d’espèces emblématiques indicatrices des agro-écosystèmes seront présentées.

Présentation du conférencier
Raphaël Arlettaz est impliqué depuis longtemps dans la conservation d’espèces de vertébrés indigènes, parmi lesquelles des oiseaux et des chauves-souris occupent une place de choix. Sa formation a principalement touché des domaines tels que la biologie des populations, l’écologie des communautés, l’écophysiologie et l’éco-éthologie. Depuis sa nomination en 2001 à la tête d’un poste de biologie de la conservation à l’Institut de zoologie de l’Université de Berne, R. Arlettaz a réorienté ses activités de recherche: ses projets sont aujourd’hui fortement orientés vers la recherche appliquée. Ils sont focalisés sur la biologie des populations d’espèces en danger de disparition et principalement sur la faune des vertébrés dont le statut est critique, dans les agro-écosystèmes et les écosystèmes alpins. R. Arlettaz supervise également les activités de la Station de terrain de la Station ornithologique Suisse en Valais. Il a publié de nombreux articles dans des journaux de renom international, parmi lesquels Nature, Ecology, Molecular Ecology, Journal of Animal Ecology, Journal of Applied Ecology, Ecology Letters, Proceedings of the Royal Society B, Animal Conservation, ou Animal Behaviour. Il est familier avec plusieurs des méthodes et techniques utilisées dans les approches modernes en biologie de conservation.
En 1986, Arlettaz a fondé le « Réseau Gypaète Valais » (SW Switzerland) qui collecta des centaines d’observations jusqu’à aujourd’hui. Ce réseau est maintenant intégré au « Réseau Gypaète Ouest Suisse » sous l’autorité de la « Fondation Suisse Gypaète ». L’expérience accumulée lors de l’étude des exigences écologiques du gypaète en Valais pourrait s’avérer essentielle lors de futures réintroductions.
Raphaël Arlettaz est aussi président de Fauna vs, la Société valaisanne de biologie de la faune, dont il est un des membres fondateurs.

Cycle Alimentation

Cycle de conférences sur le thème de l’alimentation

Ces séances auront lieu à 18h30, en l’aula du Palais de Rumine, place de la Riponne 6, 1005 Lausanne

Conférences publiques, entrée libre

Lundi 13 novembre

Obésité: Mieux brûler ses graisses, un espoir thérapeutique

Prof. Jean-Paul Giacobino
Faculté de Médecine, UNIGE

Le maintien d’un poids corporel dans la norme dépend d’un équilibre subtil entre prise de nourriture et dissipation d’énergie. Dans l’idée de traiter l’obésité, on devrait s’intéresser d’avantage à l’approche qui consiste à agir sur la dissipation d’énergie. Le tissu adipeux brun, bien développé chez le rongeur et présent chez le nouveau-né humain, est spécialisé dans la combustion des graisses avec production de chaleur. Ce gaspillage d’énergie, dû notamment à l’existence dans ce tissu d’une protéine dite découplante (UCP1), permet, par exemple, de maintenir la température corporelle lors d’une exposition intempestive au froid. Le muscle lui aussi peut se comporter en tissu « gaspi » capable de brûler des graisses pour produire de la chaleur. Il doit cette propriété à son contenu élevé en mitochondries et peut être aussi à l’existence au sein de celles-ci d’une protéine découplante (UCP3). On peut donc envisager plusieurs stratégies pour traiter l’obésité en agissant sur la dissipation d’énergie. La première serait de faire réapparaître du tissu adipeux brun chez l’adulte. Pour ce faire des dérivés des catécholamines (hormones naturelles du stress), capables de cibler spécifiquement le tissu adipeux, pourraient être utilisés. La deuxième serait d’agir sur le muscle en y stimulant la formation de mitochondries ou l’activité de l’UCP3. On sait que l’entraînement à l’exercice d’endurance a cet effet. De surcroît, des substances aussi inattendues que les drogues hallucinogènes, les acides biliaires ou le resveratrol (présent dans le vin rouge), pourraient, si l’on en croit des publications récentes très remarquées, activer la dissipation d’énergie par le muscle. Affaires à suivre donc.

Mercredi 15 novembre

Sécurité alimentaire

Dr. Bernard KLEIN
chimiste cantonal vaudois

Selon la FAO, la sécurité alimentaire est la capacité à fournir à toute la population un approvisionnement alimentaire suffisant et nutritionnellement adéquat sur le long terme. Cette notion revêt donc un caractère quantitatif et un caractère qualitatif. L’exposé se consacrera surtout à ce dernier volet,  en présentant les acteurs de la sécurité alimentaire en Suisse et en Europe ainsi que les problèmes à résoudre et les moyens utilisés à cette fin. Deux exemples de problèmes récents illustreront ces propos, soit celui de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) et celui d’une substance toxique (ITX) provenant de matériaux d’emballages et détectée récemment dans des laits pour nourrissons. Une brève conclusion présentera l’état actuel de la situation en matière de sécurité alimentaire.

Mercredi 22 novembre

Bénéfices pour la santé des aliments fonctionnels: l’exemple des probiotiques

Prof. Christine CHERBUT*
Centre de recherches Nestlé
* en collaboration avec Nestlé Suisse, Service Nutrition

«Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es!». Nos ancêtres l’ont toujours su. En 500 av. J.C, Hippocrate, médecin et philosophe grec, disait déjà: «Que ta nourriture soit ton médicament et ton médicament ta nourriture». Depuis toujours, les peuples d’Asie, notamment les Chinois et les Japonais, vivent imprégnés de cette vérité. Dans ces pays, en effet, l’alimentation est très liée à des préoccupations de santé et de bien-être. Mais aussi, nous Européens n’avons pas oublié que notre corps n’est apte à remplir correctement ses fonctions que si nous lui fournissons un combustible de la meilleure qualité. Pour fonctionner de façon optimale jusqu’à un âge avancé, nous avons besoin, en plus d’énergie, de certaines substances actives contenues dans notre alimentation. Nous sommes de plus en plus attentifs à ces substances qui ont des effets bénéfiques sur notre santé et peuvent accroître nos performances. Les connaissant de mieux en mieux, nous pouvons désormais les utiliser à bon escient pour améliorer la qualité de notre alimentation.

On connaît ainsi depuis longtemps l’effet bénéfique de certains aliments sur la santé. A cet égard, on pense avant tout aux fruits, aux légumes, aux produits fermentés tels que le yogourt, mais également aux céréales complètes et à certaines eaux minérales. Fondamentalement, les aliments fonctionnels ne datent donc pas d’aujourd’hui. Simplement, on parvient mieux, aujourd’hui, à définir avec précision l’utilité de telle ou telle substance contenue dans un aliment. Au Japon, on connaît depuis plus de 50 ans les aliments dits «probiotiques», à savoir des aliments qui contiennent des lactobacilles ou des bifidobactéries. Ces bactéries sont naturellement présentes dans notre intestin, on les trouve même en quantité majoritaire dans le tube digestif des nouveaux-nés allaités au sein. Certaines d’entre elles ont aussi été traditionnellement utilisées comme ferment dans divers laits fermentés à travers le monde (yoghourts en Europe; Labneh au Moyen-Orient, Koumiss au Kazakstan; kéfir en Russie; Nono au Niger; etc.). Certaines de ces bactéries sont douées de propriétés particulièrement utiles pour la santé. C’est à partir de là que les Européens ont commencé au début des années 90 à mettre au point les premiers aliments dits fonctionnels. En Suisse, les premiers produits lactés probiotiques sont en vente dans les magasins d’alimentation depuis 1995. L’un des premiers produits de cette génération fut le «LC1» de Nestlé, fabriqué à l’aide d’un lactobacille, le La1. Depuis ce premier probiotique, d’autres bactéries ont été étudiées et sont actuellement commercialisées dans des aliments lactés (Activia de Danone; Aktifit de Emmi, etc.), des laits pour nourrissons et enfants en bas âge, des compléments nutritionnels, des produits spécialisés pour des malades, et même des aliments pour chiens et chats. Les bénéfices démontrés pour ces probiotiques sont principalement liés à deux propriétés: premièrement, leur capacité à équilibrer la flore intestinale et à s’opposer à des germes indésirables, sources d’infections et de gastroentérites; deuxièmement leur capacité à interagir avec les cellules immunitaires de notre intestin pour stimuler les défenses ou réduire l’inflammation. Les preuves scientifiques de l’efficacité de ces probiotiques seront présentées en détail lors de la conférence.

Jeudi 23 novembre

La typologie: notre carte de visite mentale et physique, que peut-on en retirer au niveau de l’alimentation quotidienne?

M. Jean-Philippe COTHENET et Mme Henriette SPAETH-BRUNNER
Préparateurs pour athlètes d’élite (physique et mental)

  1. Diagramme de présentation
    1. Objectif santé
      1. Mieux connaître les maladies et un des déclencheurs importants : le stress.
      2. La prévention
      3. Se connaître soi-même
  2. Diagramme d’un outil: la typologie
    1. Objectif mieux se connaître
      1. L’organisation physique du corps : les rotations osseuses
      2. La carte d’identité mentale
      3. Les stressseurs propres à chacun
  3. Le stress au centre des deux diagrammes
    1. Objectif diminution de l’impact de certains agents stressants
      1. Identification des stresseurs par la typologie (NF, NT, SJ, SP)
  4. Les synergies anti-stress
  5. L’alimentation
    • Exemple de proposition alimentaire pour le type : INFP.

« La santé est un état de complet bien être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou infirmité ». Définition de l’OMS

Mardi 24 octobre, 18h30

1001 façons de lutter contre les insectes
Dr Anne FREITAG
Biologiste, conservatrice au Musée cantonal de zoologie

Auditoire 19 (niveau 5), Musée de zoologie,
Palais de Rumine, Lausanne

Cette conférence est organisée avec le soutien des Banques Raiffeisen

Entrée libre Conférence publique

Résumé de la conférence
L’immense majorité des insectes peuplant la terre n’occasionnent aucun problème pour l’homme et jouent au contraire des rôles très utiles (recyclage de la matière organique, pollinisation, source de nourriture pour les animaux insectivores, etc.). Mais il existe toutefois une petite minorité d’insectes qui ravagent les cultures, s’attaquent au bétail, transmettent des maladies, dégradent les denrées alimentaires, rongent le bois ou détruisent les objets manufacturés.
Les dégâts causés peuvent avoir des conséquences dramatiques (famines, épidémies). L’homme a donc imaginé 1001 façons de se protéger des insectes nuisibles. Faute de mieux, il s’est dans un premier temps contenté de ramasser inlassablement les ravageurs dans les cultures ou de trier les denrées alimentaires contaminées. Beaucoup d’efforts pour peu de résultats. Au cours des siècles, de multiples préparations à base de plantes, d’animaux divers et de produits souvent très toxiques ont été testées contre les insectes. Ces premiers « insecticides » ne se sont pas révélés très efficaces, mais ces balbutiements de la chimie ont tout de même permis de découvrir quelques plantes aux propriétés remarquables, comme le pyrèthre encore utilisé aujourd’hui.
Jusqu’au début du 20e siècle, la lutte est toutefois restée très inéquitable, l’homme ne parvenant que très difficilement à contenir les ravageurs. Un véritable tournant a été atteint avec le développement des insecticides de synthèse, tel le DDT, dans les années 1930. Il semblait alors que l’homme disposait enfin d’une arme efficace contre les insectes nuisibles. Mais l’euphorie fut de courte durée : de nombreux insecticides se sont révélés toxiques pour les vertébrés, les insectes traités ont développé des mécanismes de résistance, le manque de sélectivité des produits a conduit à l’élimination massive d’insectes utiles…
De nouvelles techniques de lutte ont alors vu le jour : recours aux prédateurs et parasites naturels, utilisation de bactéries, de virus ou de champignons propres aux insectes, piégeage par phéromones, lâchers massifs d’insectes stériles, etc. Ces méthodes sont nettement plus sélectives et font appel à une excellente connaissance de la biologie des ravageurs.
Mais au fur et à mesure que l’homme invente de nouveaux moyens de lutte, les insectes évoluent et développent de nouvelles parades. La lutte continue !

Aperçu biographique de la conférencière
Naissance le 23 avril 1968 à la Chaux-de-Fonds.
Etudes de biologie à l’Université de Neuchâtel.
Assistante pendante six ans au musée de zoologie et à l’université à Lausanne et réalisation d’une thèse en zoologie (portant sur les relations entre un oiseau insectivore, le torcol fourmilier, et ses proies, les fourmis).
Spécialiste dans l’étude des insectes et en particulier des fourmis des bois.
Depuis le 1er janvier 2001, conservatrice au Musée cantonal de zoologie à Lausanne: gestion des collections d’insectes, réalisation d’expositions, recherche sur les fourmis, vulgarisation scientifique, etc…

Dimanche 24 septembre 2006

Le Rhône dans la région des Grangettes
Cette excursion est organisée en collaboration avec la Murithienne (Société valaisanne des sciences naturelles), dans le cadre de la Plate-forme « Rhône vivant »

Programme de la journée
9h10  Rendez-vous à la gare de Villeneuve. Départ en car postal pour Noville.
(Départ train Sion : 8h05 – Départ train Genève : 7h45, Lausanne : 8h33)

9h30 Début de l’excursion depuis Noville
Présentation de l’éboulement du Tauredunum et des collines de Chessel-Noville, puis des transformations de la plaine du Rhône dans le Chablais au cours du 19ème siècle, par M. Philippe Schoeneich
Déplacement à pied vers la réserve des Grangettes; en cours de route, présentation du concept de réseau écologique de la plaine; arrêts botaniques; présentation de la réserve: vocation du site, intérêt ornithologique

13h00 Pique-nique tiré des sacs dans la réserve ou au bord du lac Léman

14h00 Découverte de la végétation du site des Grangettes par M. Jean-Louis Moret, conservateur aux Musée et Jardin botaniques cantonaux vaudois
Circuit dans la réserve

17h00 Retour vers Noville. Départ en car pour la gare de Villeneuve

  • Départ en train pour Sion 17h24 ; arrivée à 18h22
  • Départ pour Lausanne 17h24 ; arrivée à Lausanne 18h04, Genève 18h50)

Prix: (transport en cars):
Adultes                                12.-
Jeunes 25-16 ans                    6.-
Moins de 16 ans                   GRATUIT

Inscription et paiement au moyen d’un bulletin de versement à l’intention de La Murithienne, case postale 2251, 1950 Sion, CCP 19-623-5, sur lequel vous préciserez votre appartenance à la SVSN et le nombre d’adultes, de jeunes et d’enfants inscrits. Délai de paiement et donc d’inscription: lundi 18 septembre.

L’excursion aura lieu par n’importe quel temps. Pour tout renseignement ou imprévu de votre part, dès le samedi 23 septembre, vous pouvez joindre la Murithienne, principale organisatrice, au 078 863 59 33.

Jeudi 7 septembre à 18h15

Entretien différencié et richesse des espaces verts de Lausanne
MM. Yves LACHAVANNE, architecte paysagiste et François CLOT, botaniste

Conférence exceptionnelle organisée en collaboration avec le Musée botanique cantonal et le Cercle vaudois de botanique CVB

Aula du Palais de Rumine, Lausanne

Cette conférence est organisée avec le soutien des Banques Raiffeisen
Entrée libre Conférence publique

Résumé

Nature et ville ne sont plus deux univers qui s’opposent. La diversité des espèces est aujourd’hui plus grande dans la somme des biotopes d’une grande ville que dans les paysages cultivés qui l’entourent.

Avec ses 350 ha d’espaces verts publics, Lausanne n’échappe pas à cette règle. La palette est variée et contrastée: jardins anciens et parcs contemporains; grands espaces de détente et parcs de quartier; cordons boisés et arbres d’avenue, talus et bermes routières, massifs horticoles et friches urbaines. Pour maintenir et développer la richesse de ce patrimoine, le Service des parcs et promenades de la Ville de Lausanne applique, depuis 1992, les principes, développés en son sein, de l’entretien différencié des espaces verts.

L’exposé tente de montrer en quoi cet outil de gestion a contribué – et contribue encore – à laisser une place plus importante à la nature en ville. Une balade richement illustrée présente les objectifs poursuivis lors de la mise en place de ce projet, les moyens mis en oeuvre, les difficultés rencontrées et bien sûr les résultats obtenus. Le regard proposé est celui du praticien impliqué dans la gestion de parcs publics orienté sur les aspects écologiques et économiques mais aussi celui du paysagiste sensible à la valeur esthétique, culturelle et sociale des espaces verts d’une ville.

M. François Clot présentera quelques-uns des résultats obtenus au cours de l’étude, commencée en 1994, de l’impact que l’entretien extensif peut avoir sur la biodiversité végétale, en comparant différents types d’interventions.

Né à Bienne en 1959, M. Yves Lachavanne vit à Lausanne depuis 1991. Il a obtenu un CFC de jardinier paysagiste à Bienne en 1981 et un diplôme d’architecte paysagiste à l’école d’ingénieur de Lullier en 1989. Depuis 1991, architecte paysagiste au bureau d’étude du Service des parcs et promenade de la Ville de Lausanne, il est responsable de projets d’aménagement (roseraie de la place du Général Guisan, restauration des quais d’Ouchy, les « plantages » lausannois, renouvellement du quartier de La Bourdonnette, entre autres). Dès 1991, il est également chargé du développement et de la mise en place du projet de « l’entretien différencié » des espaces verts de la Ville e Lausanne.

M. François Clot est né le 13 mai 1955. Il a fait sa scolarité et ses études à Lausanne et obtenu un doctorat en sciences naturelles en 1988. Sa thèse fut consacrée aux forêts d’érables des Préalpes occidentales. Depuis 1990, son temps est partagé entre son bureau privé d’expertise botanique et un enseignement de biologie au Gymnase de la Cité et au Gymnase du soir.

Mardi 13 à 17h15

CHIMIE
Studies in Asymmetric Synthesis
par le professeur Dr Erick M. CARREIRA
Laboratorium für Organische Chemie, ETH Hönnggerberg, HCI, Zürich.

Auditoire A, Génopode (ex BEP), Université de Lausanne