Prix SVSN

Le Prix SVSN, d’un montant de CHF 1000.–, est en principe délivré annuellement. Il récompense un travail scientifique (travail de maturité, par exemple) réalisé par un chercheur / une chercheuse âgé-e de moins de 21 ans, amateur/amatrice indépendant-e ou élève d’une école vaudoise de degré non universitaire.

Ce travail peut être mené dans les domaines suivants: biologie, chimie, géologie, histoire des sciences, informatique liée aux sciences naturelles, mathématiques ou physique. Le travail doit refléter une réflexion personnelle.

Un prix spécial de CHF 200.- pourra également être remis à des travaux originaux.

Le jury est composé de membres de la SVSN. Il pourra faire appel à des personnalités extérieures à la Société.

Délai: les travaux devront être envoyés jusqu’au 31 mars 2015.

Procédure:
La soumission d’un travail sera effectuée en envoyant:

  • un exemplaire papier au secrétariat de la SVSN avec le present formulaire signé. Cet exemplaire ne sera pas restitué.
  • un exemplaire en version électronique, préférentiellement en format pdf par email à l’adresse suivante: svsn(at)unil.ch. Le fichier devra être nommé «Nom_prénom_titre en un mot.pdf ». Les annexes éventuelles doivent être liées au document principal pour ne former qu’un fichier. Veuillez ne pas envoyer de vidéo, mais créer le cas échéant un lien dans le document pdf se référant à un site internet.

Le règlement complet et le formulaire d’accompagnement sont disponibles ci-dessous.

Règlement prix 2015 / Formulaire inscription 2015


Lauréat 2014

Le Prix SVSN 2014 a été décerné à Yasmeen SAIAH (Gymnase Auguste Piccard) pour son travail intitulé « Etude des petits mammifères dans le tissu urbain de Lausanne ».

Résumé
L’étude des petits mammifères a permis l’échantillonnage de 47 sites répartis sur toute
l’agglomération lausannoise. Les captures (699 individus) montrent la présence d’au moins 5
espèces, le mulot sylvestre, la musaraigne musette, le campagnol roussâtre et dans une moindre
mesure le mulot à collier et le campagnol terrestre. Leur distribution, leur abondance ainsi que leur diversité varient grandement selon d’abord la richesse du milieu qu’ils colonisent, puis également selon le degré d’isolement dans la matrice urbaine.

Nous avons pu confirmer que de grands « corridors » écologiques en contact avec les grands
espaces naturels périphériques traversent de part en part la matrice urbaine de la ville : la rivière
Vuachère (91 micromammifères/ha) et les accotements des voies ferrées des CFF (113 ind./ha).
Venant du nord de la ville, ou du sud-ouest par les rives du lac Léman, des cordons boisés pénétrant jusqu’à quelques centaines de mètres du centre-ville permettent également de faire vivre une densité importante de rongeurs et d’insectivores (73 à 81 ind./ha). Les grands parcs de la ville de Lausanne et beaucoup de jardins privés sont pauvres en petits mammifères principalement à cause d’un excès d’entretien et d’un manque d’aménagement de zones propices (24 à 71 ind./ha). Mais le paramètre qui fait chuter le plus les populations semble être une synergie entre le manque de milieux adaptés, la forte pression de prédation des chats et également le manque de connectivité avec des zones riches qui contrebalancerait les pertes dues à la prédation. Bien qu’interconnectées entre elles, la plupart des zones de jardins privés dans les quartiers résidentiels sont malheureusement très pauvres en diversité et densité de petits mammifères. Cela est probablement lié à la forte pression de prédation des chats dans ce type de quartier et cela même si le milieu est très riche ou favorable. Le manque de proximité et de connectivité aux zones naturelles d’intérêts écologiques qui permettraient une recolonisation de ces milieux riches ne fait qu’accentuer cette perte de biodiversité et cet appauvrissement.

Les densités les plus élevées mesurées dans la ville l’ont été dans la berme centrale d’une
grande avenue où l’on a atteint 696 ind./ha. Ce petit cordon vert au milieu de la route bitumée
symbolise bien le rôle essentiel des corridors écologiques dans la complexité du tissu urbain.


Anciens lauréats

2013 L’herpétofaune de l’étang du Sépey (Cossonay, Vaud) Luc Reymond Gymnase Auguste Piccard
2012 Les ferrofluides, synthèse, caractérisation et étude de la biréfringence Thanh Phong LE Gymnase du Bugnon
2011 Étude de deux mécanismes de l’attraction sexuelle humaine: les phéromones et la symétrie des visages Ariane CLOT Gymnase du Bugnon
2010 Les staphylocoques dorés Marie-Claude BAY
Jeanne MARTIN
Gymnase du Bugnon
La chouette de Tengmalm Ludovic LONGCHAMP Gymnase d’Yverdon
Les bactéries sur les mains des gymnasiens Tomas Jara SCHOCH Gymnase de Bienne
2009 Consonance et Dissonance Adrien BOLENS
Clément KÜNDIG
2008 Réalisation d’un hologramme Nicolas VAUCHER
2007 Une introduction à la Théorie des nombres à travers les équations diophantiennes Bogdan GHEORGHE Gymnase de la Cité, Lausanne
2006 Recherche sur couches minces. Le secret des passeurs de lumière dévoilé par les nanotechnologies Killian SCARTEZZINI Gymnase de Chamblandes, Pully
2005 Etude de l’agressivité chez des fourmis monogynes Raphaël BRAUNSCHWEIG
Lucas VILLARD
Gymnase de la Cité, Lausanne
2004 La solidité des noeuds Grégoire MICHIELIN Gymnase du Bugnon, Lausanne
Savez-vous parler stomates? Julien REYMOND Gymnase d’Yverdon